lundi 31 mai 2010

L'ASM champion de France... veni, vidi, vici !!!

J'avais prévu d'intituler cet article "Le Bouclier Arverne" en référence à mon post précédent mais le journal L'Equipe m'a devancé. En même temps, ce n'était pas vraiment original.

J'écris ces quelques lignes alors que je viens de rentrer de mon aller-retour éclair à Clermont. Je ne suis resté dans la capitale auvergnate que 18 heures mais je ne regrette vraiment pas d'avoir fait le déplacement. Au lendemain de cette fabuleuse victoire de l'ASM en finale du Top 14, je suis encore sur un petit nuage. Surtout après cette fabuleuse soirée, passée au cœur de l'évènement.

Je suis arrivé à Clermont à 17h, juste à temps pour récupérer, à la gare, mon ami Sam, venu de Paris pour voir la finale en Auvergne. Avec Sam, Virginie, Sandrine, Peggy, Alex, Max et Virginie, nous avons eu la chance de trouver une table dans un bar très sympa, le Viennois, à 100 mètres de la place de Jaude.
Pour mes lecteurs qui ne connaissent pas Clermont, il s'agit de la place centrale. Hier, c'était le rendez-vous de la plupart des supporters car la Ville y avait installé un écran géant, comme chaque année depuis 2007, pour diffuser la finale.

A 19h, soit 2 heures avant le match, la place était déjà noire de monde, ou plutôt bleue et jaune et l'ambiance était déjà assez chaude. J'aime beaucoup la statut de Vercingétorix arborant le drapeau de l'ASM :

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Notre position stratégique au Viennois nous donnait l'avantage d'être installés confortablement tout en étant, avec des dizaines d'autres supporters, à deux pas de la place où environ 50 000 personnes s'étaient regroupées.

Le match en lui même n'a pas été un grand match. L'équipe de Perpignan, visiblement paralysée par la perspective d'un deuxième titre consécutif et surtout par la détermination des clermontois, n'a produit que peu de jeu et a subi la domination de l'ASM pendant presque toute la soirée.
Mais peu importe, j'étais tellement stressé, malgré ma conviction que Clermont allait gagner, que je n'aurais pas vraiment profité du match, même s'il avait été d'un meilleur niveau.

L'ASM ne pouvait pas perdre, pas avec moi à Clermont, impossible ! Malgré ce, les dernières minutes furent vraiment interminables même si notre équipe avait une avance assez confortable (19-6). Le peuple clermontois avait tellement attendu et espéré ce moment que le coup de sifflet final fut suivi d'une explosion de joie, bizarrement accompagnée d'une sorte de sentiment d'incrédulité...

Pour nous, ce fut le moment de déboucher le champagne (merci Sam) pour la première fois de la soirée. Je vous propose, sur cette vidéo, la dernière minute du match et les quelques unes qui l'ont suivi :



Après le champagne, nous sommes bien sûr allés faire un tour sur la place de Jaude. C'était de la folie furieuse, tout le monde chantait, dansait, criait... Il y a même des gens qui grimpaient sur les arbres pour surplomber la fiesta (n'est ce pas Alex).

En moins de 5 minutes, j'avais perdu mes amis au milieu de la foule. Heureusement, je les ai retrouvés et nous avons poursuivi notre périple au milieu des vagues jaunes et bleues. Après être repassés voir Vercingétorix qui commençait à être un peu squatté, nous avons atterri avenue des Etats-Unis, chez un ami qui nous a offert un coupette de champagne. Son appartement domine la rue et nous avons pu profiter du défilé permanent des clermontois heureux...

Puis, nous avons continué jusqu'à la cathédrale et à la place voisine qui n'a jamais aussi bien porté son nom : la place de la Victoire. Des milliers de personnes déambulaient dans les rues, comme nous, pour profiter de ce moment historique pour Clermont-Ferrand.
Je n'avais pas vu une telle liesse populaire depuis le 12 juillet 1998 et la victoire de la France à la coupe du monde de football. Regardez plutôt :



Aujourd'hui, un peu fatigué, j'ai déposé Sam à la gare à 13h30 et pris la route du retour, heureux d'avoir été là où il fallait au moment où il le fallait. En rentrant, j'ai doublé des convois entiers de supporters perpignanais qui redescendaient de Paris. Comme j'arborais, sur la plage arrière de ma voiture, les couleurs de l'ASM, certains m'ont fait des signes amicaux. Il n'y a qu'au rubgy qu'on voit un tel fair-play.

En fin d'après-midi, les joueurs de l'ASM sont venus présenter le bouclier de Brennus à leurs supporters sur la place de Jaude. J'ai vu aux infos que plus de 100 000 Clermontois étaient en ville pour les accueillir. Finalement, il en faut peu pour rendre les gens heureux... du pain et des jeux, pour rester dans des références romaines !!!

Pour conclure en musique, je vous propose une chanson de circonstance :



Ce titre conclut de façon magistrale une saison de Top 14 extraordinaire, pleine de suspense, avec une qualité globale de jeu impressionnante. Que nous réserve la prochaine avec l'arrivée de Fabien Galthié à Montpellier ?
On verra bien, mais en attendant, merci les Jaunards pour toutes ces émotions !!!

samedi 29 mai 2010

Allez les Jaunards... cette fois, c'est la bonne !!!

Je ne peux résister à l'envie de poster un petit article juste avant de prendre la route pour Clermont-Ferrand...
Pourquoi Clermont ?
Vous ne lisez donc pas les journaux !!!

Ce soir a lieu la finale du championnat de France de rugby entre l'ASM Clermont-Auvergne et l'USAP de Perpignan. Bien sûr, le match a lieu à Saint-Denis, au Stade de France mais je pense qu'il risque d'y avoir une ambiance fabuleuse dans la capitale auvergnate et je ne veux pas rater ça.

Les jaunes et bleus auvergnats disputent leur onzième finale, la quatrième consécutive, la deuxième d'affilée contre Perpignan... et n'ont jamais gagné le fameux bouclier de Brennus.

