mercredi 8 juin 2011

FestiVoix 2011... ma sélection !

Ces derniers temps, j'ai un peu laissé de côté le sujet principal de ce blog, à savoir le FestiVoix de Trois-Rivières. Il faut dire que j'étais pas mal occupé par le festival K-Live de Sète, et puis par le rugby...
Je me rends compte que mon festival préféré débute dans tout juste 3 semaines et que je quitte Montpellier pour le Québec dans 15 jours. Il est donc temps que je m'y remette un peu.

Depuis quelques semaines, la programmation complète du FestiVoix 2011 est disponible sur le site Web du festival. En fait, les noms des artistes des deux scènes principales, celle des Voix Populaires et celle des Voix Multiples, avaient déjà été dévoilés, progressivement, courant avril et mai.

Cependant, il ne faut pas oublier que le FestiVoix comporte 8 autres scènes avec des programmations tout aussi intéressantes. C'est d'ailleurs souvent sur ces scènes "secondaires" que je découvre des groupes ou des artistes super sympa.

J'ai commencé à me plonger dans cette vaste programmation (plus de 70 groupes ou artistes différents) afin de faire une sorte de planning des spectacles auxquels j'aimerais assister (planning que je n'arrive jamais à respecter, mais bon...).

Je vous ai déjà parlé des principaux artistes que je ne raterai pas sur les deux grandes scènes (INXS, KC & the Sunshine Band, Joan Jett, Fabiola Toupin, Elisapie Isaac, Bet.e, Ingrid Saint-Pierre, Radio Radio, Damien Robitaille, Xavier Cafeïne...).
A part qu'un détail m'avait échappé dans la programmation de la scène Loto-Québec des Voix Populaires, la présence de Marie Alexe Morin (photo ci-contre) en première partie, le dimanche 10 juillet.

Cette jeune chanteuse trifluvienne s'est déjà produite plusieurs fois au FestiVoix. L'année dernière elle m'avait enchanté sur la scène des Voix de la Relève. Souvenez-vous de ce petit brin de fille avec un voix magnifique :



Je serai ravi de l'applaudir à nouveau cette année.

D'ailleurs, sur les autres scènes, il y a quelques autres artistes que j'ai déjà vus en concert et qui m'avait bien plu.
Par exemple, le groupe Random Recipe, de Montréal, qui propose une musique énergique, plutôt rap mais avec des influences très diverses. Les filles et leurs musiciens s'étaient produits le premier soir du FestiVoix 2010 à l'Embuscade dans une ambiance survoltée.
On les retrouvera cette année, le 8 juillet, sur la même scène, celle des Voix Emergentes et je n'ai aucun doute sur le fait qu'elles y mettront le feu !

C'était l'an dernier :



A l'Embuscade toujours, deux jours avant, je pourrai revoir Atomic Baobab, un groupe de funk-rock trifluvien également très énergique. Je les ai ratés l'année dernière sur la scène de la Relève mais j'avais eu l'occasion de les voir brièvement le premier soir, sur la grande scène, en première partie des Cowboys Fringants.

J'aime beaucoup ce qu'ils font et je ne manquerai pas leur show cette année.



Enfin, dans la famille "j'ai déjà vu et reverrai avec plaisir", je voudrais "les filles". Triaz avait cartonné en 2010 parmi les ensembles vocaux des Voix Publiques. En 2011, les trois filles remettent ça et en plus, elles se produisent au Zénob le 7 juillet, sur la scène des Voix Poétiques. Un lieu que j'adore et qui, sans nul doute, leur conviendra à merveille.

Voici ce dont les trois amies de Triaz sont capables :



Dans la famille "j'ai raté l'année dernière et j'ai une deuxième chance cette année", je voudrais Marie-Josée Lord. Cette chanteuse québécoise, d'origine haïtienne a enchanté le public de la scène des Voix Lyriques, l'année dernière. Toutes les personnes qui étaient présentes n'ont pas tari d'éloges sur la prestation de la cantatrice.

