mercredi 9 février 2011

K's Choice... un bon choix ???

Quand j'avais la vingtaine, dans les années 90, un groupe belge m'a beaucoup marqué, à tel point que j'ai acheté tous leurs albums. Il s'agit de K's Choice, une formation créée en 1993, sous le nom de The Choice, par Sarah Bettens et son frère Gert (photo ci-contre).

Qu'est ce que j'ai pu écouter leur rock typiquement 90's. Je me demande si je ne m'en suis pas dégouté. D'ailleurs, je les avais presque oubliés.
Mes amis me soutiennent que je les ai vus en concert à Montpellier au début des années 2000, mais je n'en ai aucun souvenir. Il faut dire qu'ils ont tout fait pour se faire oublier puisqu'en 2002, le frère et la sœur ont décidé de mettre le groupe en suspend pour tenter des carrières solos.

Et puis, en 2009, K's Choice s'est reformé, a enregistré un nouvel album et s'est lancé dans une tournée européenne. Et ils étaient vendredi soir à Montpellier, sur la scène de ma salle préférée, le Rockstore.

Mais si, je suis certain que vous vous souvenez de K's Choice et notamment de gros succès, Not an Addict, sorti en 1996 :



Ce concert m'a laissé sur une impression un peu mitigée. Je ne m'attarderai pas sur la première partie, un autre groupe belge appelé Arid. Ils avaient déjà commencé à jouer quand mes amis et moi sommes arrivés au Rockstore et je ne les ai écoutés que d'une oreille.

Quand les techniciens de K's Choice ont commencé à installer les instruments, ils ont placé trois chaises sur la scène ; cela nous a un peu inquiété. Et à juste titre car lorsque le groupe a fait son entrée, Sarah a annoncé que le concert serait en deux parties, une première acoustique et un seconde plus rock.
La première partie a duré une heure, tous les membres du groupe étaient assis et j'ai failli m'endormir. C'était beau, mais mou !!!

J'ai tout de même apprécié Butterflies Instead :



Je ne vois pas trop l'intérêt de ce genre de prestation. C'est sans doute sympa dans une toute petite salle mais au Rockstore... le temple montpelliérain du rock !!! En plus, le fait d'être assis empêchait une bonne partie du public de voir le groupe. Bref, pas vraiment une réussite.

Encore un "entracte" entre les deux parties et enfin ça s'est mis à bouger. La deuxième a débuté avec un morceau bien rythmé, Hide :



Ce second set était nettement plus plaisant que le premier. La belle Sarah n'a rien perdu de sa voix et de son charisme. Et puis, elle a vraiment la pêche, quand elle s'y met.

Pendant une autre heure, K's Choice a enchainé de bonnes chansons, la plupart issues des anciens albums. Là, j'avoue que j'ai kiffé. J'avais presque l'impression de retrouver mon âme d'étudiant.

Une chanson que j'apprécie particulièrement, Believe :



La fin du concert a été aussi déconcertante que le début. Le groupe a accepté deux rappels, les deux commençant par une ballade... un peu dommage après une heure aussi rythmée. Le public se serait bien fait une dose de Mr Freeze, mais on ne peut pas tout avoir.
On a quand même eu un bon Everything for free :



J'ai finalement été moyennement convaincu par ce show. En fait, la moitié rock m'aurait suffi, on ne se refait pas...
Après le concert, nous serions bien restés au Rockstore pour boire quelques verres dans une bonne ambiance mais on nous a gentiment poussé vers la sortie.

C'est pas plus mal car nous avons poussé jusque Chez Paul[e], mon bistrot préféré, où se terminait une soirée "Huitres sonores" dans une super ambiance. Mais ça, vous en entendrez sûrement parler très prochainement sur un autre super blog, l'apéro du vendredi.

lundi 7 février 2011

Somebody to Love...

Mon week-end fut très chargé et très sympa, concert, match de rugby, déjeuner sur la plage, terrasse au soleil...
Du coup, je n'ai pas eu le temps de rédiger l'article que j'ai prévu pour aujourd'hui sur le concert de K's Choice auquel j'ai assisté vendredi soir. Il devrait être prêt mardi ou mercredi.

En attendant, je vous propose un article que j'avais sous le coude et qui n'est pas sans lien avec le précédent sur le concert du cover band de Queen. En effet, en faisant quelques recherches sur Queen, je me suis rendu compte que Somebody to love était le titre de pas moins de 5 chansons différentes.

Comme vous le savez, j'aime beaucoup glaner des informations sur l'histoire des chansons que j'aime, les anecdotes qui tournent autour de leur composition ou de leur enregistrement et vous proposer des articles sur ces chansons.
Cette curiosité concernant Somebody to love m'a paru être un sujet d'article intéressant.

Je vais vous les faire dans l'ordre chronologique, en commençant, en 1963, par le Somebody to love de Brad Newman. C'est assez rare pour être noté, je n'ai rien trouvé sur le Web concernant ce chanteur. Quant à sa chanson, je sais juste qu'elle a été adaptée en français par Eddy Mitchell sur son premier 45 tours en solo, sous le titre Quand c'est de l'amour.
Attention, ça twiste :



En 1966 est sorti un Somebody to love plus connu et surtout plus réussi. D’abord interprétée par le groupe Great Society, c'est Jefferson Airplane qui rendra cette chanson célèbre en 1967. Résolument psychédélique, elle a été notamment reprise par les Ramones en 1995, dans un style un peu plus rock. J'aime aussi la version de Jim Carrey dans le film Disjoncté en 1996.

