lundi 29 novembre 2010

Arcade Fire enflamme le Dôme !!!

Je voudrais dédier cet article à mon amie Karine, avec qui je vais souvent voir des concerts. Elle devait m'accompagner pour celui d'Arcade Fire mercredi dernier à Marseille. Karine a vécu plusieurs années au Québec, il y a déjà un certain temps, et elle ne connaissait pas ce groupe qui, finalement, n'est pas bien vieux. Alors, je lui avait offert ce concert pour son anniversaire afin qu'elle découvre le band québécois le plus connu à travers le monde.

Manque de bol, trois jours avant le concert, elle a eu un petit accident qui l'a empêchée de venir avec moi. N'ayant trouvé personne pour la remplacer à la dernière minute, je suis donc allé tout seul à Marseille. Et je ne le regrette pas !

J'ai quitté le bureau vers 18h et à 20h, j'étais devant le Dôme. C'était la première fois que je voyais cette salle et elle est assez impressionnante. On dirait une soucoupe volante posée au cœur de la ville. J'ai fait un tour rapide du parvis pour refiler mon billet en trop mais tout le monde en avait. Dommage...

Je suis donc entré boire une petite bière en mangeant un jambon-beurre et à 20h25, j'étais installé au premier rang des gradins, un peu décalé par rapport à la scène, mais très bien placé. Le Dôme est une salle super, comme le Zénith de Montpellier mais en plus grand (8 500 places) et en mieux. Elle était remplie aux 3/4 pour accueillir les Québécois.

A 20h30, comme prévu, le concert commençait. Je passerai très vite sur la première partie car le son produit par le groupe Fucked Up, une sorte de punk hardcore de mauvaise qualité, était purement inaudible. Aucun intérêt ! Heureusement, le calvaire n'a duré que 30 minutes.
Et à 21h30, Arcade Fire faisait son entrée sur scène avec un titre de circonstance, Ready to Start :



Vous m'excuserez pour la mauvaise qualité des vidéos mais je testais un nouvel appareil photo, dont je ne maîtrise pas bien le maniement, et qui ne me semble pas vraiment top pour cet usage.

J'ai rapidement été séduit par le jeu de scène du groupe. La plupart des musiciens, 8 en tout, jouent de plusieurs instruments et en changent entre (voire pendant) les morceaux. C'est notamment le cas de Win Butler et Régine Chassagne, les deux leaders du groupe, mari et femme. Cette dernière passe de la batterie au clavier et du clavier à l'accordéon sans problème.

Pour tout vous avouer, je connaissais peu Arcade Fire.
J'avais entendu quelquefois les singles des deux premiers albums, comme Neighborhood #1 (Tunnels), qu'ils ont joué en début de concert:



En 2003, j'avais flashé sur leur premier E.P., The Arcade Fire, mais depuis, je n'avais pas trop suivi leur carrière. Sur ce premier "mini-album", une chanson m'avait particulièrement plu, No Cars Go. Je ne dois pas avoir été le seul à l'aimer car ils l'ont reprise sur leur deuxième album, Neon Bible, en 2007.
Pendant que je la filmais, un gars de la sécurité est venu me demander d'arrêter. Je n'ai donc pas pu la capturer en entier et je le regrette car elle est vraiment excellente :



Je ne sais pas pourquoi il s'en est pris à moi. On était au moins 50 à filmer. Et puis, je fais de la promo aux artistes que je filme. Mais bon, l'industrie du disque a toujours un train de retard en matière de diffusion et de marketing.

Pour en revenir à Arcade Fire, cela faisait quelques jours que je me passais en boucle leur dernier opus sorti cette année, The Suburbs, pour me préparer au concert. Il ne m'avait pas vraiment convaincu mais après avoir entendu plusieurs extraits en live, je le vois d'un autre œil, et surtout, je l'entends d'une autre oreille. D'ailleurs, je l'ai écouté sur le chemin du retour à Montpellier.

J'ai voulu filmer la chanson titre et premier single de l'album, The Suburbs, une balade bien sympa, mais l'autre gros lourd de la sécurité était encore dans le coin et j'ai dû faire ça discrètos. Du coup, tout est flou, désolé...



La qualité de l'image s'améliore sur la vidéo suivante. Et c'est tant mieux car il s'agit d'une autre chanson que j'aime beaucoup, un autre single du deuxième album, Intervention :



En fait, je me suis rendu compte qu'Arcade Fire était un vrai groupe de live. Certains n'hésitent pas à le qualifier de meilleur groupe de scène du moment. Je pense que c'est un peu exagéré mais, en tout cas, on les sent vraiment dans leur élément devant le public.
Et d'ailleurs, ils en jouent car rien n'est laissé au hasard. La scène était truffée de mini caméras et des images étaient diffusées en direct sur l'écran géant situé derrière le groupe. Visuellement c’était nickel et je m’en suis pris plein la vue.

Après 1h20 de concert, le groupe est sorti de scène, pour y revenir quelques minutes plus tard et interpréter Keep the Car Running :



Finalement, j'ai filmé pas mal de morceaux et je me suis empressé de les mettre sur ma chaine YouTube, et ceci sans état d'âme. Après tout, le 5 août 2010, Arcade Fire était en concert au mythique Madison Square Garden de New York, et avait fait filmer la performance par Terry Gilliam pour la diffuser en direct sur la chaîne YouTube du groupe.

Le concert s'est terminé avec un des singles du premier album, Funeral, datant de 2004. Ce morceau, Wake Up, a été largement repris par le public, concluant de belle manière un super concert :



A 23h30, le concert était terminé et à 1h00 pétante, j'étais chez moi, à Montpellier. Une bonne soirée !!!

vendredi 26 novembre 2010

Un français squatte au FestiVoix... Best Of !!!

Au début du mois, mon ami Thomas participait au Congrès 2010 des festivals, évènements et attractions touristiques du Québec. Il était intervenant dans une table-ronde sur les relations publiques et l'art de faire parler de soi et en l'occurrence d'un évènement qu'on organise. En effet, Thomas exposait le cas de la stratégie Web du FestiVoix. Il est fort ce Thomas quand même...

Et puis, il est sympa car pour illustrer la politique mise en œuvre par le FestiVoix pour communiquer à travers des blogues amis, il a pris comme exemple le blogue de bibi, et oui !

