lundi 16 janvier 2012

Nostalgie... le FestiVoix 2010 !!!

Ah, le FestiVoix 2010 !!! On montait d'un cran cette année là. Après avoir un peu tâtonné lors de l'édition 2009, je me retrouvais dans un environnement connu et j'étais prêt à me lâcher un peu plus. Et ce fut le cas ! Je me suis incrusté davantage dans l'équipe du festival et notamment dans la gang des bars. J'ai fait quelques virées assez terribles avec ces filles et ces gars si sympa !!!
Les nuits ont été très courtes en juillet 2010 ! Heureusement, je pouvais dormir dans la roulotte de Thomas, à côté du site et des bureaux du FestiVoix, ce qui me permettait de gagner du temps le matin et d'attaquer le boulot de bonne heure.

D'ailleurs, j'ai beaucoup travaillé cette année là. Je suis rentré en France complètement en vrac, mon osthéo a eu du boulot. En plus des articles pour mon blog et des coups de main que je donnais à l'équipe de communication, j'ai créé ma chronique "Un Français squatte au FestiVoix". Une vidéo par jour sur le web, c'est du taf ! Mais c'était très sympa et cela m'a permis de côtoyer plein de monde, notamment des artistes, et de revoir Fabiola, première victime du maudit Français !

Parmi les belles rencontres de cette édition 2010, je place Les Mallèchés en tête de liste. J'avais vu ce groupe de rockabilly l'année précédente en première partie de CCR, sur la grande scène et ils m'avaient déjà bien plu. En 2010, ils occupaient la scène des voix publiques, ou plutôt les scènes, jouant dans divers lieux stratégiques de Trois-Rivières, devant les passants.
Je les ai interviewé pour ma chronique et nous avons sympathisé. Ils faut dire que ce sont vraiment de bons gars ! Et au niveau musical, ils assurent, comme l'atteste cette reprise des Stray Cats, Fishnet Stockings :



En matière de belles rencontres, il y eut également celle de Pépé, un artiste plus qu'attachant. Ami de longue date de ma copine Pocahontas, qui fut son agente, c'est par son intermédiaire que j'ai pu partager un bon moment avec Pépé, autour d'une bière, avant son concert.
Son concert, parlons-en, un des meilleurs de cette édition 2010 en terme d'ambiance. Il faut dire que Pépé nous a joué son répertoire de reprises très rythmées de classiques de la variété française et, en plus, toute l'équipe du FestiVoix était présente pour l'applaudir. On a bien dansé ce soir là !

Et pas seulement pendant le concert puisque nous avons eu la chance de terminer la soirée au bord du Saint-Laurent, à la roulotte de Stéphane, avec quelques amis et Pépé himself. Je crois que je me souviendrai toute ma vie de la leçon que Thomas a donné à des Québécoises ce soir là. Il leur a sorti sa fameuse théorie sur la manière de parler à la gent féminine de la Belle Province, et l'a mise en pratique. C'était poilant !

Pour illustrer cette excellente soirée d'été au FestiVoix avec Pépé, je vous propose sa version très énergique de Comme un garçon, de Sylvie Vartan :



Une autre grande soirée musicale fut l’œuvre du Trifluvien Frédéric Pellerin. Après avoir assuré la première partie d'Eric Lapointe sur la grande scène avec son groupe Madcaps, Frédéric a rejoint le Zénob pour une seconde partie de soirée complètement folle. Il y a enfilé son costume d'homme orchestre, avec They call me Rico, sa formation folk.

Si je me souviens bien, Frédéric a dû jouer plus de 3 heures d'affilées, d'autant qu'à la fin de la soirée, ses comparses de Madcaps l'ont rejoint pour un bœuf. C'était une vrai performance musicale, avec de la quantité et surtout de la qualité.



Je poursuivrai dans un style tout à fait différent, avec l'une des têtes d'affiche de ce FestiVoix 2010, Kool and the Gang. J'écoutais cette formation quand j'étais ado et la voir en live, 25 ans plus tard, dans mon festival préféré, m'a fait quelque chose.

Surtout que j'ai partagé ce bon moment avec mon vieil ami Alex, sa blonde Nathalie, et leurs deux petites jumelles qui avaient à peine six mois à cette époque (je vous rassure, nous étions loin de la scène pour préserver leurs petites oreilles).



