dimanche 29 novembre 2009

La fin du monde...

En ce dimanche d'automne, j'avais prévu de rédiger un article sur la riche actualité rugbystique d'hier.
Malheureusement, le spectacle que nous ont offert les équipes de Montpellier et de Brive en début d'après-midi au stade Yves-du-Manoir ne mérite vraiment pas qu'on s'y attarde. En revanche, le vrai rugby était bien présent, dans la soirée, au stade Vélodrome de Marseille pour la magnifique rencontre entre la France et la Nouvelle-Zélande. Ceci dit, la branlée que nous ont infligée les All-Blacks ne me donne pas non plus envie de m'appesantir sur le sujet.

Je vais donc vous parler d'une chose beaucoup plus importante... une information qui m'a sautée aux yeux cette semaine : la fin du monde est proche !!!

J'en suis certain, nos gouvernements nous préparent psychologiquement à l'inévitable. Nous allons tous mourir... ou presque tous.
En effet, comment expliquer ce déferlement de films traitant du sujet. Je suis allé voir "2012" de Roland Emmerich, jeudi soir. Bon, d'accord, c'est un gros navet mais le message est clair : "préparez-vous !!!".
Ce qui m'a troublé, c'est que mercredi, dans un autre style, sort sur nos écrans, le film "La Route". Cette adaptation du roman de Cormac McCarthy traite des derniers survivants de l'humanité qui essaient, tant bien que mal, de s'en sortir dans un monde post-apocalyptique.

Depuis une dizaine d'année, les films sur une possible fin du monde se multiplient (Armageddon, Deep Impact, Sunshine... et j'en passe), vous ne trouvez pas ça bizarre ?

Un autre signe qui ne trompe pas : la télévision nous fabrique de plus en plus de programmes sur la survie. N'est-ce pas pour nous préparer au pire ?
Il y a évidemment l'inévitable Koh Lanta. J'apprécie cette émission et j'aurais bien aimé y participer mais il faut être réaliste, je ne tiendrais jamais plus de 2 jours sur une île déserte sans une bouteille de rhum et quelques citrons verts...



Depuis quelques temps, on peut voir deux autres émissions de survie qui se ressemblent beaucoup : Man vs Wild et Le survivant.

Dans la première, Bear Grylls, anglais, ancien des forces spéciales, alpiniste chevronné, traverse des régions très hostiles (avec une équipe télé...) et fais des trucs complètement cons pour "survivre", du style s'abriter dans une carcasse de chameau, boire du jus de bouse d'éléphant ou bouffer des larves d'insectes géantes :



Dans la seconde, Les Stroud, musicien et cinéaste canadien, tente de survivre seul (il se filme lui même) dans des contrées sauvages pendant 7 jours et fait des trucs presque aussi cons que son comparse britannique. Il s'arrange toujours pour boire de l'eau croupie et chopper la tourista ou pour faire cramer son abri de bois avec son feu de camps; feu qu'il allume toujours de manière bizarre :



J'adore ces émissions...

Si tout ça n'est pas fait pour nous préparer à survivre à l'apocalypse, je ne m'y connais pas. Survivre sans eau courante, sans électricité, sans télévision, sans Internet... la fin du monde quoi !

Je vous laisse réfléchir à tout ça...

Je vais conclure, comme d'habitude, par de la musique. Je vous propose un clip des Cowboys Fringants, groupe québécois très sympa. Leur chanson "Plus rien" est sur le thème de la fin du monde :



Tremblez humains, car la fin du monde est proche !

jeudi 26 novembre 2009

Facebook ou les limites de la vie "privée"...

Vous avez sans doute entendu parler de l'histoire de Nathalie Blanchard, cette québécoise, en arrêt de travail pour dépression, qui s'est vue sucrer ses allocations maladie car son assurance a trouvé, sur la page Facebook de la jeune fille, des photos où elle faisait la bringue lors d'un séjour à la mer.

