dimanche 18 novembre 2012

Arthur H... live !!!

Je sais, je sais, cela fait 4 mois que je n'ai rien écrit sur ce blog. J'avoue que le fait de ne pas avoir été au FestiVoix cette année a largement réfréné mes ardeurs de chroniqueur. D'autant que depuis mon dernier article, je n'ai pas été voir un concert digne de ce nom à vous raconter. Mais hier soir, j'ai assisté à un très bon live qui m'a donné envie de reprendre la plume. Début 2010, Arthur H était passé à Trois-Rivières et j'en avais profité pour faire un billet sur lui. Depuis, j'avais très envie de le voir en concert. J'ai donc sauté sur l'occasion lorsque j'ai su qu'il se produisait à Vergèze, à 30 minutes de chez moi, le 17 octobre. Vergèze est un petit bled du Gard qui possède une très belle salle (merci la taxe professionnelle de Perrier) dans laquelle j'avais déjà assisté à un live de Bernard Lavilliers voilà 3 ans.

La salle était bondée et, après une première partie sans aucun intérêt (comme souvent), Arthur H a déboulé sur scène avec quatre excellents musiciens, dont un batteur en costume trois pièces absolument exceptionnel (le batteur, pas le costume). S'en est suivi un concert très très sympa d'environ deux heures. Malgré quelques longueurs, j'ai vraiment passé un bon moment, avec un artiste qui aime visiblement la scène. La preuve, il n'y eut pas un, mais deux rappels, et pas des rappels au rabais. S'il passe dans votre région, je vous recommande d'aller écouter Arthur H et sa voix si particulière, ça vaut le coup. Cet artiste a réellement créé un univers musical particulier qui oscille entre rock, funk et balade. En plus de ça, le bougre a beaucoup d'humour, ce qui ne gâche rien. On ne peut s’empêcher de retrouver en lui un zeste de Gainsbourg, et pas seulement au niveau physique. Il a terminé sa prestation sur un hommage à l'une de ses amies disparue voilà 3 ans, l'artiste montréalaise Lhasa.

Comme moi, Arthur H a un lien particulier avec le Québec. J'en profite pour annoncer sur ce blog mon prochain séjour à la Belle Province, dans un peu plus d'un mois. En effet, je vais passer les fêtes de fin d'année entre Montréal et Trois-Rivières. C'est la première fois que je m'y rends en hiver et, en tant que méditerranéen, j'avoue que je suis un peu inquiet des températures que je risque de rencontrer. Mais la perspective de revoir mes amis d'outre-Atlantique me réjouit au plus haut point. Amis du Québec, je serai donc parmi vous entre le 24 décembre et le 6 janvier... YEAHHHHH !!!

Quelques photos du concert, en attendant un prochain article... dans quelque temps...






 

samedi 14 juillet 2012

Jazz à Sète... enfin !!!

Voilà des années que le festival Jazz à Sète existe et propose une super programmation et je n'avais pas encore eu l'occasion d'y aller. Il faut dire que depuis 2009, j'étais au Québec à cette période, pour le FestiVoix. Cette année, j'ai enfin pu assister à une soirée de concerts et je n'ai pas été déçu. D'abord, comme K-Live, Jazz à Sète investit le fabuleux Théâtre de la Mer, et rien que pour cette raison, ça vaut le détour.
J'y étais jeudi dernier pour la première soirée qui réunissait Terez Montcalm et Stacey Kent, deux femmes qui chantent si bien le jazz. Mais avant de vous en parler, je voudrais faire un clin d’œil à l'artiste qui réalise depuis plusieurs années l'affiche de Jazz à Sète, Jean-Paul Bocaj. J'ai eu l'occasion de faire récemment la connaissance de ce peintre montpelliérain, grâce à mon ami Mister 110 Volts. Non seulement il est très sympathique, mais en plus j'adore son travail depuis très longtemps. Les superbes femmes brunes qu'il couche sur ses toiles m'émerveillent. Mister 110 Volts, qui est également photographe à ses heures, vient d'ailleurs de réaliser une série de portraits de Bocaj dans son atelier qui sont très réussis.

