jeudi 9 décembre 2010

Let's Dance... again !!!

Le mois dernier, je vous ai proposé un article sur Let's Dance, le tube planétaire de David Bowie sorti en 1983 sur l'album du même nom. En rédigeant cet article, et notamment en faisant des recherches sur les reprises de la chanson, je me suis rendu compte que la danse était un thème récurant dans les tubes des 80's. Il y a même tout un tas de morceaux anglo-saxons qui contiennent les mots "dance" ou dancing" dans leur titre.
J'en ai sélectionné 10 que j'ai particulièrement aimées et que j'aime toujours. Je vais vous les proposer dans l'ordre chronologique.

D'ailleurs, j'ai un peu triché car la première est sortie dans les 70's, précisément en 1979. Il s'agit de Dance This Mess Around de l'excellent groupe américain The B-52's. Je ne pouvais pas ne pas la mentionner. En effet, j'ai beaucoup dansé sur son rythme entrainant, bien longtemps après sa sortie, ainsi que sur les autres morceaux de l'excellent premier album du groupe, Rock Lobster et surtout Planet Claire.
Rappeler vous de leur new wave colorée :



En 1980, le groupe de punk rock britannique, Generation X, sort un single qui figurera en 1981 sur leur dernier album, Kiss me deadly. Mais la chanson ne connaîtra un réel succès que quelques mois plus tard quand elle sera reprise par le leader du groupe qui entame un carrière solo. Le chanteur s'appelle Billy Idol et la chanson Dancing with Myself, ce sera son premier gros succès.

Idol propose un version un peu plus pop que l'originale mais elle reste tout de même assez pêchue, j'adore !



L'enchainement n'est pas évident, mais en 1982, Kool and the Gang nous invitaient à danser avec Let's go dancing. A l'époque, j'étais un peu jeune, mais j'aimais bien Kool and the Gang.



Un tube bien sympa, que j'ai réécouté avec plaisir le 3 juillet dernier au FestiVoix où Kool and the Gang se produisait. Une bonne soirée passée avec Tonton Alex et sa petite famille, que je salue. En souvenir de ce bon concert et surtout de ce génial FestiVoix, voici la vidéo que j'ai tournée de ce live :



Je ne sais pas si vous vous souvenez de l'émission de télé de Sydney, en 1984, H.I.P. H.O.P., entièrement consacrée à la culture hip-hop. Et bien, la chanson suivante me fait immédiatement penser à ce programme.

En 1982, Keith Rodgers, musicien new-yorkais et animateur d'une émission radio consacrée au rap rencontre Jacques Morali et Henri Belolo, les producteurs (français) du groupe Village People. Les trois compères s'associent avec trois New-Yorkais spécialistes de breakdance et sortent un titre qui connaîtra un succès phénoménal, Street dance.
Je me souviens que ce titre, et son clip, ont fait l'effet d'une bombe quand ils ont débarqué en France en 1983.



Quand je suis arrivé en classe de seconde, en 1986, je suis tombé sur un prof d'anglais un peu spécial qui nous faisait travailler sur les textes des chansons d'un album de Bruce Springsteen sorti deux ans plus tôt, Born in the USA. C'était plutôt sympa. Pourtant ce prof n'était pas tout jeune. En effet, il avait mon père comme élève plus de 20 ans auparavant.

De ce superbe album du Boss, qui fit un énorme carton en 1984 et l'année qui suivit, furent extraits pas moins de 7 singles qui furent tous des succès planétaires, comme la très entrainante Dancing in the Dark :



Vous vous souvenez d'Ultravox ?
Non ? Pourtant c'est un groupe qui a marqué la fin des 70's et les 80's avec son mélange de pop électro et de new-wave très britannique. En 1984, le groupe sort un de ses singles qui aura le plus de succès, Dancing With Tears in My Eyes. Ce tube se placera dans les 10 premières places de la plupart des Hit Parades européens.
Pour moi, il est assez représentatif de la new wave britannique, de bonne qualité, qui essayait de se faire une place, dans les 80's, au milieu des grosses productions américaines à la Michael Jackson, ou à la Springsteen.



En 1985, on retrouve David Bowie, avec son pote Mick Jagger, en train de danser dans la rue. Dans le cadre du méga concert de charité Live Aid, les deux compères reprennent un vieux tube de Martha and the Vandellas datant de 1964. Cette chanson écrite par Marvin Gaye, William Stevenson et Ivy Jo Hunter a été reprise par de nombreux artistes avant que les deux superstars anglaises ne se l'approprient. On compte par eux les Kinks, The Mamas & the Papas, Little Richard, Grateful Dead ou encore Van Halen.

Je trouve la reprise de Jagger et Bowie très sympa, très gaie, très dynamique... très 80's, en somme.