Si vous n'êtes pas au courant (et donc que vous êtes un ermite car l'info à fait le tour des media depuis dimanche), voici un résumé de la mésaventure sur notre belle télévision publique :



Alors, cette histoire m'amène à me poser plusieurs questions :
. Comment l'assurance maladie de Nathalie a-t-elle pu voir ses photos alors que l'accès à son profil était restreint à ses "amis" ?
. Comment peut-on être assez con pour publier des photos de fiesta avec des chippendales alors qu'on est sensé être en arrêt maladie ?
. A-t-on le droit de faire la teuf quand on est dépressif ?
. Pourquoi cette québécoise n'est-elle pas francophone ?
. Thierry Henry a-t-il deux mains gauches ?
. Comment fait-on les bébés ?

Tant de questions auxquelles je n'ai pas de réponse (ou presque) mais qui me donnent à réfléchir, moi, grand utilisateur de Facebook et blogueur invétéré.
Que penserait mon employeur s'il lisait mon blogue ?
Que j'aime la musique, le Québec, la bière, le rugby, la pétanque, la corrida et surtout qu'il a bien fait de me payer une formation sur le rédactionnel l'année dernière... Bref, rien qu'il ne sache déjà et surtout rien que je ne souhaite pas qu'il sache.

Le web 2.0 est un outil extraordinaire qui, comme tout moyen de communication, doit être manié avec circonspection. Rien n'est vraiment privé sur la toile, c'est une évidence et ceux qui l'ignorent sont des idiots, des naïfs ou des jeunes que leurs parents devraient surveiller un peu plus.

Le monde a peur : Big Google is watching you !!!


Et oui, souvenez-vous de l'histoire de Marc L***, publiée par Le Tigre : "Bon annniversaire, Marc. Le 5 décembre 2008, tu fêteras tes vingt-neuf ans. Tu permets qu’on se tutoie, Marc ? Tu ne me connais pas, c’est vrai. Mais moi, je te connais très bien. C’est sur toi qu’est tombée la (mal)chance d’être le premier portrait Google du Tigre. Une rubrique toute simple : on prend un anonyme et on raconte sa vie grâce à toutes les traces qu’il a laissées, volontairement ou non sur Internet... (lire la suite)".

Allez, terminons par un peu de musique :




DO YOU WANT TO BE MY FRIEND ? Confirm or Ignore ?

lundi 23 novembre 2009

Maudit Noël !!!

Dans un mois, c'est Noël. Plus les années passent et moins je supporte les publicités pour les jouets, pour les boites de chocolats ou encore pour les compilations de chansons idiotes avec lesquelles on nous inonde pendant les deux mois qui précédent l'évènement.

Et cette année, c'est pire que tout, une nouvelle vient de m'achever. Le 3 novembre, la chanteuse québécoise IMA a lancé un album de chants de Noël intitulé "Christmas".

Comme vous le savez, je suis un fan d'IMA. Si vous ne le savez pas, je vous invite à lire l'article que j'ai écrit sur son concert au FestiVoix 2009.
Évidement, je suis sans doute plus sensible à sa plastique et à son sourire qu'à sa musique, mais je suis tout de même fan.

Cependant, cette fois, je ne peux plus la soutenir. En effet, j'ai l'impression que la belle blonde est en train de se célinedioniser...
Trop de bons sentiments, trop de guimauve, de mièvrerie; comme on ne peut que le constater sur ce reportage pour le lancement de cet album :



En outre, elle ne s'est pas contentée de reprendre des chants traditionnels de Noël, elle y a mis une touche de Lennon qui me dérange un peu dans un tel album. D'autant plus que j'ai découvert que Céline Dion l'avait aussi reprise, "Happy Xmas (War is Over)", l'HORREUR!!!



Pour vous nettoyer les oreilles, voici l'original :



IMA reprend également un classique américain que j'adore "It had to be you". Là aussi, je n'adhère pas vraiment à sa version. Je préfère nettement celle d'Harry Connick Jr, excellent crooner, qu'on trouve sur la B.O. de "Quand Harry rencontre Sally", film emblématique de la fin des 80's.



J'ai également trouvé cette version assez originale de Stéphane Grappelli et Django Reinhardt :



Pour terminer, IMA, je voudrais juste te dire que, malgré tout, je t'aime encore. Mais s'il te plait, puisque tu ne fais plus que des reprises, fais nous au moins des reprises qui bougent (ou du moins qui te font bouger...) :



C'est pas mal quand IMA se trémousse sur un air de Springsteen, non?

vendredi 20 novembre 2009

L'Envers du Décor...

