vendredi 13 août 2010

Socalled... et bonnes vacances !!!

J'étais en congés cette semaine et je pensais avoir plein de temps pour vous concocter des articles d'enfer... Et puis, les journées se sont enchaînées, à vitesse grand V, remplies de plage, de barbecues, de terrasses de restau et d'un tas d'autres activités très sympathiques.

J'ai même eu la visite des mes amis Anita et Michel, de Montréal et Monique et Arturo de Saint-Jérôme. De passage dans le sud de la France avant d'aller en Corse (les chanceux), ils ont fait une halte à Montpellier et nous avons fait un barbecue sur ma terrasse.
C'était vraiment l'fun de les revoir après le super week-end passé avec eux à Outremont et dans le chalet des Laurentides. Ce fut bref mais intense, il font partie des amis que je retrouverai toujours avec plaisir, au Québec ou ici... bonne fin de vacances les amis !!!

Finalement, je ne me suis pas trop consacré à mon blog cette semaine. Ce n'est pas grave, ça me permet de tenir la promesse faite à une amie, de rédiger un petit post sur un artiste québécois très intéressant, à savoir Socalled.

J'imagine que mes lecteurs québécois le connaissent mais je ne suis pas certain que ce soit le cas de tous mes lecteurs français. Quand Stéphanie m'en a parlé, ça ne me disait rien du tout. Et puis, en me rencardant sur lui, je me suis rendu compte que je connaissais quelques tounes, entendues sur la meilleure radio del mundo, Nova bien sûr.

Si comme moi, vous êtes adepte de cette super radio, vous connaissez ce morceau :



Voici d'ailleurs ce que dit radio Nova de Socalled :"C'est l'auteur bien barré de l'album Ghettoblaster et surtout du titre You are never alone, ultime tube de rap yiddish s'il en est, dont l'entrain naïf ne peut que provoquer un sourire béat".

Rap ou plutôt Hip-hop yiddish... L’expression a de quoi intriguer. Elle sonne pourtant comme une évidence à l’écoute de Socalled. Sous ses faux airs d’intello fluet, Josh Dolgin donne un nouvel élan à la musique juive.

Dolgin est un trentenaire québécois élevé au hip hop. Le breakbeat est sa culture première, celle qui l’a nourri lorsqu’il était encore étudiant à l’université de McGill de Montréal, avant de tout laisser tomber. Il ne connaît alors rien de la musique de sa communauté, que ses parents n’ont jamais vraiment écoutée.

Jusqu’à ce jour où par hasard, en fouillant dans les bacs de l’Armée du Salut à la recherche du sample qui tue, il tombe sur un vieux vinyle d’Aaron Lebedeff, chanteur populaire yiddish de l’après-guerrre.

D’un hasard naît une passion. Socalled accumule aujourd’hui 3000 vinyles de musique juive, des 78-tours pour la plupart, extirpés des années 20, 30 ou 40. Il anime des ateliers de musicologie sur le sujet, autant dire qu’il ne plaisante pas avec la tradition. Ou plutôt si, en permanence, mais avec un respect total.

David Krakauer, autre grand rénovateur de la tradition, le repère très tôt et collabore aujourd’hui régulièrement avec Socalled. Voici une de leur prestation commune en live :



En 2005, Socalled sort son premier disque solo, The So Called Seder : A hip hop Haggadah, un hommage iconoclaste à la Pessah, la pâque juive. L'album qui suivra, en 2007, Ghettoblaster, témoigne du sens du partage et de l’éclectisme de l’artiste. Enregistré dans une dizaine de studios partout dans le monde, il fait intervenir plus d’une trentaine de collaborateurs.

Voici un autre extrait, connu, de ce premier album :



Depuis Ghettoblaster, Socalled n'a pas produit de disque solo mais continue à collaborer avec de nombreux autres artistes.
Le documentariste montréalais Garry Beitel, qui réalise des portraits pénétrants d’individus et de communautés, a produit un long métrage documentaire sur Socalled, sur la démarche créatrice de l’artiste. En voici la bande-annonce :



Voilà Stéphanie, j'espère que cet article te convient et je t'embrasse très fort.

Je profite de ce post pour vous informer, fidèles lecteurs, que je pars en vacances demain (et oui, encore...) sur la Costa Blanca pour une semaine. Ensuite, j'irai peut-être passer quelques jours avec un ami trifluvien du côté de Limoges. Il y a donc de fortes chances pour que je ne produise pas d'article pendant une dizaine de jours. Je vous prie de m'en excuser.