En 1986, Lionel Richie a sorti un superbe album, plein de chansons langoureuses sur lesquelles j'ai du frencher et aussi me prendre ramasser quelques râteaux, Ballerina Girl, Love will conquer all et bien sûr Say you, say me. Mais on y trouvait aussi une chanson beaucoup plus rythmée, qui a donné son titre à l'album, Dancing on the ceiling.
Oui, dansons sur le plafond Lionel !!!



Dans un style très différent, cette même année 1986, Alphaville, groupe de new wave allemand, sort son deuxième album, Afternoons in Utopia. Le premier, sorti deux ans plus tôt, a connu un énorme succès avec des tubes comme Big in Japan ou encore Forever Young. L'album suivant marchera presque aussi bien, notamment grâce à son premier single, Dance With Me :



Je terminerai par une très belle chanson de Sting, They Dance Alone (Cueca Solo), sortie en 1987 sur son deuxième album solo, Nothing Like the Sun. Un album très réussi puisqu'il contient également We'll Be Together et Englishman in New York.
La chanson fait référence au deuil des femmes chiliennes qui dansent la Cueca , la danse nationale du Chili, seules avec des photos de leurs proches disparus. Elle constitue un geste symbolique de protestation contre le dictateur chilien Augusto Pinochet, dont le régime a tué des milliers de personnes entre 1973 et 1990.



On dansait dans les 80's !!!

lundi 6 décembre 2010

Osaka Monaurail... get funky now !!!

Décidément, cet automne est riche en concerts sympa et surprenants. Après Nouvelle Vague, Eric McFadden, Caribou et Arcade Fire, j'ai assisté samedi soir à la performance d'un groupe japonais excellent, Osaka Monaurail.
Cette soirée était organisée dans le cadre des Cosmic Groove Sessions qui proposent deux fois par an une série de concerts très intéressants, comme celui de Soul Jazz Orchestra, auquel j'ai assisté au printemps dernier.

Pour en revenir au concert de samedi, c'est au JAM que ça se passait et c'était blindé. Pas très étonnant car Ossaka Monaurail se produit pour la cinquième année d'affilée dans notre bonne ville et a su créer un rapport privilégié avec le public montpeliérain. Et c'est grâce à Cosmic Groove, qui a été le premier booker en Europe à programmer le groupe nippon en 2006.

Avant de vous présenter le groupe, je vous propose un premier extrait du concert qui vous mettra dans l'ambiance :



Et non, vous ne rêvez pas, c'est bien le James Brown japonais que vous avez vu. Il s'appelle Ryo Nakata et il est à la tête d'un formation de neufs musiciens : un saxo, un trombone, deux trompettes, deux guitares, une basse, une batterie, le chanteur jouant également du clavier (mais ce n'est pas son fort...).

En 15 ans, ces stars nipponnes sont devenues une référence du funk contemporain. Leurs prestations scéniques énergiques très sixties enflamment toutes les scènes occidentales et c'était le cas au JAM samedi soir.
Le concert a commencé à 22h par une intro instrumentale d'un gros quart d'heure orchestrée par le saxo, véritable pilier du groupe :



Ensuite, le chanteur est arrivé sur scène sous les applaudissements du public et s'est lancé dans un show totalement délirant. Ce gars est vraiment habité par l'esprit de James Brown, ça relève quasiment de l'exorcisme. Il se donne à fond et les musiciens le suivent sans sourciller. Tout est réglé comme du papier à musique, au millimètre, tant au niveau du son que des chorégraphies.

D'ailleurs, à ce jeu là, c'est la section cuivre qui est la plus forte, proposant non seulement des pas de danse très sympa mais également des figures avec les instruments comme vous pourrez le voir sur cette vidéo :



Osaka Monaurail est un groupe de scène et tout est prévu pour faire le show. Les musiciens portent tous le même costume sombre très 60's agrémenté d'empiècements pied de poule aux épaules et aux poignets. Les cuivres ont également un petit chapeau noir à la Blues Brothers. D'ailleurs, le groupe japonais n'est pas sans rappeler l'esprit de la formation soul de Dan Aykroyd et John Belushi.

Vous remarquerez que contrairement à mes habitudes, je n'ai pas filmé des chansons entières mais juste des extraits de morceaux. Et pour cause, la plupart des chansons duraient entre 20 et 30 minutes laissant largement le temps à chaque musicien d'y aller de son petit solo.
Voici celui du bassiste qui, avec sa Fender Jazz Bass, proposait un son bien gras et très sympathique :



Osaka Monaurail a été créé en 1992 dans le cadre universitaire, le groupe était à l'origine composé d'une vingtaine de membres venant principalement du même club de jazz. En 1993, après l'université, Osaka Monaurail, alors formé de 13 musiciens, commence à se produire dans les bars et les clubs locaux. En 2000, le groupe sort son premier album What it is...what it was produit par Buddha Brand, célèbre groupe de rap japonais.

Le groupe a aujourd'hui à son actif plus de 5 albums et de nombreuses participations à des compilations. Mais c'est en live qu'il s'exprime le mieux, enchaînant les concerts presque tous les soirs durant une grande partie de l'année.