Mais cette fois, c'est la bonne !!! J'en suis convaincu, et vous savez pourquoi ? Et bien, je vous le dirai après ce petite résumé énergique de la folle demi-finale contre le RC Toulon, que j'ai eu la chance de voir dans un bar très sympa de Barcelone.
Quand je vois le magnifique drop de Brock James à la 91ième minute et l'essai de ouf de Julien Malzieu, à la 94ième, après un sprint de 80 mètres, j'en ai encore des frissons :



Alors pourquoi les Jaunards ne peuvent pas perdre cette année ? Tout simplement car Goscinny et Uderzo l'avaient prévu en 1968 quand ils ont sorti le 11ième album d'Astérix (11ième, comme le nombre de finales de l'ASM) : Le Bouclier Arverne !!!

Pour rendre à César ce qui appartient à César (c'est le cas de le dire...), ce sont deux jeunes internautes clermontois qui ont trouvé ce point commun troublant entre la B.D. et le rugby, comme on peut le lire dans le quotidien auvergnat, La Montagne, de mardi dernier.

Je crois qu'il n'y a pas grand chose à ajouter, ce soir le bouclier sera arverne et je serai au pied de la statut de Vercingétorix, place de Jaude, pour fêter la victoire avec mes amis clermontois.

Et voilà ce que je chanterai, c'est quétaine, mais j'assume :



Allez les jaunes, allez les jaunes, allez les jaunes et bleus...

jeudi 27 mai 2010

Après les crooners, les crooneuses...

Julie London était une chanteuse et actrice américaine qui connut un grand succès dans les années 50. Rendue célèbre par sa voix suave et sensuelle, elle fut la première interprète de la fameuse chanson d'Arthur Hamilton, Cry me a River.

Elle est considérée par certains comme le modèle même de la femme crooner. Belle, aussi à l'aise sur le grand écran que devant un micro, Julie London est un peu la mère spirituelle de toutes les chanteuses dont je vais vous parler dans cette article.

Mais avant cela, je vous laisse apprécier sa magnifique voix :



Son héritière ? Incontestablement la Canadienne Diana Krall. Depuis maintenant une bonne quinzaine d'années, Diana est une référence en matière de jazz grand public. Sa discographie est constituée de beaucoup de reprises de standards du jazz américain mais elle compose et écrit également ses propres chansons, en collaboration avec son chanteur de mari depuis 2003, l'Anglais Elvis Costello.

La chanteuse possède aussi un véritable talent de pianiste. Il a d'ailleurs était récompensé par un Oscar Peterson Award lors de la 25e édition du Festival de jazz de Montréal, en 2004.
J'aime beaucoup cette interprétation de Fly me to the Moon, chanson reprise par tant de grands chanteurs :



Avec l'artiste suivante, on ne se situe pas tout à fait dans le même jazz. Celui-ci intègre des influences folk et soul. Son dernier album, The Fall, est même principalement folk. Mais pas de doute, on a tout de même affaire à une crooneuse. Elle en a la voix, la classe et c'est, en plus, une excellente comédienne.
En outre, elle fait partie de l'écurie du mythique label Blue Note. Je veux parler de la très talentueuse Norah Jones.

La fille de Ravi Shankar a vraiment un charme fou et un univers bien à elle. Je lui souhaite une vie aussi riche et aussi longue que celle de son père qui fête ses 90 ans cette année.
Je vous propose une chanson issue de son troisième album, Not Too Late, sorti en 2007, Thinking About You :



On la qualifie à juste titre de crooneuse-pop, Katie Melua est, en tout cas, le charme incarné. Elle ne joue pas du piano mais de la guitare. Cette jeune Britannique est née en Géorgie, a migré à l'âge de 9 ans à Belfast avec sa famille, puis à Londres quand elle avait 14 ans.

Son quatrième album studio, The House, est sorti mardi, mais je préfère vous proposer une toune de son album précédent. Elle s'intitule If You Were a Sailboat et je l'adore : "Si tu étais un voilier je te guiderais jusqu'au rivage".
La voici sur le plateau de Taratata :



Je poursuivrai avec une autre guitariste, l'Américaine Madeleine Peyroux. Tout d'abord, elle a été comparée à Billie Holiday, à cause de sa voix, mais également de son répertoire. La jeune femme avait une vieille âme...
Alors, elle a chanté des "modernes" comme Leonard Cohen, Joni Mitchell, Bob Dylan et Tom Waits. Comme elle a vécu en France et qu'elle y a fait la manche, la musicienne a puisé régulièrement dans le patrimoine français : Édith Piaf, Joséphine Baker, Serge Gainsbourg ...

Depuis son quatrième album, sorti l'an dernier, elle écrit et compose ses propres chansons mais la voici chantant une belle reprise de Cohen, Dance Me to the End of Love :



Pour terminer, je vous présente la plus intéressante du lot, à mon sens, Melody Gardot. Cette jeune Américaine de 25 ans, qui a un prénom qui lui sied à merveille (et c'est son vrai), est une chanteuse, auteure, compositrice, pianiste et guitariste. Son style musical mélange les influences du jazz, de la folk et de la bossa nova. Elle se dit influencée aussi bien par des artistes de blues ou de jazz que par des artistes de folk, de pop, de rock ou issus du répertoire de la musique classique, citant notamment les noms de Billie Holiday, Bessie Smith, Judy Garland, Janis Joplin, Miles Davis, ou encore Gershwin... sacré cocktail !

Sa musique est comme elle, élégante et un peu mystérieuse. Je vous propose la chanson-titre de son deuxième album Worrisome Heart. Si ça, c'est pas une crooneuse, je ne m'y connais pas :



Melody Gardot se produira le 14 juillet prochain sur la scène du fantastique Théâtre de la Mer de Sète dans le cadre du non moins génial festival Jazz à Sète. Malheureusement, je ne suis pas sûr de pouvoir y être... mais je vous recommande d'aller jeter un coup d'œil à la programmation, elle est époustouflante (Herbie Hancock, George Benson, The Brand New Heavies...).
L'affiche du festival est à la hauteur des artistes qu'il présente. Elle est l'œuvre d'un peintre montpellierain très talentueux, Paul Bocaj, que mon ami Mister 110 Volts adore....

Je ne peux m'empêcher de vous proposer, en conclusion, une des rares reprises de Melody. Une version bossa nova de Over the Rainbow, célèbre chanson du Magicien d'Oz, en duo avec Monsieur Eddy s'il vous plait !


mardi 25 mai 2010

Olivia Ruiz... à la Feria de Nîmes !!!

