C'est mon ami Thomas qui m'a soufflé le titre de cet article. Finalement, c'est plutôt cohérent... c'est lui qui a eu l'idée de ce blog et qui m'a permis de vivre mon aventure québécoise. Il est assez logique qu'il participe également à la rédaction du dernier billet d'Un français au FestiVoix.
Cela me fait drôle de clôturer ce qui a été ma principale activité extra professionnelle pendant près de 4 ans. Quatre années, c'est long... et pourtant j'ai l'impression que c'était hier que Thomas m'appelait de Trois-Rivières, en janvier 2009, pour me dire : "Yann, ça te dirait de venir me rejoindre fin juin pour intégrer l'équipe de communication du FestiVoix ? Je me disais que tu aurais pu, pour l'occasion, créer un blog afin de faire connaitre l'évènement à tes amis français...". Je crois bien qu'il ne mesurait pas totalement dans quoi il s'embarquait... trois éditions du FestiVoix avec moi !!! Non seulement je créais le blog dans la foulée, mais je découvrais à cette occasion le média que je cherchais depuis longtemps pour m'exprimer.
Pendant les premières semaines, mes billets étaient plutôt courts et en relation avec le FestiVoix et plus largement le Québec. Ensuite, mon champ d'action s'est quelque peu élargi (rugby, billets d'humeur...) tout en étant majoritairement constitué de sujet musicaux et notamment de compte-rendus des concerts auxquels j'assistais ; concerts qui devenaient chaque mois plus nombreux, comme une drogue...

D'autant qu'en plus des nombreuses rencontres trifluviennes, ce séjour au Québec m'avait permis de retrouver d'autres amis très chers, vivant à Montréal ou dans les environs et de faire la connaissance de leur famille québécoise.
Je suis donc revenu pour le FestiVoix 2010, un peu plus sûr de moi, avec l'expérience d'une première édition. Ce fut je pense mon meilleur festival. J'en connaissais les rouages mais conservais une certaine fraicheur. Quant à l'édition 2011, ma troisième et dernière, ce fut une sorte de chant du cygne pour Un Français au FestiVoix. Je sentais qu'il était temps de tourner la page et dès la fin du festival, Thomas et moi convenions qu'il était préférable que je ne revienne pas l'année suivante pour le FestiVoix.
Je ne regrette pas cette décision. Je crois beaucoup aux phases, dans la vie, et là, c'était visiblement la fin de ma période FestiVoix. Suite à cela, j'ai tout de même continué à écrire dans ce blog, mais de moins en moins motivé, c'est compréhensible. Finalement, je suis retourné au Québec en 2012, mais en fin d'année, pour les fêtes. J'ai passé deux semaines formidables entre Noël et la rentrée de janvier. J'ai découvert un autre Québec, blanc, froid, beau, grâce à mes amis. Mais là encore, je n'ai pas réactivé le blog, alors que c'était l'occasion rêvée de le faire. A partir de là, il est devenu évident qu'il fallait que j'arrête, définitivement.
Je me dois de conclure ce dernier article en musique, comme je l'ai toujours fait. Une seule chanson me vient à l'esprit, elle est évidente et tellement symbolique. La musique est de Robert Charlebois (qui est à l'affiche du FestiVoix 2013), les paroles sont de votre serviteur, quant à l'interprétation, elle est l’œuvre de celle qui fut en quelque sorte le fil rouge musical de ce blog, la fabuleuse Fabiola Toupin.
Je vous abandonne donc en chanson, en vous remerciant sincèrement de m'avoir suivi pendant ces 4 années ! Bye...