jeudi 26 janvier 2012

Change....

Cette semaine, je déménage. C'est une révolution dans ma vie tant j'étais habitué à mon actuel "chez moi". Ce petit changement en laisse-t-il augurer de plus grands dans les mois qui viennent ? J'ai l'intuition que ce sera le cas, que 2012 sera une année de bouleversements, en tout cas pour moi (et pour la France, j'espère...). Les Mayas ne nous ont-ils pas prédit une fin de cycle en décembre prochain ?

Quoi qu'il en soit, la première conséquence de mon déménagement, c'est que je risque de n'avoir ni le temps ni la capacité technique (cela dépendra de mon fournisseur d'accès) de vous proposer autant d'articles que d'habitude dans les semaines qui viennent. Je vous prie de m'en excuser.

Pour vous faire patienter, je vous propose un billet sur quelques chansons parlant justement de changement.
La première est l’œuvre d'un musicien de jazz norvégien que j'apprécie beaucoup, Bugge Wesseltoft. Je l'ai vu en concert voilà une dizaine d'années au festival Jazz à Vienne, dans le magnifique théâtre antique de cette petite ville de l'Isère. C'était une nuit "jazz électronique" avec également Nils Petter Molvaer et Erik Truffaz, une belle affiche. Je garde un souvenir ému de ce qui était mon premier concert dans ce lieu magique.

J'aime cet artiste un peu décalé, et particulièrement ce morceau, Change !



Partons en Angleterre avec un groupe de pop-rock très sympa, Keane, proposant une musique très britannique. Everybody's changing est une belle ballade, figurant sur le premier album du groupe, Hopes and Fears, sorti en 2004.



Poursuivons avec une autre ballade, mais remontons 14 ans en arrière, avec le groupe allemand de hard-rock, Scorpions et leur fameux Wind of Change. C'est un des innombrables slows de cette formation que j'ai vue en live à Montpellier en novembre dernier. Je ne suis pas particulièrement fan de cette chanson, mais un vent de changement ne peut pas être mauvais...



Je terminerai cette sélection anglophone avec un artiste indémodable. Comme les grands vins, David Bowie se bonifie avec le temps, qui n'a d'ailleurs pas de prise sur lui. Je ne l'ai jamais vu en concert, à mon grand regret.
Changes a juste mon âge, 40 ans. Les paroles sont souvent considérées comme un manifeste sur sa personnalité caméléon, son ambiguïté sexuelle, et ses changements permanents d'univers et de styles musicaux, notamment dans les 70's.

Mais je vous propose une interprétation plus récente, à l'Olympie, en 2002.



En choisissant ces chansons, je me suis rendu compte d'une chose assez intéressante. Si la plupart des morceaux anglophones prônent le changement ou constatent son caractère inexorable, les chansons francophones mettent plutôt en exergue le non-changement.

Je vous en ai trouvées trois qui sont assez parlantes. La première date aussi de 1971, mais pas tout à fait dans le même style que Bowie. Il s'agit d'un groupe d'enfants issus d'une chorale, Les Poppys. Non, non rien n'a changé, leur plus gros succès, leur vaudra un disque d'or en France et aux Pays-Bas.



L'artiste suivant n'est pas français, mais il a beaucoup chanté dans notre langue. La chanson que je vous propose a d'ailleurs beaucoup contribué à sa popularité en France. Julio Iglesias, le séducteur espagnol, est toujours ce bel étranger... Non, je n'ai pas changé !



Enfin, une fois n'est pas coutume, je vous propose pour conclure, un morceau de ma chanteuse québécoise préférée... nan, je déconne, je ne peux pas l'encadrer ! Céline Dion, même sur une musique et des paroles de Jean-Jacques Goldman, ça le fait pas.
Que voulez-vous, on ne change pas...


lundi 23 janvier 2012

Duos improbables... spécial Willie Nelson !!!

J'ai entamé cette série début décembre avec un premier billet sur des duos aussi improbables que Metallica et Lou Reed, Tony Benett et Lady Gaga ou encore Nana Mouskouri et Nina Hagen. Ensuite, la période s'y prêtant, je vous ai proposé des duos décalés de Noël.
Aujourd'hui, je vous propose un spécial Willie Nelson. Le célèbre chanteur de country aime les duos et en a fait pas mal, surtout en live. Certains sont un peu plus invraisemblables que d'autres. Je vous propose une petite sélection qui va crescendo dans l'originalité.

La première chanson, je l'adore ! Homeward Bound date de 1966 et a été interprétée, à l'origine, par un duo qui a connu un succès phénoménal dans les 70's, Simon and Garfunkel. Et c'est avec le compositeur de cette superbe toune que Willie Nelson la reprend en 2003 sur scène, le grand Paul Simon.