Le week-end dernier fut le premier vraiment estival, enfin !!! De surcroît, un week-end de trois jours, le bonheur !!!

Entre deux barbecues et quelques séances de bronzette à la plage, je me suis retrouvé, un peu par hasard, à la Feria de Nîmes dimanche soir. En fait, mon ami Max trouve que je me la joue midinette en étant fan de Cœur de Pirate. Alors, rien que pour l'embêter, je l'ai laissé seul avec son fils de 4 ans et j'ai amené sa copine voir Olivia Ruiz à Nîmes. J'assume mon côté midinette...
Ce concert gratuit était organisé par la Ville de Nîmes dans le cadre des évènements musicaux de la Feria.

L'idée était très bonne, la mise en œuvre un peu moins. Comme nous nous en doutions, nous n'étions pas seuls. Des milliers de personnes s'étaient massées entre l'antique Maison Carrée et le Carré d'Art, œuvre du célèbre architecte Norman Foster, pour apercevoir la sympathique Olivia.

Malheureusement, le lieu n'est pas vraiment adapté à de tels concerts et surtout, les organisateurs n'ont pas eu la présence d'esprit de surélever la scène qui se trouvait en contrebas du public. Du coup, la plupart des gens n'y voyaient rien. Heureusement, le son était bon, l'ambiance sympa et la prestation d'Olivia plus qu'honnête malgré un public plutôt refroidi par les piètres conditions.

La voici chantant Belle à en Crever, extrait de son dernier album :



Après le concert, nous avons déambulé dans les rues de Nîmes où l'ambiance était plus que festive en ce dernier soir de Feria. Cela m'a rappelé d'excellents souvenirs, quand j'étais (plus) jeune et que j'enchaînais les bodegas pour ne rentrer me coucher qu'au petit matin...
En tout cas, si on ignore les odeurs d'urine et qu'on fait fi des boum-boum imbuvables des sonos saturées, Nîmes est une ville très belle la nuit, même pendant la Feria. Comme le prouve cette photo de la place de l'Horloge, lieu qui a vu s'achever brutalement, il y a tout juste 10 ans, ma dernière grosse soirée à la Feria de Pentecôte (mais cette histoire là, je ne vous la raconterai pas...).

Pour en revenir à Olivia Ruiz, on ne peut pas dire que je sois un grand fan, mais je l'aime bien et ceci pour plusieurs raisons. D'abord pour la fraîcheur qu'elle dégage et qui imprègne sa musique. Ensuite, car elle a réussi a faire totalement oublier son passage à la première édition de la Star Academy française. Enfin, parce que je suis super chauvin et qu'elle est de la région. Elle est née à Carcassonne et a grandi dans le village de Marseillette, non loin de la capitale audoise.

Fille d'un musicien, Didier Blanc (Ruiz est le patronyme de sa mère), Olivia se produit dans plusieurs formations depuis l'âge de 15 ans. En 2001, à 21 ans, elle parvient en demi-finale de la Star Ac et profite de cette célébrité passagère pour signer chez Universal. Elle sort son premier album, J'aime pas l'Amour, en 2003. Il connaît un succès relatif mais c'est avec son deuxième opus, La Femme Chocolat, vendu à plus d'1 million d'exemplaires qu'elle explose vraiment.

J'traîne des Pieds en est un des singles, celui que je préfère :



Son troisième album, Miss Météores, est sorti en 2009. Il n'a pas connu le succès du précédent mais s'est tout de même vendu à plus de 400 000 exemplaires. J'aime bien cette toune qui en est extraite, Elle Panique, et son clip est excellent :



Olivia est passée plusieurs fois à Taratata et je vous ai sélectionné deux prestations intéressantes.
La première est un duo avec Azia, la fille de Jacques Higelin, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises. Elles chantent Diamonds Are a Girl's Best Friend, la fameuse chanson du film Les Hommes préfèrent les blondes. C'est assez marrant car aucune des deux n'a vraiment le style "croqueuse de milliardaire" de Marilyn Monroe dans ce film :



Ma seconde sélection est un trio entre Olivia, Cali et le groupe Dyonisos (dont le chanteur, Mathias Malzieu est le compagnon d'Olivia). Ils interprètent le premier tube d'Eddie Cochran, datant de 1958, Summertime Blues ; et ça dépote pas mal :



A bientôt...

samedi 22 mai 2010

Les crooners...

Si vous me lisez un peu, vous savez que j'adore les crooners. Alors je suis comblé que le FestiVoix ait programmé un spectacle sur les plus grands succès des crooners le mercredi 30 juin sur la scène Desjardins des Voix Multiples.

Mais qu'est-ce qu'un crooner ?
Il s'agit d'un chanteur de variété américaine ou de jazz, souvent accompagné d'un orchestre ou d'un big band. Le terme crooner vient du verbe anglais "to croon" qui signifie murmurer. Il chante surtout des ballades et reste généralement dans le registre du "chanteur de charme".

Le "crooning" est plus une manière de chanter qu'un style musical. Il puise ses racines dans le Bel Canto de l'opéra italien enrichi par le phrasé et les nuances vocales du jazz. Certains chanteurs de charme ont même incorporé d'autres styles musicaux populaires dans le "crooning", tel que le blues ou encore la musique hawaïenne.
Les crooners ont connu leur apogée entre la fin des années 20 et le début des années 60 notamment grâce à Bing Crosby qui a beaucoup investi dans le développement des enregistrements multipistes et à ses émissions de radio très populaires. Les reprises de chants de Noël étaient une de ses spécialités. Je vous ai dégoté un duo étonnant avec un jeune chanteur anglais :



Le style a ensuite décliné, notamment en raison du développement du rock'n roll.