Je vous laisse avec une dernière toune de Socalled et je vous souhaite de Bonnes Vacances !!!

mercredi 11 août 2010

Les filles... de SHOWTIME !!!

Après deux articles sur les solistes masculins de SHOWTIME, André Veilleux et François Cossette, je vous propose celui-ci sur une belle brochette d'artistes féminines talentueuses, Julie Levac, Marilyn Berthiaume et Julie Dassylva.

Cette dernière ayant intégré la troupe cette année, je la connais peu. Mais vous pouvez retrouver tout un tas d'informations sur sa carrière déjà bien remplie, sur son site Web.
Et puis, comme ses collègues du show, elle a fait une vidéo de présentation pour qu'on en sache un peu plus sur elle :



Son rôle dans SHOWTIME est un peu moins important que ses deux collègues féminines, j'ai moins de vidéos sur elle. Mais vous allez pouvoir constater quelle a une très belle voix sur cette interprétation de Lets Hear It for the Boys de Deniece Williams :



Je vous propose également une chanson que j'adore, Lindberg, de Charlebois. Julie Dassylva l'interprète en duo avec André Veilleux :



Une Julie en suivant une autre, je vais vous parler de Julie Levac. Sa voix puissante et son énergie en font une des vedettes de SHOWTIME. Comme André Veilleux, elle passe d'un répertoire à un autre avec une facilité déconcertante.

Vous pourrez le constater sur ce montage que j'ai réalisé. J'aime particulièrement son interprétation de Proud Mary à la sauce Tina Turner, ce rôle lui va comme un gant :



Mais Julie peut aussi interpréter des balades, comme elle nous le montre avec cette version de Me and Bobby McGee :



Voici Julie by herself, elle a intégré la gang de SHOWTIME l'année dernière mais on dirait qu'elle en fait partie depuis des années tellement elle est à l'aise :



Quant à la troisième, drôle de dame, Marilyn Berthiaume, elle aussi mérite qu'on s'y attarde. D'abord, elle interprète un morceau que SHOWTIME propose pour la première fois cette année. Il s'agit de Paname de Piaf.

Cette toune dénote un peu dans l'univers SHOWTIME, fait de rythme, de couleurs, de lumières... mais, comme dit Stéphane Boileau, le Directeur Artistique de la revue: "Ça donne des frissons en tabarnak !!!".

Jugez vous-même :



Je ne connais pas Marilyn personnellement mais je le regrette car elle a l'air éminemment sympathique et plutôt déconneuse comme on peut le constater sur sa vidéo de présentation :



Comme ses comparses, Marilyn endosse le costume de divers artistes, mais elle se sublime dans les strass et les paillettes de Madonna et davantage encore dans ceux des divas des 70's, comme Donna Summer et Gloria Gaynor :



Dans la vidéo suivante, Marilyn nous parle de son changement de costume après son interprétation de Madonna. Ce témoignage montre bien les "dessous" de ce formidable spectacle et l'engagement physique des artistes :



Marilyn est membre du groupe les Bebeats, comme Christian Laflamme, percussionniste (et chanteur) dans SHOWTIME et une certaine Fabiola Toupin, dont je vous ai déjà parlé à moultes reprises... et qui a refusé de m'épouser !

Fabi a d'ailleurs été invitée exceptionnelle de SHOWTIME pour trois représentations mi-juillet. Je vous laisse découvrir une petite vidéo, tournée à cette occasion :



La semaine suivante, c'est la jeune et talentueuse Marie-Alexe Morin, une des vedettes des Voix de Relève du FestiVoix 2010, qui était invitée pendant le show. Elle y a fait une excellente interprétation de Mistral Gagnant, de Renaud :



Bravo les filles de SHOWTIME, vous êtes formidables !!!

lundi 9 août 2010

Les Feuilles Mortes... Autumn Leaves

Ça fait bien longtemps que je ne vous ai pas fait un article sur un toune, ça me manquait un peu. En fait, c'est en rédigeant mon précédent post, sur la scène jazz du FestiVoix, en écoutant la version du Coconut Groove, que m'est venue l'idée de traiter de cette superbe chanson, Les Feuilles Mortes.

Elle est née en 1945 d’une musique de ballet (Le Rendez-vous) composée par Joseph Kosma, sur laquelle Prévert a écrit des paroles simples et superbes. La chanson fait partie de la Bande Originale du film de Marcel Carné, Les Portes de la nuit, sorti en 1946. Au départ, elle devait en être le générique.