Je suis toujours super content quand on me met en avant car, depuis tout petit, je manque totalement de modestie. Contrairement à Thomas, qui lui, déteste qu'on le mette sur le devant de la scène, bien qu'il le mérite nettement plus que moi.
Alors, de temps en temps, rien que pour l'énerver un peu, je parle de lui et je montre sa trogne sur les pages de mon blogue. Après tout, c'est lui qui en est l'instigateur. Voici la dernière photo de mon ami et moi, lors de son dernier séjour en France, en août dernier. Deux beaux gosses...

Bref, pour égayer un peu sa conférence, Thomas m'a demandé de faire un montage très court des capsules de ma chronique hebdomadaire du FestiVoix 2010, Un français squatte au FestiVoix.
Je me suis replongé dans mes vidéos avec beaucoup de plaisir, et un peu de nostalgie, je dois dire.
Il ne m'a pas fallu très longtemps pour en sélectionner les meilleurs moments et les coller les uns aux autres. Et je dois dire que je suis assez content du résultat (quand je vous disais que l'humilité, c'était pas mon truc...). Et vous, qu'en pensez-vous ?



Sympa, non ?

Je profite de cet article pour vous annoncer le suivant. Il arrivera dimanche ou lundi, le temps que je l'écrive. Il portera sur l'excellent concert que j'ai vu mercredi soir à Marseille. Il s'agissait d'un des groupes québécois les plus connus dans le monde, Arcade Fire.

En voici un extrait, Wake Up, dernière toune du concert :

mercredi 24 novembre 2010

Mamako, mamassa, mako makossa...

L'autre jour, en regardant la télé, je suis tombé sur le clip d'une chanson de Rihanna sortie en 2007, Don't stop the music. Je ne suis pas vraiment fan de la jeune chanteuse américano-barbadienne (même si je ne suis pas totalement insensible à ses yeux magnifiques et à son joli minois...).
J'étais en train de rédiger un article pour mon blog et je n'ai pas zappé car la chanson n'est pas désagréable. Je ne la connaissais pas vraiment, n'écoutant pas trop ce style de musique mais l'air m'était vaguement familier.

Je n'écoutais que d'une oreille quand une phrase a attiré mon attention. D'abord discrète, puis progressivement plus marquée, elle faisait comme ça : "mama-se, mama-sa, mama-ku-sa".



Ça m'a rappelé un truc... une vieille histoire entre Michael Jackson et Manu Dibango. L'histoire remonte à 1972 quand le saxophoniste camerounais compose Soul Makossa pour la Coupe d'Afrique de Football. C'est la face B d'un morceau dédié a l'équipe nationale camerounaise de football, Mouvement Ewondo.
Le Makossa est un type de musique très populaire dans les villes du Cameroun. Le mot "Makossa" signifie danse en Duala, une des langues parlées au Cameroun et notamment à Douala, la capitale économique du pays.

Voici le célèbre "Mamako, mamassa, mako makossa" dans un live datant de 1973 :



Au début, la chanson ne s'exporte pas vraiment hors du continent africain, jusqu'à ce qu'un célèbre disc-jockey new-yorkais, David Mancuso, découvre le disque chez un disquaire de Brooklyn et commence à le passer dans ses célèbres Loft Parties.
La chanson connait un certain succès et la plupart des copies s'écoulent très vite. D'ailleurs, la demande augmentant, 23 groupes reprennent la chanson dans les mois qui viennent pour profiter du succès. En 1973, Soul Makossa atteint la 35ième place du Hit Parade américain et connait progressivement un succès international.

Dix ans après, le roi de la pop glisse le refrain de Dibango dans son célébrissime Wanna be startin' somethin' sans lui demander son accord, ni même sans le créditer sur la pochette de l'album Thriller. On le retrouve dans les chœurs, à la fin de la chanson, un petit peu modifié : "mama-se, mama-sa, mama-kusa"



"Je l’ai appris de manière inattendue", se souvient Manu Dibango dans un entretien accordé au Figaro en 2009. Il découvre le pot aux roses grâce à une amie qui lui a envoyé une carte de vœux en ajoutant : Et bravo pour la collaboration avec Michael Jackson. "J’étais flatté que l’un des plus grands artistes du siècle me reprenne. Mais il était aussi en train de gagner beaucoup d’argent en se prétendant auteur du morceau."

Manu engage une procédure qui se solde par un règlement financier à l’amiable en 1986. 2 millions de francs (de l'époque) sont versés à Manu Dibango et à son éditeur, renonçant ainsi à ses droits sur Wanna be startin' somethin' même s'il garde le contrôle sur les futures adaptations et reprises de Soul Makossa.

Le dossier en était resté là, jusqu’en 2007 où le saxophoniste camerounais voit sortir la chanson de Rihanna ainsi qu'un remix de Wanna be Startin' Somethin’ signé Akon pour le 25ème anniversaire de l'album Thriller :



Les deux chansons ont beaucoup de succès, surtout Don't stop the music, hit mondial qui se vend à plus de 7 millions d’exemplaires. Une fois de plus, dans les deux cas, Dibango n'est pas crédité et Michael Jackson est même considéré comme l’auteur-compositeur du morceau.

En 2009, à 75 ans, l’artiste camerounais a assigné, devant le tribunal de grande instance de Paris, les maisons de disque de Michael Jackson et Rihanna pour avoir utilisé sans son autorisation le thème musical de l’un de ses titres. Il sera débouté par la justice qui déclare sa plainte "irrecevable".

On retrouve le "mamako, mamassa, mako makossa" ou le "mama-se, mama-sa, mama-kusa", devenue célèbre, dans pas mal de chansons. Aucune n'arrive à la cheville du tube camerounais et ne vaut la peine que j'alourdisse cet article. Je vous propose donc de le terminer par une interprétation de Soul Makossa, datant de 2005, par son créateur, Manu Digango, en duo avec la personnalité préférée de mes compatriotes, Yannick Noah.

MAKOSSA !!!

lundi 22 novembre 2010

France - Argentine... la revancha !!!

J'étais comme un gamin samedi soir sur la route du stade de la Mosson de Montpellier, avec mes amis, pour aller voir France-Argentine, un des test-matchs de rugby de l'automne. C'était une grande première pour moi car, fan du ballon ovale depuis quelques années, je n'avais jamais eu l'occasion d'encourager l'équipe nationale en live.

Certes, j'étais déjà allé voir du rugby dans notre stade de foot lors de la coupe du monde 2007 (Etats-Unis - Tonga) mais les Bleus, c'était la première fois pour moi, et pour le stade.
Certains de mes amis, qui ne sont pas de Montpellier, m'ont demandé pourquoi ce match avait lieu à la Mosson et non pas dans notre superbe stade de rugby Yves-du-Manoir. La réponse est très simple, la Mosson a une capacité de 33 000 spectateurs, du-Manoir de 13 000.