Mais de grands noms ont contribué à faire perdurer ce style durant les décennies qui ont suivi et jusqu'à nos jours. Le plus grand, le plus talentueux, c'est bien entendu, The Voice, l'extraordinaire Frank Sinatra. Je ne sais pas trop quoi dire sur Franky qui n'ait pas été dit. Juste que, pour moi, il était et il restera un des plus grands interprètes de l'histoire de la chanson.
Voici Ol' Blue Eyes chantant une de ses tounes les plus emblématiques :


Quand on parle crooner, un nom vient automatiquement à l'esprit après Franky, c'est celui d'un canadien, Paul Anka. C'est d'ailleurs lui qui a écrit My Way pour son ami Sinatra. Le voici dans une reprise de la chanson la plus connue de Nirvana, Smells Like Teen Spirit :



Je ne peux pas, bien entendu, vous parler de tous les crooners car il y en a beaucoup mais, afin d'être cosmopolite, après les Etats-Unis et le Canada, voici un Gallois que j'aime beaucoup. Il a d'ailleurs, comme Franky, rencontré un grand succès avec une toune écrite par Paul Anka, She's a Lady. Vous aurez reconnu l'incontournable Tom Jones.
Le voici interprétant une chanson composée par l'inusable Burt Bacharach, I'll never fall in love again :



La nouvelle génération de crooners n'est pas mal non plus. Je pense en particulier à celui que je considère comme l'héritier de Sinatra, Harry Connick Jr. Superbe voix, très bon musicien, excellent comédien et belle gueule pour couronner le tout... Y en a qui ont vraiment pas de chance dans la vie.

C'est le fameux film de Rob Reiner, Quand Harry rencontre Sally, qui l'a rendu vraiment populaire, en 1989, notamment grâce à cette reprise de It had to be You, chanson qui date tout de même de 1924 :



Les canadiens ne sont pas en reste puisqu'ils ont un talentueux représentant dans la nouvelle génération de crooners en la personne de Michael Bublé. Du haut de ses 35 ans, il ne renie pas ses illustres devanciers et chante même en duo avec les rares survivants de la génération Sinatra (ou presque) comme ici, avec le New-Yorkais Tony Bennett :



Mais je crois que ce sont les anglais qui ont la palme du neo-crooner avec le jeune Jamie Cullum. Un style résolument contemporain mais la crooner's attitude est bien présente. Le voici dans sa fameuse reprise du tube de Rihanna, Don't Stop the Music :



Et les Français me direz-vous ? J'aurais pu, bien entendu, vous parler du grand Charles Aznavour, d'Yves Montand ou encore de Jean Sablon mais pour moi, il n'y a qu'un seul french-crooner :



Le terme de crooner n'est quasiment jamais employé pour les femmes, mais j'en vois bien quelques unes que je classerais volontiers dans la catégorie des crooneuses. Peut-être le thème d'un prochain article ?

jeudi 20 mai 2010

Concierto de Aranjuez... Olè !!!

J'ai conclu mon précédent article sur le Concerto d'Aranjuez (Concierto de Aranjuez en Castillan). Et bien, je vais en faire le sujet de celui-ci car je kiffe vraiment cette œuvre et notamment sur son deuxième mouvement, le plus célèbre et le plus beau.

Ce concerto pour guitare et orchestre a été composé par le musicien espagnol Joaquin Rodrigo en 1939 à la demande du Marquis de Bolarque, grand amateur de musique rencontré à San Sebastian. Il a réalisé ce chef d'œuvre à Paris, lors de la dernière année d'un long séjour dans notre capitale.

Le Concerto d’Aranjuez tient son nom de la fameuse résidence royale se trouvant à 50 km de Madrid (photo ci-dessous). En la situant en ce lieu, Rodrigo a voulu lui imprimer une époque : la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, à la Cour de Charles IV et de Ferdinand VII. C’est une Espagne intérieure, éternelle, heureuse, fantasmée, pas celle de Franco. Cette "vision intérieure" est bien celle de Joaquín Rodrigo, frappé de cécité depuis l’âge de trois ans.

Bien que pianiste, Rodrigo avait totalement compris et assimilé l'esprit de la guitare espagnole, comme allait le prouver le succès de son concerto.

Le 2ième mouvement en Si mineur est de loin le plus connu du concerto. Il s'agit d'un adagio très émouvant. La mélodie, jouée au cor anglais, et soutenue par guitare et cordes, est une réminiscence de la Saeta, chant plaintif de la procession annuelle de la Semaine Sainte en Andalousie.

La première mondiale du "Concierto de Aranjuez" a été donnée le 9 novembre 1940, dans le Palais de la Musique catalane à Barcelone, par l'orchestre philharmonique de Barcelone dirigé par César Mendoza Lasalle, et avec Regino Sainz de la Maza, guitariste classique comme soliste.
Le Concerto d'Aranjuez et une des œuvres classiques les plus jouées et les plus vendues. Ce best-seller planétaire a été repris plus de 70 fois rien que par des guitaristes classiques. Elle compte de grands noms à son palmarès, Narciso Yepes, dont je vous ai proposé l'interprétation dans mon article précédent, mais aussi John Williams, Pepe Romero, Alexandre Lagoya ou encore le grand Paco de Lucia :



Ce qui est intéressant, c'est que de nombreux artistes "modernes" ont adapté ce deuxième mouvement pour en faire des chansons ou des morceaux à part entière, tout en gardant cette magnifique mélodie qui fit le succès du concerto.

On peut classer ces adaptations en plusieurs catégories.

Je vous parlerai tout d'abord des adaptations Jazz.
La plus connue est celle de l'immense Miles Davis pour son album Sketches of Spain en 1960. Prenant le folklore espagnol comme source principale d'inspiration, cet album laisse peu de place aux improvisations, ce qui valut à Miles Davis les critiques des puristes du Jazz. Des reproches auxquels le trompettiste américain rétorqua : "It's music, and I like it". Tu m'étonnes....