Je ne suis pas vraiment fan de chant lyrique, mais il faut être ouvert à tout et je pense que j'irai y faire un petit tour. D'autant que je n'ai pas mis les pieds à la Maison de la Culture de Trois-Rivières en 2010.



Dans la famille "je connais mais j'ai jamais eu l'occasion de le voir en concert donc je suis ravi de pouvoir le faire au FestiVoix", je voudrais Bernard, Bernard Adamus.

Comment vous dire ? Encore un artiste qui a su se créer un univers bien à lui, et bien particulier. Vous pourrez le constater en visionnant le clip du premier single de son dernier album, Brun.
Pour la petite histoire, ce clip a été tourné dans les Laurentides, au chalet et au lac où j'ai passé le week-end de mon arrivée au Québec, l'été dernier. Incroyable, non ? Enfin, pas si incroyable que ça... mais je vous en donnerai la raison dans un prochain billet.

J'en profite pour faire un clin d’œil à Anita et Michel, Monique et Arturo ainsi qu'à Nicole (que j'ai vue à Montpellier il y a quelques jours) avec qui j'avais passé cet excellente fin de semaine.



Je terminerai cette première sélection par la scène des Voix Jazz, qui se situera cette année pour la première fois dans le jardin des Ursulines, au bistrot SAQ. Une des chanteuses programmée a particulièrement attiré mon attention car en dessous de son nom est mentionné "Bossa Nova / Jazz / Swing", tout ce que j'aime.
Il s'agit d'Emilie-Claire Barlow, une chanteuse canadienne qui a une voix parfaite pour ce style de musique. Je me vois déjà, attablé avec des amis, dans le cadre magnifique du jardin des Ursulines, sirotant un verre de vin en écoutant la douce Emilie-Claire.

C'est avec elle que je conclurai ce billet, avec une reprise de Don't Think Twice, It's Alright de Bob Dylan :



Vivement le 30 juin !!!

lundi 6 juin 2011

Stade de France.... Ici, ici, c'est Montpellier !!!

Je pense que je reviendrai, dans un prochain billet, sur la formidable saison du Montpellier Hérault Rugby, notre belle équipe, qui a fait rêver ses supporters, comme votre serviteur, jusqu'au dernier match du championnat.
Et ce dernier match du Top 14 va être le sujet de cet article ci, ou plutôt mon aventure pour aller au Stade de France assister à cette finale.

Car j'ai eu la chance de pouvoir "monter" à la capitale pour soutenir mon équipe pour sa première finale de championnat de France face à Toulouse, l'équipe la plus titrée de l'hexagone, 18 titres avec celui de samedi.

Car les petits Montpelliérains ont perdu face au rouleau compresseur toulousain. Mais l'important n'est pas là... même si la victoire aurait été belle ! L'essentiel, c'est d'avoir été jusqu'au bout, sans trembler, en continuant à produire un beau jeu, comme pendant l'ensemble de la saison. D'ailleurs, le match s'est achevé sur le score serré de 15-10 pour le Stade Toulousain, avec un seul essai pendant le match... marqué par Montpellier.

Mais revenons-en à mon périple au Stade de France. Comme vous le savez, en raison du festival K-Live, je n'avais pu, à mon grand regret, assister à la demi-finale contre le Métro Racing, à Marseille. Heureusement, mon ami Vincent avait assuré avec brio son rôle d'envoyé spécial au Stade Vélodrome.
Les supporters montpelliérains étant très nombreux à cette occasion, un nouveau slogan avait fleuri : "Ici, ici, c'est Montpellier !!!". Il fut également celui de la finale et de mon aller-retour parisien, d'où le titre de cet article.

Car ce fut un véritable aller-retour ! Quand mes amis Gaëlle, Vincent et moi-même avons décidé que nous ne pouvions pas rater ce match historique, surtout qu'aucun d'entre-nous n'était encore allé au Stade de France, l'option train ne nous emballait pas (pas souple, trop cher...).
Alors, nous nous sommes dits que nous étions jeunes et fous et qu'on pouvait bien aller à la capitale en voiture... 7 heures de route, c'est rien ! L'ami Florent nous a rejoint dans ce délire et nous avons, tous les quatre, quitté Montpellier, samedi à 9h15, sous la pluie.

