lundi 12 octobre 2009

Montréal par ci, Trois-Rivières par là...

Tout d'abord un grand merci à mon ami Yannick (110volts) qui m'a soufflé l'idée de cet article. Lors d'un séjour en Ardèche, il est passé dans un village qui s'appelle Montréal et a découvert qu'il existait une association des Montréal de France.
Six communes française adhèrent à cette association. Chaque année, leurs représentants se retrouvent dans l'un des Montréal pour une visite guidée de la région.

En plus du Montréal ardéchois, il y a Montréal-les-sources dans la Drôme, Montréal-la-Cluse dans l'Ain, Montréal dans l'Yonne, Montréal dans le Gers et enfin, le dernier, qui est dans ma région, Montréal dans l'Aude. Ce dernier est d'ailleurs le plus ancien emploi attesté du toponyme Montréal.

L'étymologie de Montréal vient bien sûr du vieux français qui signifie mont royal. Excepté, apparemment, pour le village audois dont l'origine viendrait de mithraeum, sanctuaire dédié à Mithra, dieu indo-iranien dont le culte connut son apogée à Rome au IIième et IIIième siècle (il sont bizarres ces audois !).

En discutant avec mon ami Fabien (saveurs de Montpellier), que je félicite au passage pour la naissance de sa 2ième petite perle, j'ai appris qu'il y avait aussi un Monreale en Sicile. Et puis, de fil en aiguille, j'ai découvert plein d'autres Montréal ou dérivés dans le monde :
. Montreal au Bahamas,
. Montreal au Brésil, dans l'Amazonas (ainsi que Monte Real dans le Paranà),
. Montreal en Espagne, dans la Province de Tarragone (ainsi que Monreal en Navarre),
. 2 Montreal aux USA, dans le Wisconsin et dans le Missouri,
. Montereale dans les Abruzzes, en Italie (en plus du village sicilien),
. Monte Real au Portugal,
. Le Crac de Montréal, château en Jordanie, construit par les chrétiens peu après la première croisade.

Evidemment, il y a moins de Trois-Rivières que de Montréal. Je n'ai trouvé qu'une autre ville portant ce nom. Et je n'ai pas eu de mal à la trouver puisque j'y suis passé il y a quelques années. Il s'agit d'une petite commune de Guadeloupe de laquelle on embarque pour rallier le magnifique archipel des Saintes (il faudra que je vous en parle un jour).

Trois-Rivières est communément appelée le «berceau de la civilisation précolombienne». En effet, Trois-Rivières est le site amérindien le plus riche en pétroglyphes des Petites Antilles. On estime l'arrivée des premiers occupants, les Arawaks (civilisation précolombienne), entre l'an 300 et l'an 400 après Jésus-Christ.

Bizarrement, le Trois-Rivières guadeloupéen est jumelé depuis 2008 avec une ville du Québec, Saint-Augustin-de-Desmaures, dans la banlieue de Québec. Pourquoi pas avec notre Trois-Rivières mauricien?

Alors, je vois venir certains de mes lecteurs. Et non, le fameux rhum Trois-Rivières ne vient pas de Guadeloupe mais de Martinique. Trois-Rivières n'est pas le nom de la ville mais de l'ancienne distillerie située sur la commune de Sainte-Luce.
Actuellement, ce site n'est plus qu
'un complexe touristique dédié à l'histoire de la distillation du rhum.
Là aussi, j'y suis passé, en rentrant d'une croisière en voilier dans les Grenadines (il faudra également que je vous en parle un de ces jours).

Pour terminer, je tiens à signaler qu'il y a également pas mal de Montpellier dans le monde. On ne trouve qu'un seul autre Montpellier avec 2 "l" et il est au Québec, dans la région de l'Outaouais.
Les USA comptent 5 Montpelier, la capitale du Vermont e
t 4 autres dans l'Idaho, l'Ohio, la Virginie et le Maryland. L'Irlande en a 2, dans le comté de Limerick et celui de Dublin, le Royaume-Uni également 2, qui sont des quartiers de Bristol et de Brighton.

L'étymologie du nom de ma ville est très discutée : on hésite entre Mons Pessulus (mont fermé au verrou), ce qui ferait allusion aux palissades qui entouraient la ville, entre Mons Pistillarius (mont des épiciers) et Mons Puellarum (mont des pucelles). La plus vraisemblable étymologie est Mons petrosus, Monpeirié (montagne de pierre).

Vous pouvez choisir celle que vous voulez. Pour ma part, j'ai ma propre version : Mons Pelops, du nom du fils de Tantale que ce dernier tua et servit aux Dieux lors d'un banquet. Pelops fut l'ancêtre des Atrides et a donné son nom au Péloponnèse, région de mes aïeux grecs. Dans l'antiquité, Pelops est sans doute passé dans la région pour déguster les bons vins du coin.
Voilà, si vous avez une autre version...

vendredi 9 octobre 2009

Poète, vos papiers...



Le concert de Bernard Lavilliers m'a donné envie de rédiger un article sur Léo Ferré. Depuis tout petit j'adore Léo. Mes parents, qui ont, comme moi, des goûts plutôt éclectiques en matière de musique, me faisaient écouter l'album "L'été 68" sur lequel on trouve des perles comme "C'est extra", "Les anarchistes" ou encore "Pépée"...