La chanson suivante, Always on my mind, est toute aussi belle. Sa première interprète, en 1972, était Brenda Lee. Elle a été reprise par de nombreux artistes, dont le King lui même.
La version de Willie Nelson, en 1982, a été récompensée par le Grammy Award de la chanson de l'année. Pour ce live, datant de 2002, il est associé à un chanteur qui sévit plutôt dans un rock plus métallique, Jon Bon Jovi.



Nous montons d'un cran dans l'improbable avec le duo suivant. En effet, Willie Nelson s'associe au séducteur espagnol, Julio Iglesias, pour chanter un reprise de To all the girls I've loved before. Ce titre qui figure sur un album de Julio, 1100 Bel Air Place, sorti en 1984, a connu un énorme succès aux Etats-Unis.

La vidéo que je vous propose a été enregistrée lors du concert caritatif Live at farm Aid, en 1986. Mais les deux compères ont récidivé à plusieurs reprises dans les années 80 et 90.



Le prochain duo de cette sélection est un mariage plus que surprenant. En effet, c'est le rappeur de Long Beach, Snoop Dogg, qui a fait appel au vétéran de la "Outlaw Country" pour une chanson qui s'appelle Superman et qui figure sur son dernier album, Doggumentary, sorti l'année dernière.

Mais un point les réunit, ce sont tous deux de grands fumeurs d'herbe. Pour preuve, dans la vidéo, on les voit fumer du cannabis tout en accomplissant des sessions lives et studio. Les joints dépassent d'ailleurs la taille réglementaire !



J'avais envie de conclure ce billet avec un duo, certes moins improbable, mais une chanson que j'aime bien, On the road again. Elle a été popularisée par Willie Nelson en 1980, avant de devenir une de ses chansons fétiches.

Il la chante ici avec la belle Sheryl Crow. Leurs routes se sont croisées en 1999 à New-York, lors d'un concert en hommage au grand Johnny Cash. Depuis, ils ont interprété de nombreuses chansons ensemble sur scène. Cette vidéo a été réalisée au festival Crossroads en 2007 :


jeudi 19 janvier 2012

Nostalgie... le FestiVoix 2011 !!!

Dernier volet de ma trilogie nostalgique sur le FestiVoix. Après 2009 et 2010, ma troisième édition, l'apothéose ! Encore un FestiVoix riche en musique, en délires, et surtout en rencontres...
Après deux éditions formidables, j'arrivais en terrain conquis pour cette nouvelle édition. Mes amis de l'équipe du festival m'avaient même fait un cadeau formidable en me confiant une chronique télé, un jour sur deux, sur TVCogeco dans l'émission "Au cœur du FestiVoix". Ainsi, après avoir occupé le Web l'année précédente, le maudit français squattait le petit écran !

En plus, en 2011, un de mes plus vieux amis, Sam, est venu avec moi de France pour partager une partie de cette aventure. C'était génial de l'avoir à mes côtés les premiers jours du festival.

Au niveau musical, ce fut une grande année, à tel point que j'ai eu du mal à faire une sélection pour cet article. Comme chaque fois, la programmation était très variée. Je retiendrai le côté festif, encore plus marqué que les années précédentes.

Une des têtes d'affiche venait tout droit des 70's. KC and the Sunshine Band nous a fait un spectacle haut en couleur. J'avais croisé KC deux heures avant, aux abords de la scène et je me demandais ce que cet homme, plus tout jeune et quelque peu enveloppé, allait nous faire. Et bien, j'ai vite compris. Ce n'est pas un concert que nous avons eu mais un vrai show à l'américaine.

Une grande partie de l'équipe du FestiVoix était avec moi ce soir là sur la piste du gradin VIP. C'était l'avant dernier soir, le second samedi, et traditionnellement, c'est une soirée très festive. KC était parfait pour faire le party, et nous en avons bien profité. Toute la gang a bien shaké son booty !!!



En matière de concert festif, un québécois s'est aussi illustré, Damien Robitaille. Ma collègue Sarah, la journaliste du FestiVoix, et moi-même avions réalisé une entrevue de Robitaille dans l'après-midi. Une gars super sympa, enjoué, très marrant...
Il l'a confirmé sur scène le soir en nous proposant une prestation où le dynamisme n'avait d'égal que la bonne humeur.

Il y avait une ambiance géniale ce soir là. Et comme j'étais entouré de filles plus belles et plus charmantes les unes que les autres, j'ai décidé de me faire prendre en photo avec ces superbes créatures... tant qu'à faire.



Avant Damien Robitaille, nous nous étions bien chauffés avec Radio Radio, une autre belle découverte pour moi. Ce groupe a une énergie incroyable et produit un rap totalement malade en chiac, mélange d’anglais et de français parlé au Nouveau-Brunswick.