Une pause déjeuner à Clermont-Ferrand nous a permis, en passant, de rendre un petit hommage au Champion en titre, l'ASM Clermont-Auvergne, tombé cette année en demi-finale contre nos adversaires du jour.
Arrivé à Massy-Palaiseau, dans la banlieue sud de Paris vers 16h15, nous avons pris le RER pour traverser la capitale et nous rendre à Saint-Denis où se situe le stade. Mes lecteurs québécois remarquerons que j'arborais pour l'occasion une casquettes des Canadiens de Montréal...

Arrivés aux abords du stade, nous avons bu quelques petites bières bien méritées et avons pu constater que quelques supporters toulousains n'en étaient pas à leur première.
Ceci dit, nous avons discuté avec certains d'entre eux et, comme toujours au rugby, l'ambiance était très fraternelle. De nombreux toulousains nous ont félicité pour la saison du MHR et la qualité du jeu de notre équipe. C'est aussi ça le rugby !

Un truc qui est clair, c'est que les supporters de Toulouse étaient largement mieux organisés que nous. Beaucoup avaient affrétés des bus et ils prenaient l'apéro sur le trottoir, sur des tables de camping avec pastis, eau fraiche et glaçons.

Après avoir grignoté un sandwich, nous sommes enfin entrés dans le stade, impatient que nous étions de découvrir cette immense arène. Et nous n'avons pas été déçus, c'est magnifique !

Nous étions dans le stade plus d'une heure et demi avant le début du match et nous avons pu en profiter à fond. Nous avons vu l'arrivée des joueurs de Montpellier, dont certains, comme nous, découvraient l'endroit. Ce qui n'était pas le cas de notre ouvreur, François Trinh-Duc (photo ci-contre), titulaire de l'équipe de France et habitué des lieux.

Après avoir assisté à l'échauffement de notre équipe juste devant nous (nous étions au 12ème rang), nous avons pu voir le fameux Bouclier de Brennus. Vous découvrirez tout cela sur la vidéo qui suit, ainsi que la présentation de l'équipe de Montpellier, et surtout l'ambiance qui régnait dans le cop montpelliérain où nous étions.
"Ici, ici, c'est Montpellier !!!"



Et puis, à 20h45, le match à débuté. Le coup d'envoi a été donné sur une Marseillaise improvisée, et dès les premières minutes, nous avons su que ce serait une finale engagée, très engagée.
Montpellier a été dominé pendant les 20 premières minutes mais Toulouse a manqué de réalisme et n'a pas réussi à marquer. Il faut dire que son buteur, David Skrela, n'était vraiment pas inspiré samedi soir.
Les Montpelliérains étaient survoltés et, comme d'habitude, très forts en défense. Ils ont même réussi à retourner la mêlée toulousaine, pourtant quasiment dans l’en-but bleu.

Et puis, sur un exploit individuel de Nagusa, son ailier fidjien, le MHR a réussi à marquer un très bel essai. A la mi-temps, nous menions 7 à 3 et commencions vraiment à y croire. J'étais d'ailleurs, moi-même, très confiant !!!

Surtout que dès la reprise, les bleus aggravaient le score sur une superbe combinaison qui se concluait par un beau drop de Trinh-Duc. Ensuite, ce fut plus dur. Les Toulousains, costauds, ont commencé à squatter notre moitié de terrain et les bleus à multiplier les fautes. Heureusement, leur ouvreur continuait à enchaîner les pénalités infructueuses ce qui nous a permis de mener jusqu'à la 70ème minute.