Dans un de mes articles du mois de juillet, je vous parlais d'une formidable revue musicale que j'ai vue à Trois-Rivières juste avant mon départ : SHOWTIME. Ce spectacle est produit par une une jeune entreprise de productions de spectacles et d’événements, Les Productions Fidel.

Cette équipe est également der
rière le superbe show, Tapiskwan Sipi, présenté pour le 375ième anniversaire de Trois-Rivières lors du FestiVoix 2009 (souvenez-vous...).

Et bien, figurez vous que cette boite de prod trifluvienne vient d'avoir la bonne idée de créer un blogue afin de partager avec nous les nouvelles de groupes musicaux et d'artistes québécois de la famille FIDEL.
Ce blogue, qui s'appelle "L'Envers du Décor", nous permettra aussi d'en savoir plus sur les coulisses de SHOWTIME, de mieux connaître les chanteurs, acteurs, musiciens qui composent ce super spectacle.

C'est vraiment l'fun d'avoir un nouveau blogue ami qui traite des artistes trifluviens et québécois. Je vous en conseille la lecture car il est vraiment bien écrit et on y trouve plein de vidéos intéressantes.

Et puis, si je vous parle des Productions Fidel, c'est non seulement parce que cette petite équipe produit des shows d'enfer et des artistes talentueux, mais aussi, vous vous en doutez, car je les ai rencontré l'été dernier à Trois-Rivières et qu'ils sont tous super sympa.

J'en profite donc pour envoyer un grand bonjour à Yvon, l'homme aux multiples talents, et à Stéphane, avec qui j'ai hâte de déguster une bonne bouteille de vin du Languedoc.
Bien sûr, je n'oublie pas les filles, Nathalie et Valérie, à qui, je me permets de faire un bec.
On les voit toutes les deux sur cette photo, en bonne compagnie. En effet, elles sont tout simplement avec le groupe C.C.R. lors de leur passage au FestiVoix 2009. C'est marrant, on dirait bien qu'il y en a une plus à l'aise que l'autre au milieu ces rockeurs musclés... laquelle ?

En parlant de Creedence, je termine ce post par une vidéo sur un très bon groupe de rockabilly québécois, Les Mallèchés, qui a assuré la première partie de C.C.R. lors du FestiVoix et qui fait partie des "protégés" des Productions Fidel.



Valérie, qui rédige le blogue de Fidel, a d'ailleurs fait un article sur le lancement du premier album original des Mallèchés, "Dans le garage".

Décidément, la production musicale est dynamique à Trois-Rivières !

mardi 17 novembre 2009

Truffade ou poutine ?

En préambule, je voudrais remercier mon ami Max, auvergnat et fin cuisinier, qui m'a soufflé l'idée de cet article. Fidèles lecteurs, n'hésitez pas à faire comme lui s'il y a des sujets que vous souhaitez que je traite dans ce blog.

L'idée de cet article n'est pas d'opposer la truffade et la poutine mais de s'intéresser à deux plats typiques qui, à première vue, sont tous deux composés de fromage fondu sur des pommes de terre.

En effectuant des recherches sur le net pour alimenter cet article, je me suis d'abord rendu compte que si les informations concernant la poutine foisonnent, on trouve, en revanche, très peu de choses sur la truffade.

La truffade est une spécialité typiquement auvergnate, plus précisément cantalienne (ou cantalouse, comme on dit chez moi). Elle doit son nom à l'ancien nom de la pomme de terre, tartoufle, troufle ou truffe.
Ce plat comptait parmi les recettes que les bergers préparaient l'été dans les burons. Ils partaient parfois pour plusieurs mois en montagne et n'avaient pas le droit d'entamer les fromages qui étaient en cours d'affinage. La tomme fraîche, lait caillé, pressé que l'on doit émietter, saler et mouler, leur permettaient de se nourrir. Ils l'accompagnaient souvent de saucisses pochées ou de lard bouilli.