Dans le registre Jazz, j'aime aussi beaucoup l'adaptation du pianiste Chick Corea, artiste d'ailleurs découvert par Miles Davis. Le deuxième mouvement du Concerto d'Aranjuez constitue l'introduction de son morceau intitulé Spain, en 1971.
Cette prestation au Montreux Jazz Festival est tout simplement superbe (intro de 3 minutes, excusez du peu !) :



Après la catégorie Jazz, il y a la catégorie "variété". Elle consiste à prendre le thème d'Aranjuez et à coller des paroles dessus afin d'en faire une chanson, avec plus ou moins de réussite.
D'abord, la variété française... et cela commence en 1967 avec Richard Anthony et son Aranjuez mon Amour :



Pas trop mal... J'adhère beaucoup moins à Mon Pays, c'est la Terre, d'Hélène Ségara. Il faut dire que je n'adhère à rien d'Hélène Ségara :



En revanche, la chanteuse libanaise Fairuz en a fait une chanson émouvante, non sur son pays mais sur sa ville, Beyrouth. Elle s'intitule Li Beirut :



Enfin, je terminerai cette catégorie par un artiste grec, l'imposant Demis Roussos qui a plaqué des paroles anglaises sur la musique du concerto pour un résultat, comment dire... à la Demis. Voici Follow Me ; attention, ça déménage :



Le morceau de Demis a été repris, avec bonheur, en 2004, par un compositeur japonais, Kenji Kawai, (interprétation de la chanteuse de Jazz japonaise, Kimiko Itoh), pour le superbe film d'animation Innocence : Ghost in the Shell 2. Ce film, du talentueux Mamoru Oshii, a une B.O. superbe, comme tous ses films et comme la plupart des bons films japonais.



L'ultime catégorie des adaptations du Concerto d'Aranjuez est celle des guitares électriques. Je vous propose les trois plus connues. La première et celle du Français Jean-Pierre Danel. Je ne la trouve pas très intéressante dans le sens où le guitariste n'apporte pas grand chose à la version originale. Il se contente de la reprendre avec un instrument électrique :



L'adaptation de Buckethead est beaucoup plus intéressante. Musicalement, l'artiste s'approprie vraiment le morceau. La toune constitue un hommage à la fois au concerto de Joaquin Rodrigo et à l'adaptation Miles Davis puisqu'elle s'intitule Sketches of Spain (for Miles) :



J'ai gardé le meilleur pour la fin mais je ne suis pas très objectif puisqu'il s'agit de mon guitariste préféré, le fabuleux Carlos Santana. Il a adapté le concerto pour son morceau En Aranjuez Con Tu Amor, présent sur l'album Santana Brothers, sorti en 1994 et réalisé avec son frère Jorge et un de ses neveux. J'aime beaucoup la petite rythmique reggae, très bien dosée, qui accompagne la guitare du Maître :



Trop fort ce Carlos !!!
Et dire qu'il passe au Festival d'Eté de Québec, le 13 juillet sur les Plaines d'Abraham, le même jour qu'un autre de mes guitaristes préférés, le trifluvien Steve Hill... et que je serai rentré en France depuis 4 jours... dommage.

En plus, sa seule date en France est à Dijon, le 10 octobre. Dijon, quelle drôle d'idée !!!
Alors que Montpellier va bientôt inaugurer une des plus belles salles de France, l'Arena.

Viens à Montpellier Carlos !!!

lundi 17 mai 2010

Week-end à Barcelone... Episode 4 : La fin !!!

Dimanche... déjà le dernier jour, ou plutôt, la dernière matinée car le bus du retour partait à 13h.
Il faisait un temps magnifique à Barcelone (normal pour le dernier jour) et comme c'était le jour du Seigneur, je me suis dit que je pourrais aller faire un tour à La Sagrada Familia. Je l'ai déjà visitée il y a quelques années mais, comme vous le savez, elle est toujours en construction et donc elle évolue constamment.

Évidemment, il y avait du monde, ce qui m'a empêché de grimper en haut des clochers mais pas d'aller faire un petit tour dedans, dessous et sur les côtés. Cet édifice est vraiment extraordinaire, au sens littéral. Gaudi devait vraiment avoir l'esprit torturé pour pondre des plans pareils.

Au sous-sol de l'édifice, un musée, qui n'existait pas lors de ma dernière visite, dévoile des maquettes, des plans du temple ainsi qu'une exposition sur son histoire et celle de ses principaux fondateurs et contributeurs dont Gaudi, bien entendu.

Une occupation sympa pour une belle matinée dominicale.

Heureusement car le retour fut moins agréable. Sept heures de car pour faire Barcelone-Montpellier, c'est abusé ! Entre les bouchons à la frontière, l'inexpérience du chauffeur et les arrêts à Gérone, Perpignan, Narbonne... un véritable omnibus. Mais après ce bon week-end, j'avais décidé de positiver, quoiqu'il arrive.

Et puis, juste avant de partir, un spectacle m'a résolument mis de bonne humeur. En me posant dans le square situé devant la Sagrada Familia, j'ai eu droit au concert de qualité d'un duo fort talentueux :

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Je serais bien resté là des heures car les 30 minutes passées à les écouter furent un enchantement pour mes oreilles. La musique andalouse, quand elle est maîtrisée, c'est un vrai bonheur... même en Catalogne.

Je n'ai pas pu les filmer beaucoup car tout un tas de gens s'arrêtaient devant eux, plus souvent pour photographier l'église que pour les écouter. Ils sont cons ces touristes !

Les deux musiciens m'ont fait l'immense plaisir de jouer un morceau que j'adore, le deuxième mouvement du Concerto d'Aranjuez de Joaquin Rodrigo.
D'ailleurs, pour terminer cette série de post sur Barcelone, je ne résiste pas à l'envie de vous en proposer cet extrait, interprété à la dix-cordes par Narciso Yepes, guitariste connu pour avoir créé le célèbre thème de Jeux Interdits :



Je pense que je vous proposerai prochainement un article sur Aranjuez, ce morceau du concerto ayant été repris de nombreuses fois et pas par n'importe qui...
A bientôt !

dimanche 16 mai 2010

Week end à Barcelone... Episode 3 !!!

Après une balade le long de la plage, j'ai débuté ma journée d'hier par un changement d'Auberge. La nouvelle est sur le Passeig de Gracia dont je vous parlais hier, à deux pas de la Casa Battlo, autre chef d'œuvre de Gaudi. L'accueil y est un peu moins chaleureux qu'à la précédente mais le confort y est nettement supérieur et l'emplacement est idéal (500 mètres du bar ou je vais voir le rugby...).
Ci-contre, la vue de mon lit...

Ensuite, je suis monté au Montjuïc, colline qui surplombe Barcelone pour profiter du panorama en ce milieu de journée ensoleillée. Un petit peu de métro, un coup de funiculaire et hop, nous voilà sur les hauteurs. Je suis toujours épaté par l'efficacité des transports en commun barcelonais. On devrait en prendre de la graine...
Bref, après 10 minutes de marche à la sortie du funiculaire, j'étais au Château de Montjuïc. Il ne présente que peu d'intérêt si ce n'est d'offrir une vue superbe sur la ville, à 360°... génial !!!