Les fortes pluies de l'après-midi me faisaient craindre une soirée pénible car mes potes et moi avions pris des places dans une tribune non couverte. Mais finalement, la pluie a cessé de tomber dans l'après-midi et la soirée a été sèche.
Craignant d'avoir du mal à nous garer, étant donné qu'on annonçait la foule des grands jours, nous sommes arrivés tôt sur place pour constater que l'ambiance était particulièrement cool et familiale. Pas de CRS à tous les coins de rue, un service de sécurité particulièrement détendu, de la bière en vente libre aux abords et dans le stade... pas vraiment habituel au stade de la Mosson. Vive le rugby !!!

Le fait d'arriver en avance nous a permis d'assister à l'échauffement des équipes et surtout des buteurs. Dans la vidéo suivante, vous pourrez donc voir Morgan Parra (photo ci-dessus) s'entrainer à botter, supervisé par Emile Ntamack, coach des arrières. De l'autre côté du terrain, Felipe Contepomi, le capitaine des Pumas fait de même. Vous pourrez également regarder les Bleus faire un petit footing d'échauffement et s'entrainer à la percussion et à la touche.



Avant de vous parler du match lui même, je trouve un peu dommage que le seul joueur de Montpellier présent sur la feuille de match l'ait été dans l'équipe argentine, Santiago Fernandez, au centre.

Je comprends que Marc Lièvremont, entraineur de l'équipe de France, ne tienne pas compte du lieu du match pour construire son effectif à un an de la coupe du monde. Mais sans parler de titularisation, il aurait pu mettre Fulgence Ouedraogo (photo ci-contre), le capitaine de Montpellier, sur le liste des remplaçants et le faire entrer à la fin du match, ça aurait été sympa.

D'autant plus que Fufu (c'est son petit surnom), était titulaire contre les Fidji la semaine dernière et qu'il est le seul joueur à revenir dans l'effectif pour affronter l'Australie samedi prochain. Bref, il fait deux test-matchs sur trois, les deux qui ne se jouent pas dans sa ville...

Sinon, le match était chiant et c'est bien dommage. Les avants ont bien assuré, malmenant même les argentins en mêlées, leur point fort. Mais à l'arrière, il y avait un manque d'imagination flagrant et donc une incapacité à passer le rideau défensif argentin.

Chabal, testé en troisième ligne centre, a mené quelques charges spectaculaires mais peu efficaces. Le match s'est donc gagné au pied, les Français, plus disciplinés que leurs adversaires ont marqué 12 points sur pénalité (contre 9 pour les argentins).
Seul un drop de Damien Traille a ajouté 3 points au score des Bleus. Ce beau geste ne suffisant pas à faire oublier le manque total de créativité de notre demi d'ouverture. Vous allez dire que je suis chauvin mais vivement le retour de notre François Trinh-Duc local (photo ci-contre), blessé.

Je vous ai concocté une petite vidéo qui résume le match. Vous y verrez tous les points du match ainsi qu'une belle action de l'équipe de France (une des seules) en première mi-temps, qui aurait pu se solder par un essai. A la fin de la vidéo, une des dernières séquences de jeu illustre bien l'impuissance offensive des Français.
Et puis, j'ai également filmé la Marseillaise. Je ne suis pas particulièrement porté sur les symboles nationaux mais il faut avouer que c'est un moment assez émouvant quand tout le stade l'entonne. Je pense cependant que c'est loin de valoir un bon Flower of Scotland.



Malgré cette piètre qualité de jeu, je suis tout de même ravi d'avoir assisté à un match de l'équipe de France et je ne regrette pas du tout d'avoir acheté mon billet début août pour cette grande première.
Et puis, l'essentiel est fait, la France a gagné. Sans essai et sans la manière, mais elle a gagné. L'affront du mois de juin dernier à Buenos Aires est effacé (41-13 pour l'Argentine). Cette petite victoire contre notre bête noire n'est tout de même pas très rassurante en vue de la prochaine coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Mais il reste presque un an pour s'y préparer. Et puis, nous y verrons plus clair samedi prochain à l'issue de l'affrontement contre l'Australie.

Pour conclure cet article en musique, comme il se doit, et pour rendre hommage aux Pumas qui n'ont pas démérité samedi soir, je vous propose un groupe qui a créé un pont musical entre l'Argentine et la France. Je veux bien sûr parler de Gotan Project.
Le superbe morceau que j'ai choisi s'appelle Una Musica Brutal. Ce titre accompagne plutôt bien le rugby argentin. De plus, il figure sur le premier album du groupe, La Revancha del Tango, qui m'a inspiré pour le titre de cet article.


samedi 20 novembre 2010

Laissez la retraite à 60 ans... pitié !!!

Depuis le début, je suis contre la réforme des retraites dont un des principaux points est de repousser l'âge de départ au delà de 60 ans. Je trouve cela stupide, surtout quand on sait que l'âge effectif de départ à la retraite est plus proche de 55 ans et qu'il est quasiment impossible pour un quinqua de retrouver du travail quand il se fait lourder.
En plus, le chômage des jeunes n'a jamais été aussi haut. Alors, les vieux, du balai... place aux jeunes !!!

Certains disent qu'il faut laisser les sexagénaires bosser s'ils en ont envie. Je dis NON !

Pourquoi ? Parce qu'en regardant le Grand Journal de Canal +, vendredi dernier, dont l'invitée était Line Renaud, j'ai vu ça :



Mamie Line, elle a 82 ans et papy Johnny, il est tout jeune, il n'a que 67 ans.
Quand on voit comment ils s'emploient à massacrer la fabuleuse chanson de Louis Armstrong, on se dit qu'ils feraient mieux de prendre leur retraite... VITE !!!

Comme dit mon ami Rémy : "Y-en a marre de ne voir que des chanteurs morts dans les émissions de télé !"

Je préfère ceux qui sont vraiment morts :

jeudi 18 novembre 2010

Nouvelle Vague... Couleurs sur Paris !

Le mois dernier, je suis allé voir Nouvelle Vague en concert au Rockstore et c'était super ! Dans mon article, je vous annonçais la sortie du nouvel album du groupe et vous promettais de vous en parler. Et ben voilà, Couleurs sur Paris est dans les bacs depuis le 8 novembre et on peut l'écouter sur Deezer ou Spotify depuis quelque temps. C'est ce que j'ai fait et je peux vous dire ce que j'en pense, en toute subjectivité.