Voici Jefferson Airplane au festival de Monterey en 1967 :



Nous passons en 1976, avec le fameux Somebody to love de Queen. Ecrite par Freddie Mercury, la chanson figure sur l'album A Day at the Races.
Tout comme Bohemian Rhapsody, sorti l'année précédente, Somebody to Love comprend une mélodie très complexe et des chœurs enregistrés en plusieurs prises, sous un arrangement gospel. Ce mix a été créé à partir d'enregistrements multiples des voix de Freddie Mercury, Brian May et Roger Taylor, pour donner l'impression d'un chœur de plus de 100 personnes.

Voici un extrait de concert datant de 1982 :



Je vous préviens, les deux prochaines tounes sont nettement moins intéressantes que les deux précédentes.
En 2009, Somebody to Love est le premier single de l'actrice (et donc chanteuse) américaine, Leighton Meester. Certes, la starlette est physiquement intelligente, mais bon, au niveau musical, c'est pas ça...



Quant au Somebody to love le plus récent, il date de l'an dernier. La chanson est l'œuvre (si l'on peut dire) de l'idole canadienne des pré-adolescentes, le chanteur à la coiffure de playmobil... je veux bien sûr parler de Justin Bieber. Là non, plus ce n'est pas ma tasse de thé.
Malgré la participation d'Usher, je trouve cette musique plutôt insipide... Normal, je suis un mec et je suis trop vieux.



Je ne sais pas trop ce qu'il faut conclure de cet article. Peut-être, tout simplement, que plusieurs chansons peuvent porter le même titre, un très beau titre, et ne pas être de la même qualité musicale...
Désolé, je sors d'une petite grippe et je suis encore un peu ralenti.

jeudi 3 février 2011

The Show Must Go On ???

Vendredi dernier, je me suis rendu au Zénith pour un concert un peu particulier. Il s'agissait d'un cover band, un groupe de reprises, appelé Cover Queen et qui, comme son nom l'indique, propose un spectacle en hommage au mythique groupe britannique de Freddie Mercury.
Ce type de groupes se multiplie depuis quelques années et connait un certain succès. Les plus connus sont les Rabeats qui reprennent les Beatles et remplissent de grandes salles.

J'avais déjà vécu ce type d'expérience au FestiVoix 2010 avec un cover band de Pink Floyd, Comfortably Numb, et je n'avais pas vraiment été emballé. Alors, j'y allais avec un peu d'appréhension. Il faut dire que, si j'aime beaucoup les reprises, j'ai un peu de mal avec les reprises à l'identique. Je ne vois pas trop ce que ça apporte.
Mais bon, un de mes amis avait envie d'y aller et je me suis dit que cela donnerait lieu à un nouvel article pour votre blog préféré...

Avant d'aller plus loin, voici ce que cela donnait, A kind of magic :



Comme vous avez pu le constater, je n'ai pas encore réussi à régler le micro (trop sensible) de mon nouvel appareil photo et le son sature. C'est dommage car cela ne permet pas de se rendre compte de la qualité musicale et vocale du groupe. Mais j'y reviendrai.

Deux groupes se sont succédés en première partie de Cover Queen. Je ne vous en dirai pas grand chose car leur prestation ne m'a pas vraiment marquée. La seule chose digne d'intérêt était le look du bassiste du premier groupe. J'ai adoré ce style biker artificiel sur le retour (photo ci-dessus).

Finalement, les têtes d'affiches sont arrivés sur scène.



La première impression n'a pas été très bonne. En effet, le chanteur et leader du groupe, Frédérick Caramia, est un tout petit peu enveloppé et sa tenue très près du corps ne le met pas vraiment en valeur.
Ses costumes, visiblement destinés à ressembler à ceux de Freddie Mercury, font plutôt "cheap" et ne contribuent pas au sérieux de la prestation. Sans parler de la "Freddie Mercury attitude" qu'adopte le chanteur, bras levé et demi pied de micro...

Mais ce n'est que la première impression visuelle, et elle est vite remplacée par une deuxième, cette fois auditive :



Très rapidement, on est bluffé par les capacités du chanteur, qui montre une étendue vocale remarquable, et par la qualité de la musique. Le "Brian May" du groupe, Adrien Husson, maîtrise parfaitement la six cordes et ses solos sont vraiment superbes.

On se prend au jeu, on commence à se dandiner, à taper dans les mains au rythme de la musique, à reprendre les refrains avec le chanteur, c'est plaisant et un peu déconcertant.



Frédérick Caramia a une formation lyrique, qui explique en partie ses capacités vocales. C'est en 2005 qu'il décide, avec son frère Alexandre, batteur, de créer un groupe pour rendre hommage à son idole, disparue en 1991 (et oui, 20 ans déjà).
Les autres membres du groupe ne tarderont pas à les rejoindre pour former Cover Queen et sillonner les routes de France en enchaînant les concerts.

Finalement, durant l'ensemble du concert, seule la partie "Opéra" de Bohemian Rhapsody était enregistrée, Freddie Caramia jouant même l'intro au piano :



Après une heure trois quart de tubes, les musiciens ont quitté la scène pour revenir quelques minutes après et terminer par quelques incontournables comme We are the champions, dont voici le final :



Il y avait entre 2000 et 3000 personnes dans ce Zenith (en configuration réduite) et je suis bien certain que la grande majorité a passé, comme moi, une bonne soirée. En fait, je me demande si je n'aurais pas préféré que ce cover band soit mauvais. Si cela avait été le cas, je ne serais pas sorti de ce spectacle avec un petit sentiment de malaise, une sorte de mauvaise conscience...
Je pense que je ne renouvellerai pas l'expérience trop souvent, il y a suffisamment de bon groupes qui jouent leurs propres compositions !

Allez, comme chantait Freddie, The Show must go on !

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