Là, je me suis régalé. Barcelone est une ville magnifique vue d'en haut, une ville immense, vraiment ouverte sur la mer. Quelques bâtiments en émergent, comme la superbe Sagrada Familia ou la surprenante Torre Agbar, dessinée par Jean Nouvel, véritable symbole phallique de 145 mètres, au beau milieu de la ville.
J'ai fait quelques vidéos et, dès qu'elles seront montées, je vous les proposerai sur ma chaine YouTube.

Ce que je n'avais jamais vu, par contre, c'est le port industriel de Barcelone, qui se cache derrière Montjuïc. Il est très impressionnant. Des milliers de conteneurs y sont entreposés, attendant d'être chargés sur des cargos ou des camions.

En redescendant, j'ai fait un tour sur la Rambla de Catalunya, ce qu'il faut éviter de faire un samedi après-midi et en 5 minutes, j'étais saoulé par cette foule grouillante et je me suis réfugié à l'hostel pour faire une petite sieste et, ainsi, être en pleine forme pour encourager les Jaunards de l'ASM...

Et franchement, il fallait tenir la forme pour supporter ce match de ouf, ce suspense insoutenable...
Heureusement, la clientèle du Paris-Taxi était quasiment toute ralliée à la cause Clermontoise. Cela faisait vraiment longtemps que je n'avais pas vécu un match d'une telle intensité. Il n'y a que le rugby qui peut procurer tant de sensations, même à Barcelone.
Je vous propose la dernière minute de ce match d'anthologie :



Après le match, je suis retourné faire quelques pas dans le Barri Gottic mais le samedi, c'est vraiment la méga foule. J'ai aussi fait une nouvelle tentative au Musée Picasso. En effet, hier soir, c'était la nuit des musées. Mais encore raté, la queue était presque aussi impressionnante que jeudi.

Alors, comme j'avais un peu la dalle, je me suis rabattu sur un bar basque. J'ai fait quelques infidélités aux tapes catalans pour me gaver de pintxos basques et je dois avouer que je les préfère aux spécialités barcelonaises. La charcuterie et les produits de la mer sont tout de même mieux sur un petit bout de pain, non ?

J'avais ensuite prévu d'aller boire un verre dans un cabaret que j'aime bien dans le bas du quartier du Raval mais il était un peu tôt (23h...) et il n'y avait encore personne. Et comme les 12 km à pied faits dans la journée m'avaient un peu fatigué, je suis rentré pour déguster une dernière bière dans l'ambiance lounge du bar de l'auberge.

Ce que je retiendrai de cette journée, c'est que les Converse, c'est pas l'idéal pour marcher en ville (mal aux pieds, aux jambes, au dos). A moins que ce ne soit l'âge...

samedi 15 mai 2010

Week-end à Barcelone... Episode 2 !!!

Comme je vous l'ai dit dans mon précédent article, la journée d'hier a commencé par une grosse pluie.
Prenant mon courage à deux mains, j'ai tout de même décidé de bouger sur le coup des 11h. Je me suis dit que c'était le temps idéal pour aller visiter des musées et notamment le Musée Picasso que je n'ai jamais réussi à faire. Et bien, ce ne sera pas pour cette fois car, évidemment, je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée. Arrivé devant le musée, j'ai vite compris. La queue s'étendait sur plus de 200 mètres (sans rire !). C'est à ce moment là, d'ailleurs, que la pluie s'est mise à redoubler d'intensité...

Que faire ? Et bien, vous ne me croirez pas, je suis allé me réfugier dans une église. Mais pas n'importe laquelle : Santa Maria del Mar, un chef d'œuvre de l'architecture gothique catalane. J'y suis resté une petite heure (j'avais mon bouquin sur moi) et j'en suis reparti quand la pluie s'est un peu calmée.
A la sortie, j'ai pu voir un superbe exemple des contrastes barcelonais. A deux pas de l'église, une énorme publicité Ray-Ban masque des travaux de façade d'un bâtiment (photo ci-dessus).

J'ai pris la direction du MACBA, le Musée d'art contemporain de Barcelone, en espérant avoir un peu plus de chance qu'avec Picasso.

La aussi, la queue était importante mais cela semblait jouable, alors je me suis lancé. 45 minutes d'attente tout de même...
Malheureusement, je ne suis pas resté aussi longtemps dans ce décevant musée. La moitié de l'établissement étant en travaux, l'exposition permanente est nettement tronquée. Il en reste quelques toiles intéressantes de Tàpies et d'artistes de la même veine. Mais pas grand chose à se mettre sous la dent.

Quand à l'exposition temporaire, il s'agit d'une rétrospective de l'artiste Canadien, Rodney Graham. Et là, je dois dire que je n'ai pas du tout accroché. Un petit peu trop conceptuel pour moi. Bref, tout ce que je retiendrai du MACBA, ce sont ses grands murs blancs très reposants.

Heureusement, quand j'en suis sorti, le soleil était de retour et j'en ai profité pour aller faire un tour sur le Passeig de Gracia pour admirer l'architecture spectaculaire des bâtiments s'y succèdent. Je me suis bien sûr arrêté devant les œuvres du plus célèbre architecte catalan, Antoni Gaudi, qui a marqué cette ville de son empreinte.
Ci-contre l'imposante Casa Milà dite "La Pedrera", fleuron du modernisme catalan, figurant sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ensuite, deux amis montpellierains, venus passer le week-end à Barcelone, m'ont appelé pour aller déjeuner. J'aime bien les horaires espagnols. Nous avons commencé le repas vers 16h et terminé le café à 18h. Juste à temps pour une petite sieste à l'auberge car, mine de rien, cette journée fut éprouvante et surtout, le ciel recommençait à être menaçant... à nouveau.

Après la sieste, direction le Paris-Taxis. Pourquoi ? Tout simplement car j'ai beau être en vacances à Barcelone, je n'en oublie pas les fondamentaux : demi-finale du Top 14, Perpignan vs Toulouse.
J'ai dégoté ce petit bar français sur le Web et franchement, c'est une excellente trouvaille. J'ai passé une soirée géniale. Deux télés et un écran géant pour voir les catalans de l'USAP battre les Toulousains sur la pelouse du stade de la Mosson de Montpellier...