Dans le style vieux groupe qui continue à enchanter les foules, nous avons eu droit au plus quétaine d'entre eux, La Compagnie Créole. Et bien, je n'ai pas honte de le dire, ce fut une des soirées les plus sympa du FestiVoix. Voir plus de 15 000 personnes danser sur des rythmes antillais, c'est tout de même quelque chose.

J'ai passé la soirée en compagnie de nombreux amis sur la piste des gradins VIP et l'ambiance y était également très chaude. Ça s'est même terminé par une chenille (un petit train, pour les Québécois) effrénée, menée par ma copine Estelle, dans tous les gradins.
On nous aperçoit d'ailleurs sur cette vidéo. On s'aperçoit aussi que ça chantait un peu faux... mais l'important n'est pas là.



Juste avant ce show antillais, c'est une jeune québécoise qui se produisait sur la scène Desjardins, une québécoise que j'aime bien et qui m'a charmé, comme l'ensemble du public d'ailleurs. Je veux bien sûr parler de Béatrice Martin, alias Cœur de Pirate.

La cour du monastère des Ursulines était un lieu parfait pour ce type de prestation et la petite Béatrice était en pleine forme. Un concert tout en douceur et en tendresse...



Je conclurai ce Best-Of 2010 avec la même artiste que pour celui de 2009, ma préférée, la talentueuse Fabiola Toupin. Cette année là, Fabi occupait la scène dans plusieurs spectacles et notamment dans un hommage aux crooners et à la chanson française.

Ayant beaucoup chanté Piaf au début de sa carrière, Fabiola nous avait enchanté, ce soir là, avec de magnifiques interprétations de chansons de Ferrat, Brel ou encore Aznavour :



Ah Fabi, chaque année, tu m'as enchanté un peu plus que la précédente. Sans doute te retrouverons nous dans un prochain article sur le FestiVoix 2011...

jeudi 12 janvier 2012

Nostalgie... le FestiVoix 2009 !

En ce début d'année, je commence à planifier mes week-end de printemps, ainsi que mes vacances d'été... on ne s'y prend jamais trop tôt ! Alors, au programme, un week-end prolongé à Londres au mois de mars, en espérant que mon Trifluvien préféré m'y rejoigne. Cerise sur le gâteau, ce sera l'occasion de rendre visite à une de mes plus anciennes amies, qui s'est installée dans la capitale anglaise l'été dernier.
Sans doute également un week-end à Barcelone, avec mes amis de Montpellier. Nous l'avons fait l'année dernière à l'occasion d'un match de rugby délocalisé de coupe d'Europe. Nous espérons, cette année voir un match du Barça dans son légendaire stade du Camp nou.
Au mois d'août, ce sera une semaine en Bretagne, également avec de vieux amis. Cela fait quelques années que je n'ai pas vu la belle péninsule armoricaine.

Et là, je réalise un truc... pas de Québec cet été. Pas de FestiVoix !!! J'ai effectivement pris la décision, lors de l'édition 2011 du festival, ma troisième, que ce serait la dernière pour un Français au FestiVoix. Mais je crois que je n'avais pas vraiment encore pris conscience du vide que cela allait engendrer dans mon année... et dans mon cœur. Je ne regrette pas ce choix, toutes les bonnes choses ont une fin. Et puis, j'espère bien aller au Québec l'hiver prochain. Je n'ai jamais vu la Belle Province sous la neige et c'est une expérience à vivre, indéniablement.

Il n'empêche qu'une certaine nostalgie me gagne quand je pense que je ne verrai pas mes amis québécois au mois de juillet et que je ne profiterai pas de la fabuleuse ambiance du FestiVoix et de Trois-Rivières. Alors, j'ai décidé de vous proposer une série d'articles sur les meilleurs concerts des trois éditions que j'ai eu la chance de suivre en tant que blogueur invité, à commencer par la première, en 2009.

Ah, mon premier FestiVoix, la découverte... une expérience extraordinaire, tant au niveau humain que musical !!! Au niveau humain, j'aurais tellement de choses à raconter, mais ce sera pour une prochaine fois, quand je serai plus serein, que j'aurai l'esprit un peu moins occupé par les milles pensées qui s'y bousculent en ce moment. Parler de musique, c'est un peu plus facile, et moins impliquant.

