jeudi 21 octobre 2010

Little Wing !!!

Neuvième et dernier article sur les chansons figurant sur le dernier album de Carlos Santana, Guitar Heaven : The Greatest Guitar Classics of All Time. En effet, les cinq titres qui restent ne m'inspirent pas.

Pour conclure cette série, il est naturel de s'intéresser à une chanson du répertoire de celui que l'on considère comme le guitariste le plus novateur du siècle dernier, un dieu de la 6 cordes, Jimi Hendrix. Cet ultime post est consacré à Little Wing, une toune magnifique, sortie en 1967 sur Axis: Bold as Love, le deuxième album de son groupe, The Jimi Hendrix Experience.

Voici l'interprétation de notre ami Carlos. Vous n'aurez aucun mal à reconnaitre l'artiste qui assure la partie vocale :



La version studio de Little Wing est présente sur de nombreuses compilations y compris The Ultimate Experience, sortie en 1993 et qui rassemble les 20 plus grands succès de l'artiste. La voici :



Je ne sais pas si Little Wing a été souvent jouée en live mais il n'en existe pas énormément d'enregistrements, 8 d'après certaines de mes sources. Ça ne m'étonne pas que les versions live soient assez rares car je n'ai pas trouvé une seule vidéo de concert de cette chanson. Je vous propose tout de même un enregistrement fait à l'Olympia en 1968:



Le style de guitare rythmique, tel qu'on peut l'entendre sur Little Wing (ou encore sur Bold As Love), est inspiré, en plus complexe, de celui développé par Curtis Mayfield, reconnu par Hendrix comme l'une de ses influences majeures.

Quant aux paroles, ah, les paroles... Hendrix raconte qu'elles sont basées sur une histoire indienne très simple : "J'ai eu l'idée alors que nous étions à Monterey et que je regardais tout autour de moi. J'ai imaginé que je prenais toutes ces choses et que je leur donnais la forme d'une fille, et que je l'appelais Little Wing, et qu'ensuite, elle s'envolait tout simplement. Tout volait , et il y avait vraiment une bonne ambiance...
Little Wing est comme une de ces filles magnifiques qui viennent à vous parfois. Little Wing était une fille très douce qui vint à moi en m’offrant sa vie et plus si j'avais voulu."
No comment...

Little Wing a été reprise assez fréquemment, surtout par d'excellents guitaristes. Une des versions les plus connues est celle du grand Stevie Ray Vaughan. Je vous propose un superbe live à Cologne, au festival Rockpalast, en 1984. Un instrumental de 8 minutes...



Mais le guitariste qui a le plus interprété Little Wing, c'est Eric Clapton. Et oui, encore lui !!! D'abord, le 9 septembre 1970, Clapton enregistre une version de Little Wing avec son groupe de l'époque, Derek and the Dominos. Il invite, pour participer à cet enregistrement, un autre grand guitariste, Duane Allman (photo ci-contre).

Neuf jours plus tard, Clapton apprend la mort de son ami et rival professionnel, Jimi Hendrix. En son hommage, Little Wing, sera ajoutée à l'album du groupe qui sortira peu après. Cet album, c'est Layla And Other Assorted Love Songs, sur lequel se trouve la fabuleuse chanson, Layla, qui sera deux ans plus tard un grand tube partout dans le monde.
Duane Allman, qui a joué un grand rôle dans cet album, se tue un an plus tard dans un accident de moto. Voici la version de Derek and the Dominos :



Près de 40 ans plus tard, toujours Clapton, avec The Allman Brothers, le groupe créé en 1969 par Duane Allman :



Allez, je poursuis avec Clapton, encore... cette fois, en duo avec Sheryl Crow dans un concert de charité :



Et pour finir avec Clapton et boucler la boucle avec Santana, les voici tous les deux pour une autre version de Little Wing, lors d'un concert à Denver en 1975. Ça dure 10 minutes et c'est que du bonheur !



On reconnait bien la Santana touch !

Encore un grand guitariste (ou plutôt trois) et encore un live à Denver, mais 30 ans après le précédent. Il s'agit de Joe Satriani avec son "groupe" de live, G3, dans sa configuration 2003, c'est à dire avec Steve Vai et Yngwie Malmsteen. Les amateurs de guitare apprécieront...



J'aime aussi beaucoup l'interprétation de Toto, ici à Paris, en 1990. Steve Lukather est également un excellent guitariste :



Je vous propose aussi la version d'un bassiste que j'adore, Sting. Sur cette vidéo d'un concert à Berlin en 1988, il joue de la guitare (mais pas la guitare solo...). Cette version de près de 9 minutes est excellente :



Je terminerai cette longue liste de covers par des interprétations féminines. D'abord, une autre bassiste, Johenne Napolitano et son groupe Concrete Blonde, en 1994 :



Enfin, une version un peu décalée mais non moins superbe, par les Irlandais du groupe The Corrs.
Belle chanson, belle voix, belle fille... avec à la guitare, un certain Ron Wood (pour ceux qui l'ignoreraient, il est le guitariste d'un petit groupe britannique, les Rolling Stones) !