Une ambiance terrible... des Toulousains, des Perpignanais, et même des supporters de l'ASM, ravis, comme moi, à la perspective de retrouver l'USAP en finale pour la revanche de l'année dernière. Mais ça, c'est une autre histoire... nous nous sommes donnés rendez-vous cet après-midi à 16h30 au même endroit pour la seconde demi-finale.

Encore une dure journée en perspective... mais sous le soleil cette fois.
Elle commence par une balade matinale le long de la plage. C'est marrant ce défilé de joggeurs, cyclistes et autres patineurs...

A demain peut-être.

vendredi 14 mai 2010

Week-end à Barcelone... Episode 1: L'arrivée !!!

Ma semaine de voile ayant été annulée à cause de ce temps pourri, je me suis dit qu'il fallait tout de même que je quitte Montpellier pour me changer un peu les idées...
La destination idéale, pas loin, pas chère, sympa : Barcelona !!!

Cela fait quelques années que je n'avais pas mis les pieds dans la capitale catalane et ça me manquait un peu. Bon, c'est la première fois que j'y viens seul mais après tout, y a pire comme endroit pour se retrouver en tête à tête avec soi-même.
Le hic, c'est qu'il y fait à peu près le même temps qu'à Montpellier, c'est à dire nuageux (pour ne pas dire autre chose ). Ci-dessus, le temps à l'arrivée à l'hôtel...

Pour m'y rendre, j'ai opté pour l'option bus. Très économique (65 € l'aller-retour), elle permet en plus de ne pas avoir à se soucier de garer sa voiture dans cette ville ou les places de parking sont chères (au sens propre comme au sens figuré).

Le trajet s'est très bien passé. Il m'a permis de terminer le tome 6 de la saga de Dune, de Frank Herbert, "Les Hérétiques de Dunes" et d'entamer le dernier opus, "La Maison des Mères". C'est la 5ième fois que je lis ce chef d'œuvre en l'espace de 25 ans et c'est toujours aussi actuel et aussi passionnant.

Bref, je suis arrivé à Barcelone hier en fin d'après-midi et j'ai rejoint mon Auberge de Jeunesse sans encombre. Je suis un fan des backpackers ou des hostels, comme on les appelle ici (j'en ai même fait un article). Et celui-là ne m'a pas déçu. Je vous le recommande vivement.
Il s'agit du Sea Point, l'une des 3 auberges barcelonaises de la chaine Equity Point. Elle est située juste en face de la mer, dans le quartier de Barceloneta et l'accueil y est très chaleureux. Bon, comme la plupart des auberges de jeunesse, elle est un peu bruyante. En plus, une énorme orage a éclaté en pleine nuit à tel point que je me suis demandé si le ciel n'allait pas nous tomber sur la tête...
Je n'y reste que 2 nuits car il n'y avait plus de lit libre pour samedi soir. Je vais donc en tester une autre pour ma troisième nuit, du côté du Passeig de Gràcia.

Comme je vous l'ai dit, le temps n'était pas formidable à mon arrivée mais cela ne m'a pas empêché d'aller boire une bière sur la Plaça Reial en dégustant des tapas, comme il se doit. Je me suis ensuite baladé dans le Barri Gotic jusqu'à ce que la pluie m'oblige à rentrer à l'Auberge. Une première soirée tranquille mais sympa.

Je partage ma chambre avec 2 Canadiennes (anglophones) et 2 Berlinois. C'est cool les voyages !!!
Sauf quand il pleut tellement qu'on est coincé à l'hôtel...

Je comptais vous faire partager, dans mon prochain article, mes pérégrinations de la journée mais c'est mal barré. En effet, je n'ai pas prévu de tenu étanche et, sans cela, j'ai bien peur de ne pas pouvoir mettre le nez dehors pour l'instant.
Comme vous pouvez le constater sur cette photo prise il y a quelques minutes de la salle à manger de l'auberge... Qué tiempo de mierda !!!

Tant pis, j'ai plein de bouquins et une connexion Internet, donc je ne risque rien...

mercredi 12 mai 2010

Comfortably Numb !!!

Le samedi 26 juin, le FestiVoix propose une spectacle surprenant pour le Français que je suis. Le groupe Comfortably Numb Canada’s Pink Floyd show présentera un hommage à Pink Floyd en son, image et lumière. Il s'agit d'une sorte de reconstitution des concerts du légendaire groupe britannique, sur la période 1969-1983.

J'avais remarqué, l'année dernière, le goût prononcé du public québécois pour les reprises et notamment les reprises à l'identique. Cela avait été particulièrement marquant lors de la dernière soirée du FestiVoix 2009 avec le concert de Sylvain Cossette.

Je ne sais pas trop quoi penser de ces spectacles "tribute to". Surtout quand on touche à un mythe comme les Pink Floyd.
Je n'ai jamais eu l'occasion de voir les vrais en concert et je n'aurai probablement jamais l'occasion de le faire ; quoiqu'avec eux, on ne sait jamais. Alors, j'irai voir les Comfortably Numb avec intérêt et on verra bien si l'émotion passe...

Voici une vidéo du groupe :

video
Je vous donnerai, bien entendu, mes impressions le lendemain du concert, sur ce blogue.

En attendant, cela m'a donné l'occasion de m'intéresser de près à la chanson qu'ils ont choisie pour baptiser leur groupe : Comfortably Numb, toune que je trouve merveilleuse.
Elle figure sur le fameux album The Wall, sorti en septembre 1979, dont elle est un des singles. C'est une des tounes les plus connues de Pink Floyd, notamment en raison des solos de guitare terribles qui y figurent.

Comfortably Numb est à l'origine une démo pour le premier album solo de Gilmour, sorti en 1978. Alors que la plupart des chansons de l'album The Wall ont été entièrement écrites et composées par Waters, la majeure partie de la musique de Comfortably Numb a été écrite par Gilmour.
Plutôt que de l'employer sur son album, il a finalement proposé sa démo lors des sessions d'enregistrement de The Wall avec Pink Floyd. Roger Waters a ensuite écrit les paroles à partir de cette musique et ajouté quelques accords.

