lundi 28 février 2011

Les poétes.... et les cons !!!

Brassens, Gainsbourg, Trenet....
L'autre jour, en faisant des recherches sur Georges Brassens pour une autre de mes activités rédactionnelles, dont je vous parlerai prochainement, je me suis rendu compte que cette année, cela fait 30 ans qu'il nous avait quitté, 20 ans pour Serge Gainsbourg et 10 ans pour Charles Trenet. A première vue, à part d'être morts à 10 ans d'intervalle, ces trois là n'avaient pas énormément de points communs.
Mais en cherchant un peu, on en trouve tout de même quelques uns.

Évidemment, ce qui, pour moi, réunit ces trois grands artistes, c'est la poésie. Dans des styles différents, ils étaient tous les trois de grands poètes. Georges Brassens était un poète populaire dans le sens où il a su élever la poésie au rang d'un art populaire, avec une bonne note de subversion, comme Serge Gainsbourg. Ce dernier donnait plutôt dans le style poète maudit, image qu'il s'était lui même forgée. Quant à Charles Trenet, je préfère vous proposer une chanson que j'adore et qui vaut tous les discours :



L'Âme des poètes a été écrite par Trenet en 1951 pour le film Bouquet de joie. Ses paroles ornent les murs d'une maison de Narbonne, sa ville natale.

Et oui, Le Fou Chantant est un enfant du Languedoc, ma région chérie. C'est un point commun avec Brassens qui lui, était de Sète, l'Ile singulière.
Étant quelque peu chauvin, je ne pouvais pas ignorer cette appartenance régionale. Mais ce n'était absolument pas le cas de Gainsbourg, Parisien s'il en est.

En fait, j'ai trouvé un autre point commun à ces trois là, un détail certes, mais qui m'a fait sourire. Ce point commun se résume en un mot : "con". Ils ont tous les trois chanté les cons.

En ce qui concerne Brassens, sa chanson sur les cons, vous la connaissez tous. Le temps ne fait rien à l'affaire date de 1961 et figure sur l'album du même nom. Son refrain reste une vérité absolue :
"Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con"



En ce qui concerne Gainsbourg, c'est pour un film de Georges Lautner, sorti en 1968, qu'il a écrit son Requiem pour un con. Le Pacha est un excellent film, avec un scénario et des dialogues d'Audiard. Serge Gainsbourg y interprète Requiem pour un con en jouant son propre rôle dans un studio d'enregistrement.
Cette chanson est considérée par certains comme le premier rap français :



Quant à Trenet, son hommage aux cons est un peu plus discret mais très sympa. Il vient conclure une très belle chanson, Le Cor, adaptée des célèbres vers d'Alfred de Vigny (J'aime le son du corps le soir au fond des bois). Il s'agit d'une de ses dernières œuvres puisqu'elle date de 1991. C'est à la toute fin de la chanson et sous forme de contre-pétrie que Trenet aborde les cons :
"J'aime le son du cor
J'aime le corps du son
J'aime le sort du con le soir au fond de moi..."

Je vous propose un live pour ses 80 ans, à l'opéra Bastille en 1993 :



En ce moment, je suis un peu fatigué par la connerie qui sévit dans mon entourage. Et chaque jour qui passe, les paroles de Frédéric Dard me paraissent plus pertinentes : "Il y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire". Comme celles d'Audiard : "Les cons, ça ose tout et c'est même à ça qu'on les reconnaît"...

vendredi 25 février 2011

Le Québec parle aux Français !!!

Il y a tout juste un an, j'ai rédigé un article sur un projet de documentaire qui me paraissait très intéressant. A l'époque, cela s'appelait "Ce qu'ils pensent de nous". Aujourd'hui, le documentaire est terminé et s'intitule "Le Québec parle aux Français".

Je vous fait le pitch.
Depuis quelques années, énormément de Français choisissent de s'établir au Québec. Certains d'entre eux repartent quelques temps plus tard, déçus de leur expérience. Les Français et les Québécois ne seraient-ils pas d'aussi proches cousins qu'on le croit ?