Voici qui conclut en beauté une série que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire et à vous proposer.

lundi 18 octobre 2010

Une vie de vrai gars !!!

Non, je vous rassure, je ne suis pas devenu subitement un gros macho... j'ai choisi ce titre pour deux raisons.
La première, c'est que "Une vie de vrai gars" est le nom d'une web-série dérivée de Contrat d'Gars. Il s'agit du programme imaginé et développé par deux humoristes québécois qui me font beaucoup rire, Jonathan Roberge et Alexandre Champagne, qui poussent à l’extrême le concept du "vrai mâle".

Si vous ne les connaissez pas, j'ai fait un petit article sur eux en janvier dernier. Et voici le teaser de cette série, qui date de l'année dernière (vous allez voir, c'est viril...) :



Si je vous parle d'eux, c'est que jeudi sortait le premier épisode de la 3ième saison de Contrat d'Gars. Cette nouvelle saison marque un tournant dans l'histoire de cette web-série puisque les deux compères se sont "maqués" avec une chaine québécoise, V télé, qui assurera la diffusion exclusive des capsules sur son site.
J'imagine que c'est une sorte de consécration pour nos deux amis et que cela leur permettra de continuer à financer leurs délires. En ce qui me concerne, c'est une mauvaise nouvelle car, du coup, les vidéos (y compris celles des deux premières saisons) sont visibles seulement par les internautes québécois.

Heureusement, on trouve presque tout sur YouTube, ce qui me permet de proposer à mes lecteurs français, le premier épisode de cette nouvelle saison :



Toujours aussi barrés tous les deux. Personnellement, je suis un peu déçu par ce premier épisode. Je ne sais pas si c'est parce que je me suis habitué à leurs délires et qu'ils ne me surprennent plus. J'espère juste que ce n'est pas ce partenariat avec un diffuseur "officiel" qui enlève un peu de fraîcheur (si l'on peut utiliser ce terme pour Contrat d'Gars...) et de spontanéité au programme.
Nous verrons bien avec les prochaines capsules...

La seconde raison du titre de cet article, c'est que ce même jeudi, j'ai passé une soirée de mecs, avec mes amis Vincent et Rémy. Un soirée, rugby, bière, saucisses...
L'équipe de Montpellier affrontait, à 20h45, les Newcastle Falcons dans le cadre de la Challenge Cup, la seconde coupe d'Europe de rugby. OK, Montpellier n'a pas encore réussi à se qualifier pour la "vraie" coupe d'Europe, la H Cup ("H", c'est pour Heineken...) mais cela ne saurait tarder.
Bref, mes deux potes et moi, nous nous sommes retrouvés au stade du Manoir à 19h30. Après avoir acheté nos places, nous sommes allés boire une bière à la bodega du stade. Nous avons mangé un excellent sandwich saucisse-frites et avons dégusté un deuxième petit demi. Des vrais gars, quoi !!!

Pour une fois que nous arrivions tôt, nous avons pu assister à l'échauffement de nos joueurs qui avait lieu devant notre tribune. Ils étaient encadrés par les deux entraîneurs arrivés en début de saison et qui font des miracles, Fabien Galthié et Eric Béchu. Souvenez vous, je vous en parlais le mois dernier dans un précédent article sur le rugby.
Voici quelques images de l'avant match :



Montpellier n'alignait pas ses cadres pour cette rencontre. Les internationaux n'étaient même pas sur le banc. Cela a donné l'occasion à des jeunes joueurs de briller. C'est le cas de Benoit Paillaugue, qui occupait, jeudi soir, le poste
de demi de mêlée. Nous l'avions remarqué comme demi d'ouverture au début de la saison précédente mais une blessure l'avait éloigné des terrains pendant sept longs mois.
Il revient en grande forme et il confirme ses talents de botteur. Il a été élu homme du match, à juste titre car il a très bien animé les avants et a marqué 22 des 32 points de Montpellier, tous au pied. Il a d'ailleurs fait un 100% au pied avec 8 réussites sur 8 tentatives (6 pénalités, 2 transformations).

Comme vous l'aurez compris, Montpellier a gagné le match. La première mi-temps a été plutôt ennuyeuse. Elle s'est achevée sur un score de 9 à 8 pour Montpellier, les Anglais ayant marqué le seul essai de cette première partie.
Après la pause, les Montpellierains sont revenus gonflés à bloc et nous ont fait un festival. Les Falcons ont été dépassés pendant
les 40 minutes, ils ont encaissé deux essais et n'ont pas marqué le moindre point.