En revoyant la programmation des trois FestiVoix auxquels j'ai participé, je me dis que c'est tout de même un festival terrible !!!
Pour commencer, la tête d'affiche du FestiVoix 2009, un groupe américain de légende, CCR ! Je me souviens bien de cette soirée, c'était la deuxième, je l'avais passée avec mon Alex, un ami de 20 ans. Après nous être délectés du rock efficace des Creedence, nous avions fait la tournée des bars pour finir au Trèfle, pub irlandais de la rue des Forges avec la charmante Kim, quel souvenir !

Mince, j'avais dit "que de la musique" et voilà que j'attaque avec une anecdote, je suis incorrigible !
Place au rock'n'roll !!!



Restons dans le rock, un peu plus métallique, un peu plus énergique, avec une de mes découvertes québécoises du FestiVoix 2009, le meilleur guitariste de la Belle Province, Steve Hill ! Il pleuvait des cordes ce soir là, mais cela n'a pas empêché Steve de faire le show, avec ses invités, Éric Lapointe, Nanette Workman et Jonas. Ce dernier était survolté, mais je vous en reparlerai dans l'épisode 3, consacré à l'édition 2011.

Thomas et moi étions réfugiés au premier étage des loges corporatives, pour ne pas être mouillés. Je me souviens avec bonheur de cette petite soirée, passée juste tous les deux. Ça n'est pas arrivé souvent, en trois éditions, que mon ami, Directeur adjoint du festival, ait l'opportunité d'assister à tout un concert avec son vieil ami montpelliérain.



Ce ne fut pas une surprise, mais je l'attendais avec beaucoup d'impatience, comme la plupart des trifluviens, le Grand Robert Charlebois.
Que dire, si ce n'est que pour un gars de 65 ans, il sait encore faire ce qu'il faut pour que la foule soit conquise en un rien de temps. Tout de blanc vêtu, celui que les Français considèrent comme le chanteur québécois par excellence, nous a ravi en interprétant la plupart de ses classiques. C'était juste génial !

C'est pas physique, c'est électrique...



Et après le concert de Charlebois, la soirée s'est poursuivie au Temple, haut lieu des nuits trifluviennes, avec un groupe qui a depuis explosé au Québec, Misteur Valaire. J'ai eu l'occasion d'écrire à plusieurs reprises sur les cinq copains de Sherbrooke et aussi, enfin, de les applaudir à Montpellier à l'automne dernier. Toujours un bonheur de les voir sur scène !

C'est un groupe qui a le don de mettre le feu, où qu'il soit.



Terminons cette sélection, très masculine pour l'instant, par un peu de charme féminin. Que dis-je, le charme féminin, dans toute sa splendeur ! En commençant par celle pour qui j'ai eu un coup de cœur, pas vraiment musical, plutôt physical... la belle, la douce IMA.
Ce soir là aussi, il pleuvait. Mais je n'étais pas abrité dans les loges, comme pour Steve Hill. J'étais bien dans la fosse, à quelques mètres de la scène et de cette femme magnifique, qui n'a chanté, ce soir là, que pour moi...

Thomas m'avais rejoint pour une partie du concert et ensuite, nous étions allés à la sortie du backstage pour voir la belle d'encore plus près. Après quelques minutes d'attente, elle était venu nous dire un petit bonjour et je m'étais fait un plaisir d'immortaliser cet instant. Thomas et Stéphane, le Boss du FestiVoix, les plus heureux du monde, et moi, tenant l'appareil photo... un peu jaloux.

Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi...



Pour conclure, celle qui a été le fil rouge de mes trois FestiVoix, celle que j'ai appris à découvrir, à connaître un peu, une artiste incroyable, qui a une présence sur scène comme on en voit rarement, et une présence tout court, d'ailleurs... je veux bien sûr parler de l'extraordinaire Fabiola Toupin !!!