La recette de base est très simple. On fait cuire des pommes de terre, coupées en fines rondelles, dans une poêle ou une sauteuse. Quand elles sont cuites, on arrête le feu, on pose des lamelles de tomme fraiche dessus et on les laisse fondre. Quand le fromage est fondu, on remue afin de le lier aux patates. Et voilà, c'est prêt et c'est très bon. J'en ai fait une samedi dernier et je me suis régalé.

La truffade n'est pas vraiment un plat diététique. Comme la poutine, il tient bien au corps. Ce sont d'ailleurs, tous les deux, des plats de pays froids.

La poutine est le plat québécois par excellence. Il est constitué de frites, de fromage (cheddar frais) en grain (ou en crotte, comme les québécois l'appelle plus communément) que l'on recouvre de sauce chaude de type "barbecue" ou sauce brune.

La poutine est un plat qui est né dans le Québec rural durant les années 50 et dont les origines suscitent un petite controverse (comme beaucoup de success stories). Plusieurs restaurateurs se sont disputés sa paternité et notamment Le Lutin qui rit à Warwick et Le Roy Jucep à Drummondville.
Selon les versions, l'origine du nom diffère. A Warwick, le restaurateur aurait dit à un client qui lui demandait d'ajouter du fromage en grain sur sa frite sauce : "Ça va faire une maudite poutine", d'où le nom qui voudrait dire "mixture étrange". A Drummondville, on dit plutôt que le mot vient du surnom du cuisinier, Ti-Pout, et surtout du plat anglais, le pudding (qui viendrait lui même du plat français, le boudin, comme quoi...). Cette dernière version est la plus répandue.

Mais peu importe l'origine, ce qu'il faut retenir, c'est que la poutine, c'est délicieux un dimanche après-midi après une bonne balade, avec un ami, le long de Sainte-Catherine à Montréal. C'est aussi le plat idéal vers 3 ou 4h du mat quand on vient de faire un gros party et qu'on a un petit creux (malheureusement, on n'en trouve pas toujours). Et puis, aucun autre plat au monde n'est fait avec un fromage qui fait "kouick-kouick" quand on mort dedans.

La poutine a même tout un tas de site Internet qui lui sont consacrés (ce qui n'est malheureusement pas le cas de la truffade). Un exemple : www.mapoutine.ca

Pour terminer, il ne sera pas dit que j'ai rédigé un article sans aucune référence musicale. Donc, pour l'illustrer, voici deux tunes très sympa.

La première est une véritable ode à la poutine, "Hommage en grain" de Mes Aieux, groupe québécois que j'ai eu le plaisir de voir le premier soir du FestiVoix 2009.



Dans la seconde, "Seul en Gaspésie", une belle balade des Wampas, Didier nous chante : "la poutine me colle aux doigts". Il ne l'avait malheureusement pas chantée lors de son concert au Rockstore en mars dernier.



Quelqu'un connait-il une chanson sur la truffade ?

samedi 14 novembre 2009

Pépé goes Montpellier !!!

Pour fêter le 100ième article de mon blog, je suis heureux de traiter d'un sujet directement en lien avec sa raison d'être, le FestiVoix de Trois-Rivières et plus largement la musique québécoise.
En effet, pour cette occasion, quelle heureuse coïncidence que d'assister, à Montpellier, au concert d'un musicien québécois que j'ai vu il y a une peu plus de 4 mois sur la scène du fabuleux festival trifluvien.

Grâce au concert de Pépé, hier soir au Baloard, j'ai retrouvé mes réflexes de "journaliste web" du FestiVoix pour une soirée exceptionnelle.
Et exceptionnelle, elle le fut ! Surtout pour Pépé, qui s'est retrouvé à jouer dans une petite "cave" devant une vingtaine de spectateurs alors qu'au Québec, il est plutôt habitué à jouer devant des centaines, voire des milliers de personnes.
Mais il m'a confié, juste avant le concert, que ça ne le dérangeait pas et qu'il prenait cette tournée en France un peu comme un retour aux sources, quand il jouait, à ses débuts, dans des lieux décalés devant un public limité mais motivé.

Effectivement, Pépé, seul avec sa guitare, a donné le meilleur de lui même hier soir, pendant plus de deux heures, pour les quelques privilégiés qui était au Baloard.