Dans la vidéo suivante, que j'ai concoctée spécialement pour vous, vous pourrez voir l'entrée des joueurs sur le terrain, une belle phase de jeu des bleus avec un Paillaugue déchainé, une belle poussée des avants qui a failli se terminer en essai, le second essai de Montpellier et enfin les huit coups de pied du petit Benoit et sa sortie du terrain sous les ovations du public :



Bon, Newcastle n'est pas une grosse équipe mais ça fait plaisir de voir que Montpellier a un effectif suffisamment costaud pour remporter des matchs avec son équipe "B". Après le match, les gars et moi, on est retournés au bar pour se jeter une dernière p'tite mousse histoire de fêter la victoire...

Pour terminer en musique, et avec de la musique de mecs, je vous propose le nouveau morceau qui accompagne l'entrée des joueurs dans le stade, il fera plaisir à mon ami Yannick :

jeudi 14 octobre 2010

Fortunate Son !!!

Déjà le 8ième article consacré aux chansons reprises dans le dernier album de Santana, Guitar Heaven : The Greatest Guitar Classics of All Time. Le prochain sera probablement le dernier... il ne faut pas abuser des bonnes choses.

Je vais encore vous parler d'une chanson emblématique de la fin des 60's. Décidément, c'était vraiment une époque géniale, en tout cas, pour ce qui est du rock. Il s'agit de Fortunate Son, un des innombrables tubes de Creedence Clearwater Revival.

En voici la version de Carlos accompagné, pour la partie vocale, par Scott Stapp, l'ancien chanteur du groupe Creed. Une version à la Santana... ce n'est pas mon interprétation préférée sur l'album.



Fortunate Son est sortie sur le 4ième album de C.C.R., Willy and the Poor Boys, et également en single en 1969.

Voici la version studio :



Cette toune me fait immanquablement penser à un de mes films préférés, Forrest Gump. Elle figure sur la bande originale du film et accompagne la scène où Forrest part à la guerre du Vietnam. D'ailleurs, Fortunate Son apparaît dans la musique de plusieurs films et séries sur en rapport avec ce conflit. Et pour cause, il s'agit d'un hymne virulent contre la guerre du Vietnam, et en même temps d'un soutien aux soldats américains envoyés dans la jungle indochinoise.

Adoptant le point de vue d'une nouvelle recrue envoyée au front, la chanson dénonce le favoritisme qui a cours au sein de l'armée américaine, où les"'fils de" sont gardés loin des combats, surtout lorsqu'il s'agit de fils d'hommes politiques ou de millionnaires.

Voici un petit live d'époque :



Selon John Fogerty, chanteur du groupe et compositeur de la chanson, Fortunate Son a été indirectement inspirée par David Eisenhower (petit-fils de l'ex-président des USA, Dwight Eisenhower), qui a épousé, en 1968, Julie Nixon, la fille de Richard Nixon (qui sera président en 1969). En observant ce qui se passait autour de ce mariage, Fogerty s'est dit que tout ce beau monde n'avait vraiment rien à foutre des soldats qui mourraient au Vietnam.

Voici Fogerty en concert à Los Angeles en 2005 :



Les membres de Creedence Clearwater Revival se séparent en 1972 après avoir produit certains des plus grands tubes du rock américain. John Fogerty poursuivra un carrière solo. Son frère, Tom, tentera aussi sa chance tout seul mais sans grand succès. Il décédera de la tuberculose en 1990.
Quant aux deux autres membres du groupe, Doug "Cosmo" Clifford, le batteur, et Steward "Stu" Cook, le bassiste, ils prennent une retraite dorée entrecoupée de collaborations épisodiques. Et puis, en 1995, ils se réunissent à nouveau pour former un groupe, avec trois autres musiciens, Creedence Clearwater Revisited, essentiellement dédié à la scène.

Et c'est ce groupe qui était la tête d'affiche du FestiVoix 2009, mon premier, le début de mon aventure trifluvienne... C'était le 28 juillet 2009, je n'avais pas encore de caméra vidéo (d'où la piètre qualité de l'image) et C.C.R. nous avait joué Fortunate Son :



Comme d'habitude, je vous ai sélectionné quelques reprises intéressantes de ce classique du rock.

Je vais débuter par le petit groupe irlandais qu'on retrouve souvent dans mes articles. Décidément, U2 a fait beaucoup plus de covers que je ne l'imaginais...



L'interprétation des Irlandais est très personnelle, à la U2... j'aime beaucoup.
En revanche, celle de Pearl Jam est plus proche de l'original :



Quant à la version de Cat Power, alias Chan Marshall, elle est un peu plus calme, ce qui n'empêche pas la miss de se donner à fond :



J'aime bien aussi l'interprétation funk-jazz de Ian Neville...



... mais la version que je préfère est incontestablement celle de l'Haïtien Wyclef Jean :



Pour conclure, je vous propose de retrouver le créateur de Fortunate Son, John Fogerty, en duo avec le Boss du rock américain, qui a l'air de l'apprécier :


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