Un petit aperçu (je ne peux m'en empêcher...) :



Pour l'enfant que j'étais, Léo, c'était des mélodies prenantes, des paroles puissantes (que je ne comprenais pas toujours) et une personnalité décalée, un peu effrayante. Dans les 70's, ses passages à la télé étaient des évènements. Il avait toujours une petite phrase provocante.
Tiens, Léo avait-il croisé Eric Besson, en 1971 ?



J'ai trouvé ce texte d'Yves Rousseau, contrebassiste et spécialiste de Ferré. Je partage avec lui cette approche de l'artiste :
"Jolie Môme, C’est extra, Rotterdam, La The Nana ou encore Avec le Temps ont constitué dans les années soixante-dix, les fondements de ma culture musicale. Alors qu’inconsciemment je m’imprégnais de ces chants devenus les «tubes» que l’on sait, je n’avais de Léo Ferré que l’image d’un «fort en gueule», revendicateur écorché au visage de Merlin désenchanté. Avec les années, j’ai pris conscience de n’avoir eu accès qu’à la partie émergée de l’iceberg, au Ferré plus souvent caricaturé que décrit. J’ignorais tout des nombreux talents de cet artiste multiple."



Ferré fut en effet un grand artiste, messager de la parole des poètes : Villon, Baudelaire, Aragon... et poète lui même. Grand musicien, il explora également une gamme impressionnante de genres et de rythmes, de la variété aux grands orchestres symphoniques.

Voici la définition que l'on trouve dans le Larrousse sur Léo Ferré : "Chanteur proche des poètes rebelles, dispensant lui-même un esprit anarchisant dans un répertoire qui use adroitement de la langue verte, Léo Ferré est la figure même de l'artiste engagé. Il offre aussi l'exemple sans doute inégalé d'une culture alternative à la française."
Il est vrai que, de nos jours, on peut se demander s'il existe toujours une culture alternative à la française. Que penserait Ferré en ce début de XXIième siècle ? Sans doute que nous sommes fous !



Il nous a quitté en 1993, un 14 juillet, comme un dernier pied de nez...

Pour moi, Ferré, c'est de l'émotion à l'état pur. Comme le bon vin, qui se bonifie avec le temps, il ne faut pas en abuser...

Vous le savez, je m'efforce toujours de trouver un lien entre le sujet de mon article et le Québec (quand ce lien n'est pas évident).
Je pourrais vous parler de Gilles Vigneault dont la route a croisé celle de Léo Ferré, "Celui-là, avait dit Ferré en parlant de Vigneault, il a oublié d´être con!"
Outre une crinière blanche, ils partageaient également une admiration pour Catherine Sauvage qu'ils considéraient tous les deux comme leur meilleure interprète.

Mais je préfère terminer par Charlebois (mon nouvel "ami" sur Facebook) et boucler la boucle "Avec le temps" :

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

dimanche 4 octobre 2009

On the road again... Bernard !!!

Ça fait quelques temps que je n'avais pas vu un bon concert. Depuis le FestiVoix en fait. Et bien, hier soir, j'en ai vu un bon, de chez bon...
C'était à Vergèze, petit village du Gard (surtout connu pour la source Perrier), c'était avec Claudette et Laulau et c'était Bernard Lavilliers.

Dans une salle super, l'ami Bernard a servi aux quelques centaines de personnes présentes un concert tantôt intimiste, tantôt grandiose. Il était accompagné de trois musiciens hors du commun, un batteur-clavier-accordéoniste, un bassiste-violoncelliste-saxophoniste et un guitariste-percussionniste-trompettiste... jamais vu ça !

J'ai vite repris mes réflexes de web-reporter festivoixlier et j'ai mis dans la boite de nombreux moments du concert. Le plus difficile le lendemain, c'est d'arriver, comme toujours, à sélectionner ceux que je vais vous proposer.

Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par la fin, par la dernière chanson du concert (au second rappel tout de même !). Pourquoi ? Parce que c'est un morceau de Léo Ferré (que j'adore depuis toujours) et je trouve que Bernard est vraiment le fils spirituel de Léo ou, comme dirait Claudette : "Bernard Lavilliers est le Léo Ferré du XXI ième siècle".

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?



Pendant plus de 2 heures et demi, le quatuor nous a régalé avec du rock, du reggae et bien sûr, de la bossa nova, Bernard étant un fan du Brésil. Sur "O gringo", il est venu chanter dans la salle. C'était très sympa. Il ne vieillit pas ce Bernard...



Une pincée de rock avec "Traffic" :



Et une dose de reggae, "Stand the ghetto" avec quelques paroles de "Noir et blanc" :



Bernard a profité du concert pour nous confier sa grand admiration pour notre Chef d'Etat (je cite : "le Nain") et certains de ses ministres :



Bref, un super concert !!! Seule petite déception, en ce qui me concerne, Bernard n'a pas chanté ma préférée, "On the road again". Alors, la voilà, juste pour moi :



Pour terminer cet article, je vous propose la meilleure action du match de rugby Montpellier-Toulouse que j'ai été voir hier en début d'après-midi. Vous me direz : "Quel rapport entre un concert de Lavilliers et un match de rugby ?". Et bien, a priori, aucun ; si ce n'est une magnifique journée d'automne (ou plutôt d'été indien) dans le sud de la France.

Pour les amateurs, l'action débute sur une touche de Toulouse, suivie d'une belle échappée de Byron Kelleher qui se fait intercepter par l'arrière montpellierain Olivier Sarraméa et... vous allez voir la suite :



Ah, comme l'automne est doux à Montpellier...

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