C'est Yves Montand qui l'interprète dans le film ; il a prétendu avoir été le premier à la chanter et tout une polémique s'est développée autour de cela. Mais je n'y entrerai pas car cela gâcherait un peu le plaisir que j'ai à écouter Montant la chanter :



Je me demande si je ne préfère pas la version du "Papé", quelques années plus tard. Il y a peut-être un peu plus d'émotion et de nostalgie dans cette interprétation :



C'est la chanteuse Cora Vaucaire qui la première a enregistré Les Feuilles Mortes. Son interprétation reste un grand classique :



Depuis 1945, des interprétations différentes de cette chanson, il y en a eu, des centaines... J'ai essayé, comme d'habitude, de vous faire une petite sélection, subjective, bien entendu.
Je vais commencer par ma préférée, celle de"l'Iguane", le déganté et fabuleux Iggy Pop, qui arrive toujours à nous surprendre par sa capacité à s'approprier les tounes en leur insufflant une dose d'émotion très personnelle :



The Godfather of Punk nous fait du jazz et c'est excellent !

Je poursuivrai avec une autre Américaine, mais spécialiste du jazz cette fois, la très sympathique et francophile, Dee Dee Bridgewater :



Il y a déjà une bonne touche de salsa dans la version de Dee Dee mais un Français, que j'adore, en a fait une version encore plus latino, le Grand Bernard Lavilliers :



J'aime bien aussi, cette interprétation de Michel Jonasz, très différente, toute en douceur comme il sait très bien le faire :



Enfin, en guise de transition avec la seconde partie de l'article, je vous propose la version d'un compositeur de génie, Michel Legrand, accompagné d'un musicien de génie, Stéphane Grappelli :



En effet, je vais maintenant vous parler des interprétations instrumentales, principalement jouées par des jazzmen et des versions anglaises des Feuilles Mortes.
En 1949, Johnny Mercer, prolixe auteur-compositeur américain, traduit les paroles de Prévert (photo ci-contre). La chanson, Autumn Leaves en anglais, connait un succès remarquable et devient un standard du jazz. Elle sera reprise plus de 600 fois.

Notons qu'Yves Montand qui rencontrait pourtant un grand succès dans le monde anglo-saxon, s'est toujours refusé à chanter Les Feuilles mortes en anglais.
En revanche, Edith Piaf l'a fait :



Deux crooners que j'adore ont également chanté Autumn Leaves, l'incomparable Franck Sinatra et l'indémodable Tom Jones :






Mais j'ai un faible pour l'interprétation de Nat King Cole, toute en douceur et en simplicité :



Quant aux reprises féminines, j'en ai sélectionné deux, très différentes. Je trouve celle d'Eva Cassidy particulièrement touchante :



Celle de Grace Jones est totalement à l'opposé, à l'image de la Diva, extravagante et disco :



En ce qui concerne les version jazz instrumentales, il y en a pléthore !!! Je vous en ai sélectionné quelques unes qui me plaisent bien. D'abord celles des joueurs d'instruments à vent, à commencer par le plus grand, Miles Davis.
Sur cet enregistrement réalisé lors d'un concert à Milan en 1964, il est accompagné de Wayne Shorter au sax tenor et d'Herbie Hancock au piano, excusez du peu !!! Quatorze minutes de plaisir :



Les deux suivantes sont aussi l'œuvre de grands musiciens. La première, assez enlevée, est un duo entre Chet Baker à la trompette et Paul Desmond sax alto.
La seconde, plus tempérée, est jouée par un saxophoniste que j'adore, The Sound, Stan Getz :





Je vous propose ensuite deux versions par des pianistes. Tout d'abord, Bill Evans, puis Keith Jarrett. J'ai vraiment un faible pour cette dernière, un peu plus gaie et entrainante et moins "classique" :





Pour que les guitaristes ne soient pas en reste, voici la version de Biréli Lagrène :



Et enfin, the last but not the least, El rey del timbal, Tito Puente :



Pour conclure cet article automnal, voici le plus bel hommage qui ait été fait aux Feuilles Mortes, par un des plus grands auteurs de la chanson française, Serge Gainsbourg, La Chanson de Prévert :



Ne croyez pas que cet article révèle mon impatience d'être en automne. Bien au contraire, je déteste cette saison. J'ai envie de profiter à fond de cet été merveilleux !!!

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