Après un groupe régional très drôle et très inspiré, zOrozora, Pépé est enfin monté sur scène :

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Mon amie Karine, qui a vécu au Québec, m'accompagnait et ce fut un vrai bonheur pour nous d'entendre ce bel accent qui nous a rappelé, à tous les deux, d'excellents souvenirs.

Voici une petite sélection des tunes avec lesquelles Pépé nous a régalé.

En hommage au dépanneur où il a commencé à jouer sur des caisses de bière, "Dép d'la rive" :

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En souvenir d'une de ses blondes qui, tous les matins, prenait "Un café, un bat", morceau qu'il nous avait joué au FestiVoix 2009 :

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Après une petite ode à l'alcool...

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... la suite logique !

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Enfin, un petit solo de ukulélé que je trouve excellent :

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On a, bien sûr, eu plein d'autres tunes, toutes plus sympa les unes que les autres : "Véro", "Les croûtes", "Toué tu l'as", "Bobettes Bob"... et j'en passe.

Un super concert, un peu subversif, comme on les aime !!!

Voici les prochaines dates de Pépé en France :
. Ce soir, au Boogaloo à Vienne ;
. le 17 novembre, au Rendez-vous des amis à Paris ;
. le 18 novembre, aux Cariatides à Paris ;
. le 21 novembre, au Café Tiguidou à Rennes.
Précipitez-vous !!!

Bon vent Pépé !!!

jeudi 12 novembre 2009

Un peu de FestiVoix à Montpellier...

Demain, c'est un vendredi 13. J'aime bien les vendredis 13 car il se passe toujours des trucs intéressants. Demain soir, par exemple, il y a la nocturne du superbe salon Métiers d'Art Nimagine, si vous n'y êtes pas encore allé, vous avez jusqu'à dimanche (je vous le conseille). Demain soir également, le Quinze de France rencontre les Sprinboks d'Afrique-du-Sud pour un test-match qui promet.

J'aime beaucoup les métiers d'art et je suis, comme vous le savez, un fan de rugby, et pourtant, je n'assisterai à aucun de ces deux évènements majeurs. En effet, une autre activité, encore plus excitante, occupera ma soirée. Je vais voir un concert dans une toute petite salle de Montpellier, le Baloard.


Et je ne vais pas voir n'importe qui... un québécois, que j'ai vu au FestiVoix : le fameux Pépé !

Mais si, souvenez vous :

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Ça déménage pas mal !!!
En plus, nous avons une amie commune, la fabuleuse Pocahontas (que je salue au passage).

Pépé vient de sortir son 4ième album, "Pépé goes français", dans lequel il reprend tout un tas de standards de la chanson française à sa manière.

Vous voulez voir ce que ça donne :



J'ai vraiment hâte de le revoir sur scène !!!

J'en profite pour partager avec vous les deux nouvelles vidéos de promo que le FestiVoix vient de sortir :





Que de souvenirs...
Vivement l'année prochaine !!!

lundi 9 novembre 2009

Another Brick in the Wall...

Nous célébrons aujourd'hui les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Vingt ans déjà...
Au niveau personnel, 1989 fut un année marquante dans ma vie. J'ai eu mon Bac en juin, j'ai fêté mes 18 ans en juillet, j'ai quitté ma campagne natale en septembre et j'ai eu mon permis de conduire en novembre (après un premier échec en juillet...).

Alors, la chute du mur est passée plutôt inaperçue au milieu de tous ces évènements essentiels dans ma petite vie.
Non, j'exagère un peu. Comme tout le monde, je me suis réjoui de cet épisode marquant de l'histoire moderne et du haut de mes 18 ans, j'y ai vu un fabuleux espoir pour l'avenir du monde (on est naïf à cet âge là !).

Mais bizarrement, j'ai très peu de souvenirs précis liés à la chute du mur.


Je me souviens beaucoup mieux du mois de juillet suivant. Ah, juillet 1990 !!!
Je travaillais dans une petite ville du Lake District, Cockermouth, au nord ouest de l'Angleterre dans le cadre du jumelage qui lie cette cité à ma ville natale. J'y étais avec mon ami Vince the Bike (qui n'étais pas encore "the Bike"). Lui, fabriquait des joints et moi, je transportais de la moquette (ça ne s'invente pas).