Un gars que je n'ai pas découvert, puisque je l'avais vu comme invité de Steve Hill deux ans auparavant, c'est Jonas. J'avais un énorme a priori sur ce chanteur que je prenais pour un sex symbol bon marché, plutôt enclin à charmer les filles qu'à faire bouger les foules. Et bien, je me trompais complètement !!! Non seulement Jonas est un gars très sympa, mais c'est aussi une vraie bête de scène.

Je n'ai pas arrêté de le croiser ce jour là. D'abord en entrevue l'après-midi, toujours avec Sarah, puis après le concert, j'ai eu le privilège, avec les membres de l'équipe du FestiVoix, de me faire offrir un petit whisky à la roulotte de l'artiste. Les filles n'ont pas résister à l'envie de se faire prendre en photo avec le rocker et ses musicos...

Mais c'est vraiment sa performance scénique que je retiendrai. Du rock'n'roll, du vrai, du pur, joué avec intensité, avec plaisir, une des meilleurs shows du FestiVoix !



En parlant de rock, y en a une autre qui se posait là, une chanteuse qui aime le rock'n'roll. En tout cas, c'est ce qu'elle affirme, Joan Jett and the Blackhearts. Avec I love rock'n' roll, elle a été connue dans le monde entier, en 1982. Et bien quelques 30 années après, la petite Joan a encore la pêche.
Et petite, elle l'est ! Je l'ai croisée en backstage juste avant son entrée car ce soir là, j'ai eu l'honneur de monter sur la grande scène avec mon ami Jean, qui présentait le show. Un grand moment de se retrouver devant plus de 15 000 personnes !

Joan Jett nous a offert un très bon concert, jouant avec entrain tous ses standards, ceux des Runaways, et quelques reprises. On peut tout de même regretté un spectacle un peu trop formaté. Mais je l'ai tout de même beaucoup apprécié, d'autant que j'étais entouré de très bons amis.



Mais ce FestiVoix 2011 était aussi celui du charme avec trois concerts emplis de féminité qui se sont enchaînés sur la scène Desjardins.
En commençant par Elisapie Isaac. Ah, Elisapie... je trouve ce prénom tellement beau, sans parler de l'artiste qui le porte. Et puis, lorsqu'on a la chance de la voir sur scène, on peut attribuer tout un tas de qualificatifs à ce prénom : douceur, beauté, humour, sincérité, tous à la fois.

Cette fille vient du Nord, du Nunavik, anciennement Nouveau-Québec, territoire situé dans la région administrative du Nord-du-Québec, au bord du détroit d'Hudson et presque exclusivement peuplé par les Inuits. Elle revendique ses origines et en est fière.
Après un des plus beaux orages que j'ai eu l'occasion de voir à Trois-Rivières, Elisapie a pu chanter ses racines, de manière très touchante, parfois dans sa langue natale, l'inuktitut.



Poursuivons dans le charme, toujours québécois, avec une artiste que j'avais eu le plaisir de découvrir sur une autre scène lors de mon premier FestiVoix, Bet.e. Cette belle femme et sa bossa nova enchanteresse m'ont fait chavirer le cœur. J'adore cette musique venue de Rio et je trouve que cette artiste la magnifie.

Son sourire éclatant et sa voix si envoutante m'ont séduit pour la deuxième fois, sur ces terres trifluviennes dont elle est originaire.



Comme pour mes deux articles précédents, je terminerai avec celle qui fut le fil rouge de mes trois FestiVoix, celle que j'adore... la belle et talentueuse Fabiola Toupin. Pour la première fois, je la voyais sur une scène qui lui était totalement dédiée, interprétant ses propres chansons. Et je c'était Magique ! D'autant plus qu'elle nous a chanté l'intégralité de son deuxième album, Quand l'Amour Bascule, sur lequel toutes les tounes sont plus belles les unes que les autres.

Et puis, l'année dernière, j'ai eu la chance de passer une soirée chez Fabiola, dans sa maison, là où elle vit ! J'ai pu discuter longuement avec cette femme si passionnante et passionnée. Elle était enceinte à l'époque, vivait sa grossesse de manière épanouie, et cela lui conférait, sur scène, une aura particulière.
J'aime particulièrement cette chanson, Attends-moi. Oui, je t'attends Fabiola !



Voilà, ce n'est pas sans émotion que je conclus cette série nostalgique sur le FestiVoix. Mais cela ne met pas totalement fin à ma collaboration avec ce festival tant aimé, puisque la programmation 2012 va bientôt être annoncée et je ne manquerais pas de la commenter.

Cela me fera sans doute un peu bizarre d'en parler sans y aller, mais je reste Un Français au FestiVoix, au moins jusqu'à ce que quelqu'un prenne ma succession. Je ne remercierai jamais assez le vrai Français du Festivoix, mon ami Thomas, grâce à qui j'ai connu ces trois années de bonheur...

Et puis, si je ne retourne pas au FestiVoix, ce qui est sûr, c'est que JE REVIENDRAI A TROIS-RIVIERES !!! N'est-ce pas Fabi ?

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