A ce moment là, c'est finalement Bézy, le second buteur de Toulouse qui leur a permis de passer devant et de mener 15-10. Quel stress, c'était insoutenable. Nos petits montpelliérains se sont battus jusqu'à la dernière seconde pour essayer de remonter, mais en vain. Ils ont été héroïques, à l'image de leur capitaine, Fulgence Ouedraogo, qui malgré sa fracture à la main, s'est battu comme un lion et s'est fait marcher dessus plus d'une fois.

Vous pourrez voir l'essentiel de ces actions sur la vidéo que j'ai concoctée spécialement pour vous. "Ici, ici, c'est Montpellier !!!"



Bien sûr, quand le sifflet final a retenti, la déception dans nos rangs était immense. Si encore on s'était pris une raclée, on se serait fait une raison. Mais là, on est passé à deux doigts de l'exploit, on a failli ramener le bouclier à Montpellier. Ceci dit, l'ambiance était tellement bonne et le parcours de notre équipe tellement génial que nous avons continué à profiter de ce moment exceptionnel.

L'après match fut très sympa. D'abord, Luis Picamoles, ancien joueur vedette de Montpellier, est allé saluer ses ex-coéquipiers, dont Julien Thomas, avec qui il s'était un peu fighté pendant le match.
Ensuite, les joueurs du MHR se sont regroupés et leur capitaine, Fufu, leur a fait un discours pour leur remonter le moral avant d'aller répondre aux journalistes.
Les bleus sont tous venus nous remercier de les avoir encouragé jusqu'au bout et sont montés à la tribune présidentielle pour recevoir leur médaille de vice-champion.
Après, ce fut au tour des Toulousains d'y aller pour récupérer le Brennus, bouclier qu'ils ont exhibé tout autour du stade. Picamoles l'a même présenté à notre tribune, comme s'il voulait qu'un petit bout de ce trophée revienne à Montpellier.

La plupart des joueurs du Stade Toulousain sont d'ailleurs venus saluer les supporters montpelliérains, ce que j'ai trouvé très sympa. Voici le film de l'après-match :



Pour finir la soirée en feu d'artifice, nous avons eu droit à un spectacle pyrotechnique plutôt sympa. Il a failli se terminer en catastrophe car un gars a traversé tout le stade, à travers les pétards, pour aller en éteindre un, justement. Taré le type !!!
Et tout ça aussi, je l'ai filmé pour vous :



Vers minuit, nous avons repris le RER pour Massy Palaiseau. A 1h, nous avons quitté la région parisienne, sous la pluie. Et après une nuit de route, Gaëlle, Vincent, Florent et moi sommes arrivés à Montpellier à 8h du mat, épuisés mais heureux de cette aventure.
Je sais, on est tarés, mais c'était trop cool !

Nous nous sommes retrouvés l'après-midi sur la place de la Comédie pour aller applaudir nos joueurs à leur retour de Paris. Comme il se doit, ils étaient aux balcons de l'opéra. Nous n'étions que quelques centaines de supporters, peut-être un peu plus d'un millier (2000 selon la police)... un peu décevant mais on ne s'improvise pas ville de rugby en une nuit.

Les petits bleus avaient l'air heureux. Fufu nous a dit qu'il aurait aimé nous ramener le bouclier... Et puis, tels des rugbymen qui se respectent, ils nous ont chanté une bonne chanson paillarde.

Moi, en tout cas, il fallait que je soit présent pour les remercier de tout le plaisir qu'ils m'ont apporté pendant cette saison phénoménale.
A l'année prochaine les gars, pour la H Cup et le Brennus !!!

vendredi 3 juin 2011

K-Live 2011 part 2.... Gonzales juste génial !!!

La suite de mon aventure K-Live, le deuxième jour des concerts, a été encore plus riche que la veille. Après le magistral concert de Gonzales, ici en photo avec l'emblème du festival (merci à Eric Foucher pour cette excellente prise de vue), la journée s'est terminée en apothéose à la Praïa des Trois Digues.
Mais avant cela, ce samedi 28 mai avait été bien chargé. Je l'ai passé, jusqu'en fin d'après-midi, avec les organisateurs, des partenaires et quelques journalistes venus pour l'évènement.