D'abord, il faut préciser que contrairement aux trois précédents opus qui s’attachaient au répertoire new wave et post punk anglo-saxon, le quatrième album du groupe, revisite cette « New Wave » française qui déferla dans l’hexagone à la fin des années 70, et s’étendit sur l’essentiel de la décennie suivante.

Pour célébrer cette new wave made in France, ce ne sont plus uniquement les chanteuses et chanteurs habituels de Nouvelle Vague qui sont conviés. Chaque titre est revisité par un ou une artiste de la scène francophone contemporaine.

Mais c'est encore Marc Collin, l'un des deux acolytes de Nouvelle Vague, qui en parle le mieux :



La promo Web de l'album a été faite de manière assez originale, avec ce type de capsules vidéo. Il y en a une par chanson. On y retrouve soit Marc Collin et Olivier Libaux, l'autre membre de Nouvelle Vague, ainsi que l'interprète de la chanson, qui expliquent ce que représente pour eux, la chanson en question. Je vous propose celui de Week-end à Rome, avec la fabuleuse Vanessa Paradis. Vous trouverez facilement les autres sur le Web.



Et voici la chanson dans son intégralité :



Évidemment, cette chanson fait partie de mes préférées de l'album. D'une part car je suis un fan absolu de Vanessa Paradis, et d'autre part, car j'aime bien la chanson d'Etienne Daho, qui me rappelle mon adolescence. Souvenez-vous, la notte, la notte :



Il y a une autre chanson que j'apprécie beaucoup dans l'album de Nouvelle Vague, pour les mêmes raisons, tout aussi subjectives. C'est la reprise de Voilà les Anges, du groupe bordelais Gamine par ma chouchoute québécoise, la jeune, sympathique et talentueuse Béatrice Martin, alias Cœur de Pirate :



Si vous me lisez, vous savez que je suis un fan de la petite québécoise. J'ai fait plusieurs articles sur elle et j'ai surtout eu la chance de la voir de très près lors du FestiVoix 2010. Je trouve qu'elle apporte sa candeur et sa douceur à ce tube dont j'apprécie également la version originale :



Je ne vais pas vous passer comme ça les 16 morceaux de l'album mais je vous en propose un petit dernier, pour la route. Et là, mes raisons de l'apprécier sont encore plus subjectives que pour les deux précédentes.
La première, c'est que l'interprète est une fille sympa, de ma région (elle est Audoise). Il s'agit d'Olivia Ruiz. Je l'ai vue, elle aussi, en concert en mai dernier à la Feria de Nîmes. Et surtout, la chanson qu'elle reprend me rappelle une période sympa de ma vie, une période durant laquelle mes potes et moi enfilions souvent nos Doc Martens pour aller nous trémousser sur du bon rock français.
Comme celui des Mano Negra, à leurs débuts, avec Mala Vida :



Quand j'entends Mala Vida, je pense à cette fin juin 1989. Les épreuves du Bac à peine terminées, je montais à Clermont-Ferrand, pour le Festival Rock au Maximum où j'avais la chance de voir La Mano Negra passer juste après Les Négresses Vertes sur la scène du théâtre de verdure au Jardin Lecoq.
Je pense aussi à ma première voiture, la Mala Visa... mes vieux amis s'en souviennent.

Les concerts de Mano Negra étaient énormes. Je les ai revus quelques mois plus tard au Rockstore (et oui, je le fréquentais déjà en 1989) alors que j'entamais ma vie d'étudiant à Montpellier. Et puis Mala Vida était vraiment une chanson géniale :



Pour en revenir à Couleurs sur Paris, je trouve l'album globalement réussi. En plus de Vanessa, Béatrice et Olivia, on peut y entendre Julien Doré, Emily Loizeau, Charlie Winston, Yelle, Hugh Coltman, Cocoon, Helena Noguerra, Adrienne Pauly, Camille, Mareva Galanter et d'autres, dont Mélanie Pain (photo ci-contre), l'actuelle chanteuse de Nouvelle Vague.

Quelques morceaux sont moins réussis, à mon avis, mais vous avez pu constater dans cet article que mes goûts sont dictés par des raisons peu objectives. Je vous laisse donc vous faire votre propre opinion sur l'album.
J'aimerais bien revoir Nouvelle Vague en concert avec ce nouveau répertoire (et avec les artistes qui chantent...).

En attendant, et pour conclure, voici un petit souvenir du concert du mois dernier, avec l'excellent Gérald Toto et la douce Mélanie Pain :

mardi 16 novembre 2010

Fabiola... quand l'amour bascule !!!

Aujourd'hui, sort au Québec le deuxième album de Fabiola Toupin, Quand l'Amour Bascule. En ce qui me concerne, je l'ai reçu lundi dernier, par la poste, en provenance directe de Trois-Rivières. Je l'avais commandé il y a déjà longtemps, en pré-vente, pour encourager Fabi, que j'aime beaucoup, dans la production de ce disque.
Aucune vidéo n'est encore disponible mais vous pouvez écouter un premier extrait de l'album, Le Vent, sur le site Internet de Fabiola.

Je souhaite profiter de la sortie de ce bel album pour faire un article sur la talentueuse Fabiola. Je sais, j'en ai déjà fait un en février dernier... et bien, ce n'est pas grave, j'en fais un autre. Après tout, c'est mon blogue et je fais ce que je veux. Et puis, Fabiola le mérite bien.

Avant de vous parler de l'album, j'ai envie de reprendre la chronologie de "mon histoire" avec Fabi. J'ai mis des guillemets car "histoire" est un bien grand mot étant donné que je n'ai croisé Fabiola que quelques fois. Mais ces quelques fois là ont été marquantes !
Comme le jour où je l'ai découverte, sur la scène du FestiVoix. C'était un samedi soir étoilé, le 4 juillet 2009 et Fabiola était un astre de plus dans la nuit trifluvienne :



J'en ai encore des frissons !!!
Ce soir là, après le spectacle, j'avais eu la chance de croiser Fabiola au Zenob, bar bien sympa de Trois-Rivières, et de discuter un peu avec elle. Une bien bonne soirée...

Deuxième épisode, le 19 février de cette année. Je fêtais le premier anniversaire de mon blogue et pour l'occasion, j'avais adapté la fameuse chanson de Charlebois, Je reviendrai à Montréal. Sous ma plume, elle était devenue Je reviendrai à Trois-Rivières.
Je l'avais faite passer quelques temps avant, pour rigoler, à mes amis du FestiVoix. Le jour de cet anniversaire, ils ont eu la gentillesse de me consacrer un article sur le blogue du festival et surtout, de me faire une sacrée surprise, avec l'aide de Fabiola :



Que dire ? Si ce n'est que j'étais aux anges...