Le documentaire se propose de répondre à cette question via l'expérience d'Olivier Zimmermann (photo ci-contre), étudiant et musicien français, venu passer une année à Montréal dans le cadre de ses études. En suivant Olivier, "Le Québec parle aux Français" montre comment les Français sont accueillis et perçus par les Québécois, ce que le Québec pense de la France et, finalement, ce qu'est vraiment le Québec d'aujourd'hui.

L'aventure d'Olivier est complétée par des témoignages de personnalités québécoises et françaises provenant des milieux universitaires, économiques, politiques, artistiques et de gens de la rue.

Alléchant, vous ne trouvez pas ?
Avant de vous en dire plus, je vous propose la première des 7 parties de ce documentaire, disponible sur Youtube :



Ça donne envie de voir la suite !
Mais pour cela, il va falloir attendre un peu et surtout en faire la promo. En effet, aucune télévision ne s'est montrée intéressée par la diffusion du film, ce qui me parait incompréhensible quand on voit toutes les merdes figurant sur les programmes. Bref, partant du principe qu'un film doit être vu, sans quoi il n'existe pas, le producteur a décidé de le mettre sur Youtube pour que le plus grand nombre en profite.

Comme "Le Québec parle aux Français" a couté quelques milliers de dollars à produire, pour essayer de récupérer un peu de l'argent dépensé, il faut qu'un maximum d'internautes le visionne et s'abonnent à la chaîne Youtube de Lumen Box, la maison de production du film. La deuxième partie sera en ligne lorsque nous serons 15 000 à avoir vu la première. Je vous incite donc à faire un max de buzz autour de cette vidéo.

J'ai échangé avec Lorenzo Sterzi (photo ci-contre), fondateur de Lumen Box Films et surtout co-réalisateur et producteur du documentaire. Il pense que son film peut être utile pour les Français qui souhaitent s'installer au Québec, une bonne source d'information pour préparer le voyage. Pour lui "Le Québec ne se résume pas aux orignaux, aux chemises "carotées" et à la poutine. D'ailleurs nous ne sommes pas une bulle de France en Amérique, mais simplement une Amérique parlant français. "

Lorenzo m'a parlé d'Olivier, le "héros" de son film :
"Nous avons eu la chance de tomber sur Olivier Zimmermann. Il nous a ouvert les bras, était toujours partant pour faire tout ce qu'on lui demandait même si on empiétait franchement sur son horaire d'étudiant. Olivier est aussi un auteur-compositeur-interprète qui mérite d'être connu. Il nous a composé une chanson, qui s'intitule Montréal, qui est la chanson thème du film. Elle se trouve au générique de fin du documentaire. Il faudra donc patienter encore un peu avant de pouvoir l'écouter."

En ce qui concerne les personnalités qui interviennent, et notamment les politiques, les réalisateurs ont essayé d'avoir des points de vue variés. Ils ont demandé une entrevue aux deux chefs de partis provinciaux Pauline Marois, qui a accepté, et Jean Charest, Premier Ministre du Québec, qui a refusé, comme la majorité des ministres libéraux (à part Pierre Arcand). Mes amis québécois apprécieront...

Et puis, parmi les intervenants, il y a un comédien français assez volubile, le fantasque Fabrice Luchini. Je vous propose une interview dans laquelle il parle du Québec et de sa rencontre avec Lorenzo :



Il est normal qu'un site Web comme le mien, qui se targue d'être le blogue l'amitié franco-québécoise, fasse la promo d'un film comme celui-ci. Les auteurs se sont investis pour produire ce documentaire dont le sujet me touche, bien entendu, et surtout me parait très intéressant et bien traité.
Alors, s'il vous plait, relayez l'info, qu'on puisse voir la suite....

Merci les amis !!!

lundi 21 février 2011

Santana... enfin !!!