Le samedi 14 juillet, nous trainions du côté de Maryport, autre sympathique bourgade de Cumbria, où avait lieu une sorte de carnaval. Là, dans un pub, nous avons rencontré la charmante Deborah...
Elle était étudiante à Newcastle et nous a invité à y passer le week-end suivant. Nous étions jeunes et fous et Newcastle-upon-Tyne n'était qu'à 2h de Cockermouth, alors nous avons accepté.

Bien nous en a pris car je peux dire (et ce n'est pas Vince qui me contredira) que nous avons passé un des week-end les plus géniaux de notre jeune vie.
Deborah, en guide touristique parfaite, nous a fait faire la tournée des principaux pubs de la ville dans lesquels nous avons pu déguster une des meilleures bières d'Angleterre, la Newcastle Brown Ale. Elle nous a également fait visiter la ville et amené à la mer.

Mais ce qui reste ancré dans ma mémoire, c'est la soirée du samedi 21 juillet (en plus c'était mon anniversaire). Nous sommes restés dans son petit appartement, scotchés devant une vieille télé car un concert fabuleux était diffusé en direct de Berlin : The Wall.
Organisé par le producteur Tony Hollingsworth et Roger Waters, l'ex Pinck Floyd pour célébrer la chute du mur 8 mois plus tôt, ce spectacle réunissait 300 000 personnes sur la Potsdamer Platz.

Quel moment de bonheur ! Je m'en souviens comme si c'était hier. Le concert réunissait, entre autres, Scorpions, Cyndi Lauper, Sinéad O'Connor, Bryan Adams, Van Morrison et Marianne Faithfull.

Dans cette première vidéo, on voit les maires de Berlin-Ouest et Berlin-Est accueillir le public puis Scorpions arriver en limousine avant d'entonner "In the Flesh ?". Suit un beau duo entre l'actrice Ute Lemper et Roger Waters sur "The thin Ice".



Dans celle-ci, "Another Brick in the Wall" avec notamment, Cyndi Lauper :



Et que dire de "Mother" interprétée par la belle Sinéad O'Connor :



Et pour terminer, "The Trial" avec divers artistes et surtout un beau symbole : le mur qui s'écroule !!!



Pour ceux d'entre vous qui n'en auraient pas eu assez, on trouve plein d'autres vidéos sur notre ami YouTube.

Voilà, vous l'aurez compris, mon meilleur souvenir concernant la chute du mur se situe à Newcastle, un an après, devant une télé pourrie avec des amis (et quelques bières...). C'est aussi ça l'insouciance de la jeunesse.
Qu'est devenue Déborah ? Vince est resté en contact avec elle quelques temps mais elle est partie en Australie et, comme on dit : "Loin des yeux...".

De ce week-end magique, il ne me reste que de beaux souvenirs et Vince the Bike (et c'est déjà pas mal, n'est-ce pas Vince ?).

Moralité : la musique reste un des meilleurs vecteurs de communication, notamment politique, et elle véhicule merveilleusement les souvenirs.

We don't need no education...

vendredi 6 novembre 2009

Montpellier, vivier de crétins...

Vous connaissez les Lapins Crétins, les ennemis jurés de Rayman ? Non ?
Et bien il faut vous intéresser un peu plus aux jeux vidéos car ces personnages sont les héros d'un des jeux les plus vendus de ces dernières années.
Les Lapins Crétins ont eu tellement de succès que le pauvre Rayman est quasiment éclipsé du dernier jeu, qui sort en ce moment, "The Lapins Crétins - La grosse aventure".

Pourquoi je vous parle de ces lapins ? D'abord parce que je les trouve hilarants ayant eu l'occasion de les côtoyer sur la Wii de mon filleul Nicolas. Ensuite car ils sont montpelliérains. Et oui, c'est Ubisoft Montpellier et son génial créateur, Michel Ancel, qui leur ont donné le jour en 2006.

Depuis, ils ont fait du chemin. Ils sont même allés au Québec où ils ont rencontré les Têtes à Claques !!!