Troisième épisode, le FestiVoix 2010. Je décide, avec l'appui de mes potes de l'organisation, de créer une chronique vidéo quotidienne intitulée "Un français squatte au FestiVoix". Le principe est simple, faire croire à des trifluviens gravitant autour du FestiVoix que je souhaite rester à Trois-Rivières et que je cherche un toit, un(e) job et une nana.
La première personne que j'essaie de squatter, c'est Fabiola, bien sûr ! Et ça donne ça :



Bon, OK, elle refuse de m'épouser... mais elle est super sympa tout de même. Et cette capsule reste la meilleure de ma série (vous pouvez toutes les revoir ici).

Fabiola était impliquée dans plusieurs spectacles du FestiVoix 2010. J'ai donc eu l'occasion de la revoir et surtout de l'entendre.
Elle participait au concert sur les plus grands succès des crooners, avec André Veilleux, Michel Letarte et Valérie Carpentier, accompagnés du grand orchestre de la Mauricie.
Ce soir là, elle m'a encore fait frissonner en interprétant une magnifique chanson de Ferrat, C'est beau la vie :



Quelques jours plus tard, sur cette même scène des Ursulines, Fabiola se produisait à nouveau dans le cadre d'une rétrospective des comédies musicales ayant marqué l'histoire du Collège Marie-de-l'Incarnation, dont elle était élève.
J'aime particulièrement son interprétation de J'avais rêvé d'une autre vie, extraite des Misérables :



J'écoute le dernier album de Fabiola depuis dix jours maintenant et je regrette de ne pouvoir vous en passer quelques extraits car il y a plusieurs chansons que je trouve vraiment superbes. J'aime particulièrement Neige, Attends-moi, Parfois ou encore Le Vent.
Quand l'amour bascule fait partie, pour moi, de ces albums qu'on n'apprécie pas pleinement à la première écoute mais qu'il faut remettre dans le mange-disque plusieurs fois pour en percevoir le meilleur. Après, c'est foutu, on est accro, on ne peut plus s'en passer...

Finalement, cet album de Fabiola me fait un peu la même impression que celui de Fred Pellerin, Silence, que j'ai mis quelque temps à apprécier et qui est le disque que j'écoute le plus depuis cet été. Je rappelle d'ailleurs, pour ceux qui seraient passés à côté de l'info, que Silence a obtenu le Félix de l'Album Folk contemporain de l'année, la semaine dernière au Gala de l'ADISQ.
Je souhaite autant de succès à l'album de Fabiola.

Et puis, cerise sur le gâteau, comme tous les fans qui ont commandé Quand l'amour bascule avant sa sortie, j'ai eu droit à une super dédicace de la main de la belle Fabi : "Yann, Merci de ta solidarité, en espérant se voir bientôt !".

Moi aussi, j'espère qu'on se verra bientôt Fabiola. Félicitations pour ton album !

samedi 13 novembre 2010

The Godfather... of Montréal !

Un de mes informateurs (nom de code "Batman") m'a envoyé un article du Monde daté du 11 novembre, dans lequel on annonçait la mort du parrain de la mafia québécoise, un certain Nicolo Rizzuto, dit Nick, dit Le Vieux.

Je remercie cet informateur car j'étais loin de me douter qu'il y avait une mafia québécoise. Pourtant, Nick Rizzuto était un vrai cliché. D'abord, il était né en Sicile, en 1924, et avait émigré à Montréal à l'age de 30 ans. Il s'était vite lié à plusieurs familles de la mafia italienne entre New-York et Montréal. A la fin des 70's, une guerre entre ces familles permettait à Nick de prendre le contrôle incontesté de la mafia de Montréal. Il était une figure de la cosa nostra nord-américaine.

Depuis un moment, c'est son fils Vito (incarcéré en 2006) qui dirige la famille. Mais le vieux Nick devait encore tremper dans les affaires puisqu'à 86 ans, il n'est pas mort dans son lit mais abattu dans la cuisine de sa villa de Montréal par un tireur d'élite. Je vous le disais, un vrai cliché...
En plus, il avait la gueule de l'emploi (au centre de la photo).

Cette histoire m'a donné envie de me replonger dans l'ambiance de la fameuse trilogie de Francis Ford Coppola, le Parrain, et surtout dans la superbe musique de Nino Rota.
Le titre principal de la bande originale est the Godfather's Waltz, la Valse du Parrain :



Un très beau morceau... mais le plus connu, et le plus beau selon moi, c'est celui qu'on appelle communément The Godfather Theme :



Il s'agit de la version instrumentale de la chanson Speak Softly Love, enregistrée par Andy Williams, composée par Nino Rota avec des paroles de Larry Kusik.
Pour la petite histoire, Rota avait déjà utilisé ce thème musical dans un film de 1958, Fortunella, ce qui empêcha la bande originale du Parrain de concourir à l'Oscar de la meilleure musique de film en 1972. Rota avait d'ailleurs recyclé une autre partie du thème musical de Fortunella pour la bande originale de La Dolce Vita en 1960.

Speak Softly Love est reprise dans la bande originale du Parrain II en 1974, laquelle reçoit cette fois-ci l'Oscar. La chanson était depuis devenue un standard, Andy Williams ayant vendu plus de 500 000 exemplaires :



Personnellement, la version chantée que je préfère est dans le troisième volet du Parrain, sorti en 1990. Elle apparait dans une des plus belles scènes du film, quand Anthony Vito Corleone, le fils du parrain, chanteur d'opéra, interprète Brucia de Terra, sensée être une chanson traditionnelle du folklore sicilien.
En écoutant son fils, Michael Corleone se remémore des images de sa jeunesse, de son premier mariage avec Apollonia, morte à sa place dans une voiture piégée. Dans cette scène, le talentueux Al Pacino est vraiment touchant. C'est le chanteur américain Franc D'Ambrosio qui joue le rôle d'Anthony Corleone :



Cette chanson a été reprise par de nombreux artistes. Pour la version en anglais, on peut notamment citer Harry Connick Jr. Il existe aussi une version italienne intitulée Parla più piano qui a été chantée, entre autres, par Roberto Alagna. Il y a également une adaptation française qui s'appelle Parle plus bas. Elle a été interprétée par Dalida, Tino Rossi, Georgette Lemaire ou encore Marie Laforêt.