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je suis fan de Carlos Santana. En fin d'année dernière, j'ai même rédigé une série de 9 articles sur les chansons reprises dans son dernier album Guitar Heaven : The Greatest Guitar Classics of All Time.

Mais figurez-vous que je ne l'ai jamais vu en concert et que je rêve de le voir en concert. Et bien ce rêve va sans doute être exhaussé. En effet, mon idole doit se produire dans les arènes de Nîmes le 18 juillet prochain... et j'ai ma place.

Je m'y vois déjà :



C'était moins une que je ne le rate. En effet, j'avais prévu de rentrer de mon périple québécois le lendemain, le 19 juillet et je n'ai appris la date du concert que la semaine dernière (merci Karine). Heureusement, je n'avais pas encore pris mes billets d'avion et j'ai donc avancé mon départ d'une journée pour voir Carlos. J'en profite donc pour informer mes amis québécois que je viendrai les squatter du 24 juin au 17 juillet, j'ai réservé les billets hier soir. YES !!!

Pour en revenir à Santana, l'année dernière, j'avais bien les boules car il passait à Québec, sur les plaines d'Abraham, le 12 juillet... 3 jours après mon départ de la Belle Province. Donc, cette année, pas question de le rater !

Mais ça va être sportif. En effet, je vais quitter Trois-Rivières le dimanche 17 juillet (lendemain de la fête des bénévoles du FestiVoix), à midi, en bus, pour rejoindre Montréal. De là, je décollerai vers 20h pour arriver à Paris vers 8h30 le lendemain matin (mais il ne se sera passé que 6 heures 30 depuis le décollage).

Comme je ne dors jamais dans le sens Ouest-Est, j'aurai une nuit blanche dans la gueule en arrivant à Orly. De là, je prendrai l'Orlyval, puis le RER, pour rejoindre la gare de Lyon. Si tout va bien, je parviendrai à choper un train vers 11h pour arriver à Montpellier vers 14h30. Peut-être prendrais-je plutôt l'avion pour faire Paris-Montpellier, mais l'heure d'arrivée sera la même.

J'espère qu'une bonne âme pourra venir me chercher à la gare ou à l'aéroport pour me ramener chez moi. Je retrouverai mon appart après plus de trois semaines d'absence et là, je me prendrai une bonne douche revigorante, trois cafés et un tube de vitamine C. Et vers 17h, je serai au volant de ma belle voiture pour aller à Nîmes m'installer à une bonne place dans les arènes. Un bon périple, non ?

Cette année, j'ai été raisonnable. Je n'ai pas commis l'erreur de prendre une place dans la fosse, comme l'année dernière pour Jamiroquai. Cette fois, je serai assis ! Je sais dans quel état je vais rentrer et je ne peux pas prendre le risque de rester 4 heures debout après 3 semaines au Québec (dont 10 jours de FestiVoix), 24 heures de voyage et une nuit blanche. L'année dernière, mon ostéo. a mis plus d'une heure à me dénouer les muscles du dos (merci Fred).

Je suis certain que le concert sera génial, il s'inscrit dans la partie européenne de la tournée internationale Guitar Heaven Tour 2011. Carlos est annoncé avec des invités, on verra bien qui, mais je pense que ça va être énorme. Vers 1h du mat, je rentrerai chez moi, fourbu et heureux !!!
Info du 22 février : Ce sont Keziah Jones, en concert acoustique, et Asa qui assureront la première partie de Carlos.... excellent !!!

Pour terminer ce billet, je ne résiste pas à l'envie de vous proposer la même chanson que sur la première vidéo, Soul Sacrifice, mais interprétée un peu plus de 40 ans avant, à Woodstock.
Carlos n'avait que 22 ans et cela reste, 42 ans après le fameux festival, une des meilleures performances live de l'histoire, notamment grâce au fameux solo du jeune batteur, Michael Shrieve.
Régalez-vous !!!

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