C'était le un 4 juillet 2009, nous fêtions le 375ième anniversaire de Trois-Rivières. Pour cette occasion, un grand spectacle était proposé, Tapiskwan Sipi. C'est là que j'ai découvert Fabiola, je n'en avais jamais entendu parler et ce fut comme une grosse baffe dans la gueule. Surtout quand elle a interprété La Manic :



La soirée qui a suivi fut une des plus belles de ce FestiVoix 2009, et une des plus arrosées. Dans mon bar préféré, le Zénob, j'ai croisé Fabiola. Thomas me l'a présentée et nous avons discuté un bon moment dans la cour arrière de ce lieu si sympa... un grand moment !
Depuis, j'ai eu l'occasion de croiser la route de Fabiola à plusieurs reprises et ce fut toujours un bonheur. Mais je vous raconterai ça dans les prochains épisodes...

Finalement, je ne voulais parler que de musique, et je n'ai parlé que de bons moments entre amis... mais que serait la musique sans les amis ?

lundi 9 janvier 2012

Sway... ¿ Quien será ?

Vous savez, il y a des périodes où vous n'arrêtez pas d'entendre la même chanson, à la radio, à la télé, un peu partout... En ce moment, je tombe fréquemment sur un morceau très entrainant, un morceau qui me donne presque envie de me mettre au mambo, Sway.

Les connaisseurs vont me dire que c'est encore un titre chanté par des crooners. Et bien oui, vous le savez, je kiffe les crooners et vous n'avez pas fini d'avoir des histoires de tounes de crooners sur ces pages. Mais avant d'être popularisé par le grand, l'immense Dean Martin, Sway était un mambo, composé en 1953 par un certain Pablo Beltrán Ruiz, un musicien mexicain.
Le titre originel était ¿ Quién Será La Que Me Quiere A Mí ?, qui est vite devenu simplement ¿ Quién será ?. Les paroles signifient "Qui sera celle qui m'aimera, qui me donnera son amour, je ne sais pas si je pourrai la trouver, je ne sais pas si je saurai aimer de nouveau..."

Franchement, quand j'entends ça, j'ai les jambes qui me démangent :



C'est l'année suivante, en 1954, que l'américain Norman Gimbel fit l'adaptation de ¿ Quien será ? en anglais. Il savait écrire des paroles ce gars là, on lui doit notamment celles de The Girl from Ipanema ou encore Killing Me Softly With His Song. En anglais, "to sway" est un verbe qui désigne un mouvement de danse où le cavalier fait pencher sa partenaire. Les paroles évoquent un couple de danseurs évoluant sur le rythme de la marimba.

Et c'est l'acteur et crooner américain, le génial Dean Martin, qui cette même année a enregistré la première version anglophone de la chanson. Elle obtint un grand succès, se classant 15ème dans le Billboard américain et 6ème dans les Charts britanniques.

Je n'ai malheureusement trouvé aucune vidéo de Dean chantant Sway. Il faudra donc vous contenter de sa magnifique voix (c'est déjà pas mal...) et d'un diaporama :



Bobby Rydell, un autre chanteur américain, populaire auprès des jeunes dans les 60's, a repris Sway en 1960 :



La première des crooneuses, Julie London, à également mis sa magnifique voix au service de Sway :



Dans les années 60, Sway a été reprise par de nombreux artistes, comme Ben E. King, Cab Calloway, ou encore le britannique Cliff Richard. Voici une interprétation live de ce dernier, beaucoup plus récente :



Plus récemment, deux versions de Sway ont connu un certain succès. D'abord celle du crooner canadien Michael Buble, en 2003. Il en a fait un single de son album éponyme :



Et puis, l'année suivante, ce sont les Pussycat Dolls qui en ont fait une interprétation assez sympa et surtout muy caliente. Leur chanson figure dans la B.O. de Shall We Dance ?, avec Richard Gere et Jennifer Lopez. Cette dernière avait d'ailleurs enregistré une version de Sway pour ce film, mais celle des poupées lui a été préférée :



Parmi les innombrables autres reprises, je vous en ai sélectionnées trois que je trouve intéressantes. La première n'est pas formidable mais a le mérite d'alterner les paroles en anglais et celles en espagnol. Elle est l’œuvre de notre Arielle Dombasle nationale et date de 2004 :



La suivante est assez marrante car elle mixe dance music et mambo. Le groupe Shaft, en 1999 :



Enfin, pour conclure, je vous propose une petite perle. Il s'agit d'une adaptation islandaise, datant de 1990, qui s'intitule Í dansi með þér. Une version tout à fait originale et très jazzy comme seule l'extravagante et talentueuse Bjork pouvait le faire :

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