Nous avons commencé par une visite du Musée à Ciel Ouvert, florilège d’œuvres des artistes d'art urbain invités par le festival depuis 2008, L'Atlas, Poch, M. Chat et Epsylon Point. Je consacrerai prochainement un article à ce dernier, pionnier du pochoir et personnage très sympathique, avec qui j'ai eu la chance de passer pas mal de temps.
Cette ballade dans Sète, sous le soleil du Midi, était commentée par Emmanuel de Brantes, parrain du festival (photo ci-contre... encore merci Eric). J'ai côtoyé cet homme cultivé et charmant pendant plusieurs jours, un vrai plaisir !

Après un déjeuner très sympa dans le patio du superbe Hôtel de Paris, nous avons visité les ateliers de deux artistes sétoises aux univers très différents, mais plus qu'intéressants, Claudie Dadu et Elisa Fantozzi. Une première partie de journée très plaisante et très enrichissante.

Avant de vous conter la seconde partie de la journée, je vous propose un petit avant goût de la star de la soirée, le délirant Chilly Gonzales, un vrai virtuose du piano. Vous verrez, au début de la 2ème minute, qu'il interrompt son jeu pour intimer le silence à un spectateur... qui deviendra sa tête de turc pendant tout le concert :



Avant de vous raconter le concert de Gonzo (car il mérite vraiment d'être raconté...), un petit mot sur les premières parties.

C'est un autre pianiste, mais de Montpellier celui-ci, qui a débuté, Arno Riva. Il nous a proposé une musique parfaite pour une entame de soirée, à base de piano, de synthé et surtout rythmée par sa spécialité, le human beatbox. J'ai vraiment apprécié ses multivocalismes, alternant boite à rythme et yahourt et je le reverrai avec plaisir en concert.
Fan des années 70 et 80, Arno nous a fait de nombreuses reprises, de pop, de rock ou encore de bossa nova (et vous savez que j'adore ça !).



Les suivants à monter sur scène étaient quatre, quatre jeunes garçons aux allures de geeks, visiblement bidouilleurs de synthés, de vieilles boîtes à rythmes, et accro de guitare. Phyltre, un groupe d'Avignon, nous a servi un rock français aux inspirations 80’s, dérivant régulièrement vers la new wave.
D'ailleurs, le chanteur avait l'air de cultiver une certaine "Nicolas Sirkis attitude" :



Et enfin, l'artiste tant attendu, le génial Chilly Gonzales, est arrivé... en peignoir et pantoufles. Je l'avais croisé en début d'après-midi à l'Hôtel de Paris et je m'étais permis de lui dire deux mots. Mais j'avais surtout hâte de le voir sur scène, depuis plus de deux mois que je savais qu'il serait présent sur la merveilleuse scène du Théâtre de la Mer et que je m'étais vraiment intéressé à l'homme.

Personne ne savait vraiment à quoi s'attendre pour ce Piano Talk Show annoncé. Un concert, des sketches, des délires ? En fait, ce fut un mélange de tout ça, comme seul un artiste réellement atypique et déjanté peut le faire.

Gonzales était déjà passé au Théâtre le Mer il y a quelques années et il nous a raconté une histoire qui datait de cette époque là, avant d'enchaîner avec The Grudge, une chanson que j'adore.



Pendant tout le show, il a alterné musique, chant, anecdotes personnelles drôlissimes et performances scéniques. Le spectacle était très interactif et Gonzales a largement sollicité le public, notamment en nous faisant fredonner pour l'accompagner.

En milieu de morceau, il n'a pas hésité à s'interrompre pour nous admonester car nous ne chantions pas avec assez d'entrain. Je vous recommande ce passage (entre 4'30 et 5'30), il y interpelle le gars qui l'avait gêné en début de concert en parlant trop fort.

