lundi 10 août 2009

Les 3 p'tits cochons...

Les québécois utilisent le terme "fin de semaine" au lieu de "week-end". Bon, c'est juste la traduction littérale mais du coup, ça me pose un problème : si je veux parler du début du week-end, que dois-je dire : "début de fin de semaine" ?

Donc, après un vendredi plutôt platte, j'ai passé une fin de semaine très agréable. Pour commencer, je suis allé déguster un super plateau de fruits de mer chez Véronique et David, des amis créateurs de bijoux (moiabijou.com).

Samedi soir, Yannick, mon ami brocanteur (110volts.net) et sa blonde Laurette m'ont convié à un pique-nique au bord du Lac du Salagou, un endroit idyllique à 50 km de Montpellier (photo ci-dessus).
Nous avons commencé par une petite baignade et enchainé par un barbecue accompagné de rosé bien frais et d'air de rock à la guitare (la grosse vie sale !).

Après cela, Laurette a eu la gentillesse de me faire découvrir un film génial et devinez quoi, québécois : "Les 3 p'tits cochons". Nous avons passé un excellent moment devant cette comédie sur l'adultère.

Voici la bande annonce :


Je vous le conseille vivement, on le trouve dans tous les bons vidéo-clubs.
Quel plaisir d'entendre à nouveau ce bel accent et ces expressions si typiques. Et quel dommage que seuls quelques rares films québécois traversent l'atlantique.

La fin de la semaine s'est achevée par une partie de coinche chez mon amie Fabienne. Encore une excellente soirée.

Allez, je quitte le sud pour rejoindre le Massif-Central pour quelques jours.
Il va falloir sortir les pulls...

samedi 8 août 2009

J'ai attrapé un coup de soleil...

Mon actualité est un peu monotone en ce moment : plage, repas, dodo, plage, repas, dodo...
Les vacances à Montpellier sont vraiment plattes.

Le seul truc qui pimente mon quotidien (et surtout ma peau) depuis 3 jours, c'est l'énorme coup de soleil que j'ai attrapé alors que j'étais sous mon parasol. Et oui, j'ai appris, à mes dépends, que les U.V. arrivaient de tous les côtés et qu'ils étaient même réfléchis par le sable.

Je suis tout rouge et je n'arrive pas à trouver une position confortable pour dormir. Ce matin, en me réveillant, j'avais une chanson dans la tête : "Le coup de soleil" de Richard Cocciante, chanteur italien bien connu en France et surtout au Québec.

En surfant un peu sur le web, je me suis rendu compte que cette chanson inspirait beaucoup les concurrents de La Nouvelle Star, comme Julien Doré, vainqueur en 2007 , ou encore Camélia Jordana, candidate 2009. A mon goût, l'arrière-arrière-petit-neveu de Gustave Doré, est beaucoup plus talentueux que la petite aux Wayfarer. Et je ne dis pas ça parce que Julien est un petit gars du Languedoc.

Tenez, je vous laisse juge :





Je trouve qu'elle chante faux et en plus, il faut s'inscrire sur "sa chaine" sur You Tube pour avoir ses vidéos. Elle rêve la gamine !!!

Bref, cette chanson a tout juste 30 ans mais inspire toujours pas mal d'artistes, même les plus surprenants. Ecoutez bien l'intro de cette superbe chanson de EELS :



Etonnant, non ?

Quant à moi, j'ai juste attrapé un coup de soleil, pas de coup d'amour, de coup de "je t'aime"...
C'est un peu triste !!!

mardi 4 août 2009

Bon, c'est qui ce Laviolette ?

C'est marrant, je n'arrête pas de parler de Trois-Rivières et de ses 375 ans et je ne me suis pas vraiment penché sur l'histoire de cette ville qui est pourtant la seconde plus ancienne ville francophone d'Amérique du nord après Québec.
Et pourtant, Trois-Rivières est une véritable énigme pour les historiens... enfin, plus que Trois-Rivières, le fondateur de la ville : Laviolette.