Mais c'est une version instrumentale que je vous propose. Je la trouve excellente. Elle est l'œuvre de l'ex-guitariste des Guns N'Roses, le fameux Slash. Dans la vidéo suivante, il entame sa performance par la Valse du Parrain avant d'attaquer les notes de Speak Softly Love, c'est énorme !!!

jeudi 11 novembre 2010

Caribou from Ontario !

Jeudi dernier, je suis allé, avec quelques amis, à la salle Victoire 2. C'est un lieu de concerts public qui appartient à la communauté d'agglomération de Montpellier. Il est très sympa mais je ne le fréquente pas souvent, je ne sais pas trop pourquoi. Pourtant, le son y est excellent et l'ambiance très cool, en général.

Nous étions là pour écouter Daniel Victor Snaith, alias Caribou, un artiste canadien de musique électronique, pour sa seule date dans le sud de la France. Le single de son dernier album Swim est très diffusé depuis quelques mois, notamment sur ma radio de référence, Nova.
Il s'agit d'Odessa, je le trouve excellent et je suis certain que vous le connaissez :



Ce concert était organisé par une structure publique, l'ADDM34, dont une des missions est de promouvoir des groupes du département de l'Hérault. Il font ça notamment en produisant une série de concerts avec une tête d'affiche et en première partie les deux groupes locaux sélectionnés, ça s'appelle 34 tours.

Cette année, les artistes choisis sont Iaross et Andromakers. Je ne m'attarderai pas sur le premier car je n'ai pas vraiment accroché. Je reprendrai juste une réflexion marrante de mon ami Vincent : "Tu devrais le recommander à tes amis du FestiVoix, pour la scène des Voix Dépressives...".

Quant à Andromakers, je les connaissais déjà pour les avoir vues en juin dernier en première partie de CocoRosie au Théâtre de la mer. Ce sont deux sympathiques jeunes filles, Nadège Teri et Lucille Hochet qui composent et jouent sur des synthés et boites à rythmes des 80’s. Elles proposent une pop tout aussi sympathique mais un peu guimauve. La petite Nadège a une voix superbe, avec des intonations à la Björk, mais leur prestation manquait un peu de peps :



A leur décharge, elles sont jeunettes, leur style musical n'est pas évident à valoriser sur scène et surtout, et surtout, le public était exécrable jeudi soir. C'était un peu hallucinant, tout le monde discutait, certaines personnes tournaient le dos à la scène, et tout un tas de gens se baladaient, gênant continuellement ceux qui étaient venus pour voir le concert. Bref, un public plutôt merdique qui a rendu cette soirée assez bizarre.

Finalement, les choses sérieuses ont commencé à 22h45 avec l'arrivée sur scène de Caribou et de ses trois acolytes. Rapidement, on s'est retrouvés dans une ambiance night-club :



Pour la petite histoire, Dan Snaith est né à London dans l'Ontario de parents profs de mathématiques ; il est, lui-même, titulaire d'un doctorat de math. Il vit maintenant à Londres, non plus au Canada mais au Royaume-Uni.
Il a débuté sa carrière de musicien sous le nom de Manitoba mais a été contraint d'en changer pour Caribou en 2004 suite à la menace de procès du Richard "Handsome Dick" Manitoba, le chanteur du groupe punk-rock américain The Dictators.

L'album précédent de Caribou, Andorra, sorti en 2007, avait déjà connu un certain succès, notamment grâce au tube Melody Day :



Les critiques encensent le nouvel album, Swim, et pour l'avoir écouté presque en boucle depuis plus d'une semaine, je l'apprécie également beaucoup (merci Vince!).
C'est de la très bonne électro-pop, très agréable à écouter, y compris en live. J'aime particulièrement la quatrième chanson de l'album, Found Out :



Bref, si vous aimez l'électro-pop très propre, ne ratez pas Caribou en live et procurez-vous l'album. En ce qui me concerne, j'aimerais bien le revoir, dans une bonne boite de nuit à ciel ouvert, par une belle soirée d'été, et pouvoir bouger mon corps sur cette excellente musique, entraînante à souhait.

Je vous propose de boucler la boucle avec Odessa :


lundi 8 novembre 2010

Eric McFadden and Co... Yeah !!!

La semaine dernière fut riche en musique en ce qui me concerne. Comme je vous le disais dans mon article de samedi, les concerts se sont suivis et ne se ressemblaient pas. Je vais vous parler aujourd'hui de celui de mercredi, celui d'Eric McFadden, un artiste américain que je découvrais pour l'occasion.
Il avait lieu à Secret Place en banlieue de Montpellier, la fameuse salle de la TAF, dont je vous ai déjà parlé dans plusieurs articles.

Mister 110 Volts et moi avons entamé la soirée en buvant une petite bière au bar extérieur. Incroyable la douceur du climat en ce début novembre.

Un guitariste texan assurait la première partie de Mc Fadden, Rodney Branigan, une espèce de folk-singer qui se débrouille une guitare à la main :



Branigan, un gars très sympa, nous a fait un excellent show, alternant entre morceaux instrumentaux et chantés, balades et rock (avec des touches de flamenco comme dans la vidéo précédente), compositions et reprises (Simon & Garfunkel, Radiohead).

Mais c'est son jeu de scène qui a bluffé le public. Branigan utilise souvent le corps des guitares comme percussion et surtout, il joue en même temps de deux guitares et d’un tambourin. Une guitare est installée sur ses genoux alors que l’autre est à la verticale entre ses jambes (vidéo ci-dessous). Il peut également réaliser ce difficile exercice debout (photo ci-dessus). Incroyable !!!



Eric Mc Fadden est venu rejoindre son pote sur scène pour un morceau. Il a assuré la guitare solo avec une Godin électro-acoustique qui avait un superbe son, très pur :



Après un court entracte, McFadden et ses musiciens sont montés sur scène pour une concert tout à fait surprenant. Il y avait une bassiste, Paula O'Rourke, et une violoniste (charmante), Stéphanie Valentin, toutes deux plutôt lookées, ainsi qu'un batteur, Fabrice Trovato.
Le concert a commencé plutôt rock ou blues-rock comme ce morceau :



Mais très rapidement, tout est devenu plus complexe. D'abord, McFadden, qui semblait déjà bordélique (les guitares trainaient n'importe où sur la scène), a commencé à modifier l'ordre prévu des morceaux. La bassiste, américaine comme lui, avait l'air d'être familière de ces changements. Normal, en rédigeant cet article, j'ai appris que la bassiste en question était l'épouse d'Eric McFadden depuis 1997. En revanche, les deux autres, Français et sans doute un peu moins habitués à l'artiste, étaient un peu déconcertés.