Si ce n'est pas de l'amitié franco-québécoise, je ne m'y connais pas...

Ils me font vraiment trop rire ces lapins, ils s'incrustent partout, même au rugby :




Du coup, à Montpellier, on s'est spécialisé dans les crétins...



Sacré Loulou !

En fait, je crois qu'à Montpellier, on les aime les crétins...
A tel point qu'un p'tit gars d'ici en a fait son fonds de commerce. Un certain Rémy Gaillard.



Alors, Montpellier, ville de crétins ?

Et bien oui, crétins et fiers de l'être !!!

Allez, ciao les lapins...

mardi 3 novembre 2009

Louie Louie, oh no, Me gotta go...

Dans la série des chansons reprises des centaines (voire des milliers) de fois, "Louie Louie" occupe une place privilégiée.

En effet, non seulement ce morceau a été repris très souvent et en a inspiré plein autres mais son créateur, Richard Berry, a lui même composé le titre, en 1955, en s'inspirant d'un autre morceau, "El Loco Cha Cha" de Ricky Rillera And The Rythm Rockers.

Effectivement, la ressemblance de l'intro est plus que troublante :





Richard Berry & The Pharaohs enregistrent la chanson en avril 1957 pour une simple face B de "You Are My Sunshine". La chanson raconte l'histoire d'un marin jamaïcain qui explique à un barman nommé Louie qu'il doit retrouver sa fiancée. Passé pourtant plutôt inaperçu, le morceau commence à être repris au début des 60's par d'obscurs groupes des Etats du nord-ouest.

Le 3 avril 1963, les Kingsmen enregistrent leur version de "Louie Louie" en une heure dans les studios de Northwestern Inc à Portland, Oregon. La version des Kingsmen n'a plus rien à voir avec celle de Berry, elle est plus sauvage, plus basique. Le chanteur du groupe, Joe Ely, massacre les paroles qui sont pratiquement inintelligibles.
Selon la légende, il oublie même un couplet qu'il remplace par des "mmmmm". Mais c'est ce qui fait la saveur de la chose.



Le single sort en mai 1963 ; en décembre il se classe à la seconde place des charts où il reste jusqu'en février 1964. C'est un tube mondial.

Certains affirment que le succès de la chanson serait dû justement à ces paroles incompréhensibles où l'on pourrait imaginer que le chanteur décrit une scène de sexe torride entre le marin jamaïcain et sa petite amie. D'autres rumeurs prétendent que les "vraies" paroles de la chanson constitueraient une incitation à l'émeute. Tout cela débouche sur l'interdiction de "Louie Louie" sur de nombreuses radios américaines.

Depuis 40 ans, cette chanson a été reprise plus de 1500 fois. Quelques exemples parmi les artistes les plus connus : les Beach Boys, les Kinks, Otis Redding, Patti Smith, Franck Zappa, les Clash, les Stooges, Mötorhead, Joan Jett, David Bowie, Fatboy Slim, Barry White, Ike et Tina Turner... et bien sûr Iggy Pop.



Malgré ce nombre impressionnant de versions, il n'est pas si facile que ça de trouver, sur Internet, des vidéos intéressantes ou des sons potables. Je vous ai tout de même préparé une petite sélection.

Pour commencer, une version rock plutôt psyché dans les 60's avec les Kinks



Toujours dans les 60's mais beaucoup plus R'n'B avec Ike et Tina :


Dédut des 70's, une version plutôt reggae par Toots & Maytals :


Fin des 70's, on revient au rock mais à tendance punck avec un groupe cher à mon cœur, The Clash :


Beaucoup moins rock dans les 80's, place aux cuivres avec Barry :


Enfin, si "Louie Louie" a été inspiré par un morceau de cha cha cha, cette chanson en a aussi inspiré pas mal d'autres. Je ne vous en présente qu'une, la plus évidente, "Wild Thing" des Troggs :



Les Troggs avaient d'ailleurs eux aussi repris "Louie Louie" :


Pour conclure, un clin d'œil à mes amis clermontois des années 90 avec lesquels je chantais un autre morceau dont la musique était inspirée de "Louie Louie" : "La cabane sur le chien".

Un soir de pluie, moi pauvre clébard...
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