Vous verrez, c'est à se plier en deux :



Avant la chanson suivante, il a poursuivit son jeu avec "le gros con" qu'il avait en ligne de mire. Puis, il nous a expliqué comment il avait composé un de ses plus grands succès, Never Stop, un morceau que vous connaissez tous pour l'avoir entendu dans la publicité pour une célèbre tablette (d'une marque de fruit).

Il n'a d'ailleurs pas hésité à sortir la tablette, à s'en servir comme instrument et comme accompagnement du piano... un grand moment du concert !
Je vois et je revois ces vidéos depuis dimanche et je me m'en lasse pas. J'y découvre à chaque fois de nouveaux détails qui me font mourir de rire !



Il y a un morceau très doux de Gonzales que j'aime beaucoup, c'est Gogol. Il nous l'a joué... mais assis par terre sous le clavier, à l'aveugle. Ce type est fou !



Et puis, Gonzo a demandé l'aide d'une personne du public. Il a fait monter une jeune fille sur scène et, après lui avoir dit qu'elle était trop "bonne" pour l'accompagner, il l'a installée au piano et lui a montré ce qu'il fallait qu'elle fasse.

Au début, j'ai cru que cette petite Mégane était une complice. Mais après le concert, j'ai eu l'occasion de papoter avec elle et ce n'était pas du tout le cas. Elle s'en est très très bien sortie, comme vous pourrez le voir sur cette vidéo de You Snoooze You Lose, un excellent rap comme seul Gonzales sait les faire :



Comme vous avez pu le constater, cet artiste fou a terminé la chanson debout sur le clavier. Le loueur de piano, qui était en backstage, a faillit faire une attaque quand il a vu ça. Mais ce n'était rien par rapport à ce qui allait suivre.

Chilly Gonzales a fait un reprise de King of Pain, la célèbre chanson de Police. Pendant le morceau, il a commencé à faire bouger le piano en suggérant de rentrer en coulisse de cette manière...



Je sais, cet article est très long et regorge de vidéos mais j'ai tellement apprécié ce show que je n'ai pas pu m’empêcher de vous en proposer l'essentiel. D'ailleurs, je terminerai sur Gonzales par un autre morceau que j'adore et qu'il a magistralement interprété, Take me to Broadway :



Après le concert, Gonzales nous a rejoint dans le carré VIP pour boire un verre et il a même suivi à la Praïa pour l'after. Et franchement, il a bien fait car c'était absolument fabuleux. Déjà, la veille, l'ambiance était excellente, mais là, il y avait trois fois plus de monde et c'était complétement fou.

Il y avait du monde devant la scène, au bar, autour de tables sur le sable, sur des transats ou encore dansant sur la plage, c'était incroyable.



Comme la veille, la prog était mortelle. Le duo parisien Christine nous a sorti une bonne électro, bien efficace et bien dansante.

C'est surtout le rappeur de Chicago, Soulstice, que j'ai kiffé. Je ne suis pas un fan de rap ou de hip-hop, mais là, j'avoue que je me suis éclaté. Le gars est talentueux, sympathique et il a enflammé la scène de la Praïa. Je suis incapable de dire combien de temps Soulstice a fait le show mais ça valait vraiment le détour.

Pendant son set, des danseurs de hip-hop se sont mis à tournoyer, entrainés par cette chaude musique :



Après avoir admiré le lever de soleil sur le mont Saint-Clair, chose que je n'avais pas faite depuis mes années d'étudiant, je suis rentré me coucher, vanné mais heureux !!!

Pour conclure, je voudrais féliciter et remercier encore mes nouveaux amis de K-Live, qui ont concocté un festival formidable et qui m'ont permis de passer quelques jours tout simplement géniaux.

Ils ont pris la pause pour immortaliser cette soirée magique : Clément au centre, grand maître des afters, co-producteur de la soirée Gonzales avec Myriam et Mathieu, qui l'entourent, et enfin Crystel, à gauche, et Laurent, à droite, les deux grands chefs de l'organisation.

K-Live 2011 est terminé, Vive K-Live 2012 !!!
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