Cela n'a eu aucune incidence sur la qualité musicale et a même rendu ce concert encore plus sympathique.



Comme vous avez pu le constater sur cet instrumental, il est un peu complexe de qualifier le style musical de McFadden. Voici ce qu'on peut lire sur wikipedia :
Son style musical, relativement inclassable, pourrait se définir comme un mélange de rock, de blues, de flamenco et de musique tzigane, bien que cela soit réducteur tant ses influences sont larges et ses projets nombreux et variés."
Oui, Eric McFadden, c'est ça et plus encore... Il aborde à peu près tous les styles. Il a une incroyable capacité à passer d'un registre à l'autre au gré de ses envies.
Sur la vidéo suivante, on est assurément dans l'univers tzigane :



Ce type est un caméléon de la musique. S'il vit à San Francisco (avec sa bassiste...), il a grandi dans l'Etat de New-York ou il a appris le jazz et le flamenco. Sa mère chantait dans un groupe underground, The Fugs, et son père était fan d'Hendrix.
Eric McFadden a joué dans tout un tas de formations et notamment des groupes de punk ou de heavy metal. Il a accompagné divers artistes comme le groupe Living Colour, le bluesman Bo Diddley, ou encore Joe Strummer, le leader des Clash.

Non seulement il maitrise parfaitement la 6 cordes mais en plus, sa voix caverneuse, à la Tom Waits, s'adapte parfaitement à son style bigarré.



En 2005, Eric McFadden signe sur le label français Bad Reputation, dont fait également partie Rodney Branigan, qui a rejoint les quatre musiciens pour le morceau final :



Yannick et moi avons adoré ce concert. Il y a d'autres chansons très intéressantes que je n'ai pas filmées et que je vous recommande, comme Delicate Thing ou Where is Ferdinand.

Amis parisiens, Eric McFadden sera au New Morning demain soir, précipitez-vous !!!

samedi 6 novembre 2010

Les concerts se suivent et ne se ressemblent pas...

J'ai la chance de vivre dans une ville où les activités culturelles sont nombreuses et diverses, notamment dans le domaine musical. Je n'en profite pas toujours mais cette semaine, je ne m'en suis pas privé.
J'ai donc assisté à deux concerts, mercredi et jeudi soir. C'est un peu fatigant mais bon, cela n'arrive pas toutes les semaines.

Je vous prépare, pour la semaine prochaine, deux articles détaillés sur les artistes que j'ai vus et leurs prestations mais pour vous faire patienter un peu, j'ai décidé de vous proposer ce post, comme une sorte de teaser.

Mercredi soir, c'était à Secret Place, à Saint-Jean-de-Vedas (banlieue ouest de Montpellier), c'était Eric McFadden, un Américain, c'était excellent et surprenant. Surprenant car cet artiste atypique combine des styles musicaux très variés comme vous pourrez le constater sur cet extrait :



Jeudi soir, c'était à Victoire 2, également à Saint-Jean-de-Vedas, c'était Caribou, un Canadien, c'était très très différent de la veille et c'était sympa mais un peu pénible. Je vous en donnerai la raison dans un futur article. En attendant, voici un extrait, une toune que j'aime bien, Found Out (désolé pour la qualité de l'image, la technique me lâche un peu en ce moment) :



Rendez-vous lundi ou mardi pour le prochain article, sur Eric McFadden and co...

jeudi 4 novembre 2010

Let's Dance !!!

Ça fait un moment que j'ai envie de vous parler de Let's Dance, le tube de David Bowie, sorti en mars 1983. Je sais, c'est loin d'être sa meilleure chanson mais elle marque un tournant dans sa carrière. Et surtout, elle marque un tournant dans ma vie.

En effet, Let'Dance symbolise mon entrée dans l'adolescence. En ce printemps 1983, j'ai presque 12 ans, je termine mon année de 6ième et je commence à découvrir la pop des 80's. Evidemment, Billie Jean et son incroyable clip sont déjà passés par là quelques mois plus tôt. Mais c'est vraiment Bowie et les chaussures rouges de sa vidéo tournée en Australie qui marquent mon année musicale.
Souvenez-vous :



En juin 1983, avec mes camarades de l'époque, nous décidons d'organiser notre première boum, un samedi après-midi bien sûr. Laetitia, propose de la faire dans son garage, parfaitement adapté pour ce type de fête arrosée au Coca et avec bonbons Haribo à volonté.
A cette occasion, je fais la connaissance de son grand frère, qui nous donne un coup de main pour la logistique. Il s'agit d'un vieux de 3 ans mon ainé, un peu rock'n roll, un certain Yannick...

27 ans plus tard, Yannick, alias Mister 110 Volts, et moi, sommes toujours amis et partageons la même passion pour la musique. Nous avons d'ailleurs été voir un concert ensemble hier et retournons en voir un ce soir, je vous en parlerai dans mes prochains posts.

Pour en revenir à Let's dance, ce fut un des 45 tours vedettes de cette boum géniale. Cette chanson amenait à Bowie un nouveau public, très jeune, ignorant de sa fabuleuse carrière dans les 70's. J'étais l'archétype de ce nouveau fan, je découvrais Bowie et je n'avais aucune idée des superbes chansons qu'il avait composées depuis 1967. Je me rattraperai pas la suite...

Voici un petit live d'époque :



Let's dance est le premier single de l'album du même nom. Il connait un énorme succès. Il reste 3 semaines à la première place des charts au Royaume-Uni et connait à peu près le même sort dans tous les pays d'Europe et aux Etats-Unis.
Pour la petite histoire, le tube qui lui succède à la tête du hit parade britannique est le célèbre True, du groupe Spandau Ballet, un slow de plus de 5 minutes. Nous le redoutions un peu dans les boums car il était interminable et il valait mieux tomber sur une partenaire agréable...

Si l'album Let's Dance est plus commercial que les précédents, il y a une bonne raison. C'est Nil Rodgers, le guitariste du groupe Chic qui le produit et y introduit une touche pop assez marquée (voire lourde pour les puristes) notamment avec des lignes de basse assez sourdes, à la Chic.