Mais revenons en au concert. Le Théâtre de la Mer était plein en cette belle soirée d'été, plein à craquer. Il faut dire que l'affiche était alléchante. Terez Montcalm est entrée sur scène avec ses musiciens à 21h précise et il n'a pas fallu longtemps pour que le public soit conquis par cette talentueuse québécoise (et oui, encore une...). Après sa première chanson, elle nous a dit, avec son charmant accent de la Belle Province : "C'est la plus belle place dans laquelle j'ai eu l'occasion de chanter ! Vous avez de la chance d'avoir un lieu pareil".
Son show était dédié à Shirley Horn, une pianiste et chanteuse de jazz américaine qui l'a beaucoup marquée. Elle a repris beaucoup de ses chansons. Sa voix suave et profonde m'a enchanté, de même que sa présence sur scène. J'ai adoré sa prestation qui a duré une heure et demi et s'est terminée par une standing ovation du public. Au rappel, Terez a interprété une de mes chansons préférées, C'est Extra, du grand Léo Ferré. Une reprise un peu casse gueule, mais la Québécoise s'en est plutôt bien sortie, ne cherchant pas à faire du Ferré. En voici une version studio :



En ce qui concerne Stacey Kent, ce fut un peu différent. Si au niveau musical et surtout vocal, on ne peut rien lui reprocher (elle a vraiment une voix merveilleuse), en revanche, en ce qui concerne la performance scénique, ce n'était pas ça. Pour tout vous dire, l'amie qui m'accompagnait et moi sommes tombés d'accord sur le fait que Stacey Kent est nunuche ! Elle parle beaucoup entre les morceaux et ferait mieux de s'abstenir. Quant à sa manière de bouger, elle est tellement peu naturelle que ça fait peur. En fait, rien n'est vraiment naturel dans son attitude.
Cela gâche un peu le plaisir, mais bon, c'était tout de même un bon concert. Je ne vais pas me plaindre, je suis un inconditionnel de la bossa nova et je n'en ai pas été privé, Jobim, Gilberto... La voix de Stacey Kent est parfaite pour ce type de musique et elle maîtrise parfaitement le portugais aux intonations brésiliennes. Le show n'a pas été très long mais assez varié. Malheureusement, une partie du public a quitté les gradins avant la fin, peut-être un peu déçue, comme nous par la personnalité de la chanteuse.

C'était tout de même une excellente soirée, dans un lieu magique qui se prête bien à tous les styles musicaux mais qui est parfait pour le jazz.

Voici quelques photos de mon cru, pour terminer.
Terez Montcalm :


Stacey Kent :

lundi 9 juillet 2012

Fait que... la belle trouvaille du FestiVoix !!!

Le FestiVoix s'est terminé hier soir et je pense qu'on peut dire sans se tromper que ç'a été un beau succès. Bravo à toute l'équipe. J'ai suivi tout ça sur l'écran de mon ordi. Je ne peux pas dire que ça faisait comme si j'étais présent, mais ça donnait un bon aperçu des concerts, de l'ambiance, et surtout ça donnait carrément envie.
L'équipe du FestiVoix fait toujours preuve d'une créativité remarquable, notamment en matière de communication. Mon coup de cœur 2012 : les capsules humoristiques "Fait que...", qui ont été diffusées pendant l'évènement.

"Fait que", c'est une expression québécoise qui correspond plus ou moins à notre "Bref" français. Et c'est bien de la série Bref, qui connait un énorme succès en France sur Canal +, dont mes amis trifluviens se sont inspirés pour leurs vidéos. Et c'est sacrément bien réalisé. La principale responsable de ce projet est une des agentes de communication du FestiVoix 2012, Marie-Soleil (photo ci-contre). Elle s'est mise en scène elle même et je trouve ça plutôt poilant.

En plus, ça m'a rappelé les capsules que je tournais lors des deux éditions précédentes, Un Français squatte au FestiVoix, d'abord tout seul, en 2010, et ensuite avec la complicité de TV COGECO, en 2011, comme pour celles de cette année. Ce qui est intéressant dans ce concept, c'est que cela permet aux public de découvrir, par le biais de l'humour, des aspects du festival qu'ils ne connaissent pas forcément.

Dans la première, on y apprend par exemple, comment les jeunes artistes peuvent postuler pour figurer dans la programmation... avec plus ou moins de succès !



Dans la seconde, Marie-Soleil nous montre qu'il est assez courant de croiser les artistes dans la ville de Trois-Rivières, notamment si l'on traine au Nord Ouest Café...



Bon, dans la troisième capsule, c'est plutôt des aspects de la personnalité de Marie-Soleil qu'on découvre...



La quatrième capsule rend hommage au super travail des nombreux bénévoles du FestiVoix.



Enfin, dans la cinquième, Marie-Soleil se moque gentiment des Français, avec la complicité de quelques Français, dont votre serviteur. Comme on dit, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence... Merci pour le clin d’œil les amis !!!



Grâce à ces vidéos et aux nombreuses autres que l'on peut visionner sur la chaine YouTube du FestiVoix, j'ai eu l'impression d'être un peu à Trois-Rivières... c'est chouette !

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