Elle figure évidemment sur la B.O. du film d'Alan Parker tiré de l'album, The Wall. Elle illustre une scène au cours de laquelle le personnage principal, Pink, interprété par Bob Geldof, sous l'emprise de la drogue qu'il s'est administrée pour être en mesure de monter sur scène, tombe dans un état de catatonie après avoir saccagé sa chambre d'hôtel. Il se fait sortir et imagine qu'il se fait manger par des énormes vers :



Les paroles de Comfortably Numb (titre que l'on peut traduire par "Agréablement engourdi") évoquent cet état d'inertie du héros : les couplets, chantés par Waters, correspondent aux paroles du médecin qui s'occupe de lui, tandis que le refrain, chanté par Gilmour, exprime les pensées et les visions confuses de Pink.

La chanson figure, bien entendu, au programme du concert de Berlin en 1990 pour l'anniversaire de la chute du mur (je vous en parlais dans un article l'hiver dernier). Elle y est notamment interprétée par Roger Waters et Van Morrison :



Elle est également au menu de la dernière performance scènique des Pink Floyd le 2 juillet 2005 à Londres à l'occasion du Live 8. Ce live est exceptionnel, non seulement car c'est le dernier du groupe, mais surtout car il marque un retour ponctuel de Roger Waters, parti en 1985 et en froid avec le reste du groupe pendant longtemps.



Bizarrement, cette chanson, extrêmement connue, n'a pas été beaucoup reprise. En tout cas, on en trouve peu sur le Web.
La plus marquante est une version electro-disco enregistrée par le groupe américain Scissor Sisters en 2004. Bien que cette reprise, très originale, ait irrité les fans de Pink Floyd, Gilmour a déclaré aimer le groupe et Waters a contacté les Scissor Sisters pour les féliciter de leur version. Elle est jouée et interprétée à la manière des Bee Gees période disco, voix de fausset incluses. Le mot "I" du refrain I have become comfortably numb est même chanté comme le "Ah Ah Ah" de la chanson Stayin' Alive. Perso, je la trouve plutôt sympa :



Mais je préfère tout de même ce duo entre les deux David. Gilmour bien sûr et l'Immense Bowie faisant une apparition surprise lors d'un concert du premier au Royal Albert Hall de Londres en 2006. Tout simplement excellent :



Une belle conclusion, non ?

dimanche 9 mai 2010

Does that make me Crazy ?

Le mois dernier, je vous ai proposé un article sur ma chanson préférée des 90's, Sing It Back de Moloko.
Aujourd'hui, je vais vous parler de ma toune favorite des années 2000. Elle date de 2006, est l'œuvre d'un duo américain génial formé du chanteur Cee-lo et du DJ Danger Mouse. Vous l'avez deviné, il s'agit de Gnarls Barkley et de leur premier tube, Crazy.

Encore une fois, je n'ai pas des goûts hors du commun puisque l'album dont Crazy est tirée, St. Elsewhere, s'est vendu à plus de 1,2 million d'exemplaires. Phénoménal !!!

Allez, on se la passe pour ceux d'entre vous qui l'auraient oubliée (ce qui me paraît difficile) :



Quelle chanson formidable ! Il faut savoir qu'elle a été disponible en ligne trois semaines avant que le disque ne sorte et qu'elle a été première des meilleures ventes sans qu'aucun disque n'ait été vendu.
Et Crazy a été élue meilleure chanson de la décennie 2000-2010 par le magazine américain Rolling-Stone. Excusez du peu !

J'ai appris, en rédigeant cet article, que Crazy était basée sur le sample de la B.O. d'un western spaghetti de 1968 avec Terence Hill. Il s'agit de Django, Prépare ton Cercueil un navet de Ferdinando Baldi. Ecoutez bien la musique du générique ainsi que celle de la scène qui suit, intitulée Nel Cimitero Di Tucson. Si l'on mixe le tout, qu'on vire les trompettes, qu'on accélère un peu et qu'on colle la voix de Cee-lo, on obtient Crazy.



Étonnant non ?

Les deux gars de Gnarls Barkley sont friands des déguisements et des mises en scène loufoques. On trouve sur le Web tout un tas de versions live de Crazy, toutes différentes et certaines assez hautes en couleur.

Que pensez-vous de la version Star Wars ?



J'aime également beaucoup la prestation dans Taratata, version afro-funk 70's :



Moins carnavalesque mais avec une rythmique totalement revue, je trouve celle-ci très intéressante aussi :



Comme tous les grands succès, Crazy a été reprise par beaucoup d'artistes.

Dans les reprises féminines, j'aime assez celle de la belle Canadienne Nelly Furtado. Bien entendu, aucun rapport avec le physique de la chanteuse :



Mais je préfère la voix et la présence de la chanteuse franco-finlandaise du groupe The Do, Olivia Merilahti. La vidéo n'est pas géniale mais la version est excellente.



Visiblement, Crazy est une toune qui inspire les interprètes féminines. Je ne sais pas pour quelle raison mais, ce que je peux dire, c'est que les reprises sont toutes très bonnes.
J'aime bien celle de l'Australienne Katie Noonan :



La version de l'Anglaise Alice Russel est plus dans un registre soul-folk mais avec une rythmique tout aussi lente :



Quant à la reprise de la belle Américaine Chan Marshall, alias Cat Power, elle est très personnelle et c'est, de loin, la plus intéressante. Sa voix de blues-woman colle parfaitement à cette chanson :



C'est amusant, je me rends compte, en les écoutant, que la plupart des reprises de Crazy sont plus lentes que la toune originale et surtout sont presque toutes des versions acoustiques, une simple guitare pour une adaptation folk ou blues.
C'est particulièrement frappant pour la reprise de l'Américain Ray LaMontagne :



Dans un style un peu différent mais toujours à la guitare, la version des jeunes Anglais du groupe The Kooks :



Encore des Anglais, encore de la guitare mais une reprise un peu plus pêchue, The Servant :



Pour terminer, j'aurais aimé vous proposer une version live de Crazy par Prince. Love Symbol a, en effet, repris ce titre régulièrement lors de sa tournée 2007. Malheureusement, je n'ai rien trouvé sur le Web.
En revanche, j'ai trouvé une version live très sympa de Crazy, par une Américaine un peu déjantée, à qui ce titre convient très bien, Pink :



Well, I think you're crazy...
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