En effet, on ne sait pas vraiment qui est ce type. Je vous livre tel quel le texte le concernant sur le site Internet de la ville de Trois-Rivières :

Laviolette est le fondateur de Trois-Rivières, selon ce que rapportent les livres d'histoire depuis 1861.

Lieutenant de Samuel de Champlain, lui-même lieutenant du cardinal de Richelieu, Laviolette fut envoyé par Champlain pour consolider le réseau du commerce des fourrures et établir un comptoir de traite avancé au lieu dit Les Trois rivières. Il débarqua le 4 juillet 1634, accompagné de quelques artisans et des pères jésuites Jean de Brébeuf et Antoine Daniel, et fit ériger un fort, sur le Platon. Il fut lui-même commandant du fort du 4 juillet 1634 au 17 avril 1636.

Voilà à peu près tout ce que l'on savait de Laviolette jusqu’en juin 2009. On ne connaissait pas le prénom ou le nom complet du fondateur de Trois-Rivières; on ne savait même pas si « Laviolette » était son véritable nom ou simplement un surnom, comme il était d'usage courant à cette époque (« Laviolette » était en effet un surnom très commun: plus d'une quarantaine d'individus sans liens de parenté l'ont porté au Québec au XVIIe siècle). Des historiens ont prétendu notamment que le nom complet ou véritable de Laviolette était Nicolas Goupil, sieur de Laviolette; mais aucune preuve relative à ces prétentions n'a jamais pu être fournie. Le nom de « Monsieur de La Violette » n'apparaît, en effet, que dans trois documents: celui de la fondation de Trois-Rivières (Catalogue des trépassez) et deux actes de baptême, l’un daté du 18 février 1635 et l’autre du 17 avril 1636 où Laviolette a servi de parrain.

Toutefois, des recherches effectuées en Normandie (France) en 2008 par l’historien Yannick Gendron, et qui ont donné lieu à un film documentaire produit par Pierre St-Yves (« Sur les traces de Laviolette », diffusé le 21 juin 2009), ont permis d’émettre une nouvelle hypothèse intéressante selon laquelle le véritable nom du fondateur de Trois-Rivières serait: Théodore Bochard Duplessis dit Laviolette, « général de la flotte » de la Compagnie des Cent-Associés en Canada.

Incroyable, non ?

Mais ce qui est encore plus intéressant, c'est que pour certains trifluviens ce débat n'a pas lieu d'être puisque Trois-Rivières (certes pas sous ce nom) existait bien avant l'arrivée de ces maudits français puisque le site était habité par des amérindiens depuis bien longtemps.
Avant Laviolette, il y avait Capitanal, chef anishnabe (algonquin) et avant Capitanal...

Ma foi, tout cela est passionnant et nous ramène au grand débat sur la conquista, la colonisation et tout ce qui s'en suit. Le même type de controverse avait éclaté (à plus grande échelle) lors du "quinto centenario" en 1992 pour la célébration du cinq centième anniversaire du premier voyage transatlantique de Christophe Colomb.

Si les visages pâles aiment célébrer des anniversaires d'évènements pas toujours glorieux à partir de dates incertaines, pourquoi pas ? Le tout c'est de ne pas oublier qu'il y avait d'autres personnes avant eux sur la plupart des continents et de respecter leur histoire et leurs descendants (quand il en reste...).

J'ai eu la chance d'aller en Australie en 2000. J'ai traversé ce qu'ils appellent le "centre rouge"et j'ai été choqué par la manière dont les aborigènes étaient traités par certains blancs. Mais les choses évoluent et c'est dans la mixité que l'espèce humaine trouvera son salut. Je vous rassure, je n'ai pas intégré une secte ou consommé trop de Marie-Jeanne, je suis juste en vacance et dans de bonnes dispositions..

Je terminerai cet article hautement philsophique par un proverbe algonquin :
"Le destin s'écoule comme le torrent, d'une manière irrévocable. Celui qui lui résiste retourne grain par grain au rivage de sable."
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