Ces japonais sont incontestablement des maîtres du funk mais, en bon musiciens, il s'y entendent aussi en matière de blues. Leur guitariste n'est pas vraiment un amateur :



Avec de nombreuses reprises de morceaux de la fin des années 60 et des années 70, on se serait cru, à certains moments dans des épisodes des Rues de San Francisco ou de Starsky et Hutch, ou encore dans des films de la Blaxploitation.

Après une heure et demi de spectacle, le groupe a quitté la scène au moment ou la salle était chauffée à blanc, les musiciens et le public sautant ensemble, au rythme du funk :



Heureusement, le groupe a accepté deux rappels sur scène et a assuré encore 45 minutes de concert dans une ambiance géniale. Le chanteur était toujours à fond et continuait à faire son show avec la complicité des musiciens. Une fin de concert excellente :



Finalement, après 2h15 de spectacles, nos amis japonais sont définitivement sortis de scène et je suis allé me coucher, content de ma soirée.


jeudi 2 décembre 2010

Y a-t-il un pilote dans l'avion ?

Dimanche dernier, Leslie Nielsen, comédien canadien, est mort à l'âge de 84 ans après une carrière bien remplie et pas banale. C'est justement pour ça que j'ai eu envie de lui consacrer un article. En effet, si on le connait surtout pour ses rôles comiques dans les années 80 et 90, il a un nombre impressionnant de films et de séries à son actif, et des plus variés.

Fils d'un officier de la police montée canadienne, Leslie Nielsen est né en 1926 à Regina, la capitale de la province canadienne du Saskatchewan. Il étudie à Toronto puis à New York et fait ses débuts à la télévision dès 1950. Les années qui suivent, il multiplie les apparitions dans les premières grandes séries américaines.

Ses premiers pas au cinéma ont lieu au milieu des années 1950. Très rapidement, il décroche l'un des rôles principaux, celui du commandant Adams, dans un film culte, Planète Interdite. Moi qui suis un fan inconditionnel de science-fiction, je me souviens avec bonheur de ce film que j'ai vu pour la première fois quand j'étais tout petit (pas dans les années 50, je vous rassure). Il m'avait impressionné par ses effets spéciaux et j'avais bien aimé le design de Robby le robot, qui en a inspiré bien d'autres par la suite.
En voici la bande-annonce :



Quelques films suivent mais Leslie Nielsen retourne sur le petit écran. Dans les années 60 et 70, il joue des seconds rôles dans la plupart des séries américaines de l'époque. C'est assez impressionnant, jugez vous mêmes : Rawhide, Les Incorruptibles, Le Fugitif, Les Mystères de l'Ouest, Bonanza, Des agents très spéciaux, Hawaï police d'État, Columbo, M*A*S*H, Les Rues de San Francisco, Cannon, L'Homme de fer, Kojak, Kung Fu, La croisière s'amuse, L'Île fantastique...

On le voit partout ! Son visage devient familier du public mais avec son look très propre sur lui, on ne lui propose pratiquement que des rôles sérieux de policiers, de médecins, ou d'officiers.
Au cinéma, on retient de cette époque son apparition en commandant, encore une fois, dans L'Aventure du Poséidon (1972), un film catastrophe très 70's :



En 1980, la carrière de Leslie Nielsen prend une nouvelle direction avec l'excellente comédie Y a-t-il un pilote dans l'avion ?, un autre film culte. Il montre enfin au public son talent comique en interprétant l'un des rôles principaux, le docteur Rumack, un méde­cin paumé dont cer­taines répliques absurdes deviennent des mor­ceaux d'anthologie.

Il s'agit principalement d'une parodie de À l'heure zéro et d'autres films de catastrophes aériennes, comme la série Airport. Mais on y retrouve des clins d'œil à plein d'autres films de l'époque comme Les dents de la mer, La fièvre du samedi soir, Massacre à la tronçonneuse ou plus ancien comme Tant qu'il y aura des hommes.
Je suis mort de rire rien qu'en repensant à certaines scènes de ce film et notamment celle-ci :



Ensuite, les rôles comiques s'enchaineront pour lui.
En 1982, il incarne pour la première fois le policier gaffeur Frank Drebin dans la série Police Squad. Malgré sa brièveté (6 épisodes), cette série va engendrer une trilogie de films à succès : Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? en 1988, Y a-t-il un flic pour sauver le président ? en 1991, et Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? en 1994 (L'agent fait la farce 1, 2 et 3 au Québec).

Par la suite, il enchainera les rôles dans d'autres films comiques et parodies plus ou moins réussis. Je préfère rester sur l'image de Frank Drebin, ce flic complètement à côté de la plaque, imbécile et maladroit mais éperdument amoureux de Jane Spencer, interprétée par Priscilla Presley.



RIP Leslie !!!
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