Voici Nil Rodgers reprenant Let's Dance lors d'un concert caritatif avec un autre bon guitariste, Slash, et le chanteur Eric Benet :



En plus de Rodgers, David Bowie s'est entouré d'excellents musiciens pour enregistrer Let's Dance et notamment, pour la guitare solo, d'un certain Stevie Ray Vaughan, qu'il avait repéré quelques temps plus tôt au Festival de Jazz de Montreux.

Je vous propose une autre version live de Let's Dance. Bowie est en duo avec Tina Turner en 1988. Ce qui est amusant c'est qu'ils commencent par interpréter le Let's Dance de 1962, composé par Jim Lee et popularisé par Chris Montez, avant d'enchainer avec la chanson de Bowie.



La chanson de Bowie a été reprise par pas mal de groupes et d'artistes mais peu sont connus et il est difficile de trouver des vidéos. Je vous ai tout de même dégoté quelques interprétations dignes d'intérêt.

Pour commencer, celle de l'américain M Ward et sa voix roque :



Dans un style très différent, la version du groupe américain de rock gothique, Second Skin :



Beaucoup plus sage et plus proche de l'originale, l'interprétation d'un comparse de Carlos Santana, Rob Thomas :



Enfin, non pas une reprise, mais un sample, de Craig David, en 2007, pour sa chanson Hot Stuff :



Pour terminer, je vous propose un dernier live de Bowie himself, assez récent puisqu'il s'agit de son passage à l'Olympia en 2002. Vous verrez, la première partie est très différente de l'originale, très douce, et tout s'accélère à la 2ième minute :



Et vous, quelle est la chanson qui a marqué le début de votre adolescence et votre première boum ?

lundi 1 novembre 2010

Les Demoiselles de Rochefort !!!

En ce jour de Toussaint, j'ai eu envie de rendre un petit hommage à un réalisateur qui est mort il y a tout juste 20 ans, Jacques Demy ; réalisateur, mais également scénariste, dialoguiste, parolier, producteur et acteur.

En tant que réalisateur, Demy est proche de la Nouvelle Vague. On lui doit notamment les films Lola, Peau d'Âne, Une chambre en ville et Les Parapluies de Cherbourg. Ces quatre derniers sont des films musicaux, tout comme celui dont je vais vous parler dans cet article, Les Demoiselles de Rochefort, sorti en 1967.
C'est avec Les Parapluies de Cherbourg que Demy a connu le plus de succès et, cerise sur le gâteau, la Palme d'Or au festival de Cannes, en 1964. Mais j'ai un petit faible pour les deux jumelles charentaises :



Ceux d'entre vous qui me connaissent ou me lisent régulièrement savent que mes goûts musicaux sont éclectiques, en voici une nouvelle preuve. J'aime ce film pour ses couleurs, son ambiance bon enfant, sa luminosité, son côté kitch et bien sûr sa musique.
Celle-ci est signée par le complice de Jacques Demy (photo ci-dessus) sur presque tous ses films musicaux (sauf Une chambre en ville), le grand Michel, je veux dire Michel Legrand. C'est un des plus talentueux compositeurs de musique de film (et pas que...).

Legrand (photo ci-contre) a composé plus de 200 trames pour le cinéma et la télévision, plusieurs comédies musicales et a à son actif plus de 100 albums. Il a gagné 3 Oscars (sur 13 nominations), 5 Grammys et... aucun César.
Il faut dire qu'il a beaucoup travaillé pour le cinéma américain. Son premier Oscar, il l'a obtenu en 1969 pour la musique de L'Affaire Thomas Crown, avec Steve McQuenn et Faye Dunaway. On y trouve notamment une chanson magnifique, Les moulins de mon cœur (The Windmills of your mind). Si vous êtes amateur de jazz, patientez jusqu'à la troisième minute de la vidéo suivante, vous entendrez une performance au piano :



Legrand a joué et enregistré avec les plus grands jazzmen, Miles Davis, Bill Evans, John Coltrane ou encore Stan Getz. Le voici avec le pianiste québécois Oscar Peterson, presque 10 minutes de pur jazz !



Pour en revenir aux Demoiselles de Rochefort, il y a une autre raison pour laquelle j'adore ce film, c'est sa distribution exceptionnelle. Vous connaissez beaucoup de films qui réunissent des comédiens aussi divers que Catherine Deneuve et sa sœur, disparue trop tôt, la belle Françoise Dorléac, Michel Piccoli, Danielle Darrieux, Jacques Perrin, George Chakiris et surtout Gene Kelly (photo ci-contre).

Ah, Gene Kelly, l'homme aux multiples talents, acteur, chanteur, danseur, réalisateur. Il est probablement, avec Fred Astaire, la personnalité masculine la plus marquante de la comédie musicale hollywoodienne des années 50. Un clin d'œil sympa de Jacques Demy à ce genre cinématographique qui connut un vif succès dans la décennie précédente, notamment grâce à Vincente Minnelli.

Voici la scène où Andy Miller (Gene Kelly) rencontre la belle Solange (Françoise Dorléac) dans les rues de Rochefort.



Le film a été tourné simultanément en français et en anglais. Je n'ai malheureusement pas trouvé d'images de la version anglaise et c'est bien dommage car, dans la version française Danielle Darrieux est la seule comédienne non doublée pour le chant.
Même Gene Kelly, qui avait un emploi du temps trop chargé pour apprendre des chansons en français, a été doublé par un chanteur anglophone dont l'accent entretenait mieux l'illusion que c'était Kelly qui chantait réellement. Quel dommage !!!

Il avait pourtant une superbe voix. Souvenez-vous de la scène qui le rendit immortel :



J'aime beaucoup aussi George Chakiris, un excellent danseur, et sa présence dans ce film constitue un autre clin d'oeil de Demy aux comédies musicales américaines. Il joue le rôle d'un forain débarquant en ville :



Chakiris est également doublé. Pourtant, lui aussi a une belle voix, comme on a pu le constater 6 ans plus tôt dans le film musical le plus célèbre des années 60 :



J'espère vous avoir convaincu de l'intérêt de ce film, souvent dénigré. Quant à moi, si je devais retenir une seule chose, c'est qu'il s'agit de l'avant-dernier film de la superbe Françoise Dorléac (photo ci-contre), le deuxième où elle partage l'affiche avec sa sœur, Catherine Deneuve.
Alors en pleine gloire, elle meurt dans un accident de voiture près de Nice trois mois après la sortie du film. Elle était en retard pour prendre l'avion qui la conduisait à Londres où elle devait assister à la première de la version anglaise du film.

Même si c'est du play-back, je ne me lasse pas de cette scène, avec laquelle je conclurai cet article :

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